07/10/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

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LA REPRÉSENTANTE SPÉCIALE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL CHARGÉE DE LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES DANS LES CONFLITS SALUE L’OCTROI DU PRIX NOBEL DE LA PAIX 2011 À TROIS FEMMES


La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, Mme Margot Wallström,a réagi aujourd’hui par téléphone, depuis la Suède, à l’annonce du prix Nobel de la paix 2011 en déclarant qu’il s’agissait de la juste reconnaissance du rôle indéniable des femmes dans l’instauration et le maintien de la paix.


Mme Wallström a affirmé que « cette récompense contribuera à maintenir cette question au plus haut niveau de l’ordre du jour politique ».


Le prix Nobel de la paix a en effet été décerné à Mme Ellen Johnson Sirleaf, première femme Présidente d’un État d’Afrique, Présidente élue du Libéria au sortir de la guerre; à Mme Leymah Gbowee, du mouvement pacifiste « Women of Liberia Mass Action for Peace », et à la militante yéménite, Mme Tawakkul Karman, fondatrice de « Femmes journalistes sans chaînes ».  


Depuis la fin du conflit au Libéria, les Nations Unies œuvrent avec les autorités au raffermissement de la législation et des capacités nationales de ce pays en vue de l’élimination de la violence fondée sur le sexe et des délits y associés.


Mme Wallström, qui avait été nommée en février 2010 aux fonctions qu’elle occupe, a fait observer que plusieurs années après la fin de la guerre, les conséquences des abus commis contre des femmes sont encore palpables au Libéria.  La Constitution transitionnelle libérienne a incorporé des dispositions pénalisant toutes les formes de violence sexuelle à l’égard des femmes. 


« Le prix Nobel de la paix favorisera la poursuite du dialogue indispensable relatif au rôle et à la participation qui échoient aux femmes dans les pourparlers et les accords de paix », a dit Mme Wallström.  À l’heure actuelle, a-t-elle précisé, seulement 10% des négociateurs des accords de paix sont de sexe féminin.


« C’est une situation terrible, d’autant plus que tant d’années se sont écoulées depuis l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1325 ayant trait aux femmes, à la paix et à la sécurité », a fait remarquer la Représentante spéciale, qui s’exprimait en qualité d’invitée du Point de presse quotidien du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.


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