07/10/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE ORGANISÉE À L’OCCASION DE LA DIXIÈME ANNÉE DES TRAVAUX

DU NOUVEAU PARTENARIAT POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE


En présence de M. Ibrahim Assane Mayaki, une conférence de presse mettant en exergue les avancées et succès engrangés par le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) au cours de ses dix années d’existence, a eu lieu aujourd’hui au Siège des Nations Unies à New York.


« La liste des succès du NEPAD est longue », s’est félicité M. Ibrahim Assane Mayaki, Administrateur de l’Agence de planification et de coordination du NEPAD.  Rappelant que cette entité avait bénéficié, dès sa création en 2001, d’une volonté politique forte de la part des États d’Afrique et de leurs partenaires de développement, il a notamment cité le lancement d’initiatives dans tous les secteurs clefs de l’économie du continent africain: agriculture, santé, sciences et technologies, ou encore infrastructures.  M. Mayaki  a aussi relevé la mise en place de partenariats bilatéraux et la récente intégration de la structure du NEPAD à l’Union africaine (UA).  Aujourd’hui, le NEPAD a deux priorités, a dit son représentant: faciliter la mise en œuvre de programmes de développement dans différents secteurs d’activités, et coopérer au mieux avec les différentes  communautés économiques sous-régionales du continent.


Pour M. Mayaki, le NEPAD a apporté un outil essentiel au développement du continent africain: la planification stratégique, dont l’efficacité s’avère plus efficace que celle des approches sectorielles.  Il a cité en exemple la lutte contre les changements climatiques, qui affectent de manière transversale plusieurs secteurs d’activités.


L’Administrateur de l’Agence de planification et de coordination du NEPAD a ensuite parlé du secteur des biotechnologies, pour lequel le NEPAD joue un rôle de conseil et d’aide aux décideurs à travers un centre de recherches établi à Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que par le biais du lancement d’un programme de développement de l’agriculture.  « L’agriculture africaine a été négligée depuis plus de 30 ans, car les donateurs ne l’avaient pas inscrite dans leur agenda », a regretté M. Mayaki.   Or, a-t-il relevé, le meilleur moyen de réduire la pauvreté et de créer des emplois, c’est de développer l’agriculture ».


M. Mayaki s’est exprimé aux côtés de trois autres intervenants venus représenter des instances partenaires du NEPAD: Cheikh Sidi Diarra, Conseiller spécial pour l’Afrique et Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement; M. Amos Namanga Ngongi, Président de l’Alliance pour une révolution

verte en Afrique; et M. Amos Sawyer, membre du Groupe de personnalités éminentes du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).  Les quatre intervenants se sont exprimés au cours d’une conférence de presse menée sous la forme d’un débat interactif animé par Mme Habiba Mejri-Cheick, Directrice de l’information et de la communication de l’Union africaine.


Concernant les changements climatiques et leur impact sur l’environnement, M. Mayaki a tenu à rappeler que l’Afrique, qui est le continent le moins responsable des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique, responsables du réchauffement de la planète, était cependant la région la plus affectée par les effets et les conséquences du phénomène.  Il a plaidé pour que les négociations menées au niveau régional « soient transférées au niveau international », et pour que davantage de ressources financières régionales soient mobilisées et apportées à la mise en œuvre des projets élaborés dans ce domaine.  M. Amos Sawyer a relevé que les changements climatiques étaient une source potentielle de conflits d’intérêts entre pays, en raison des catastrophes naturelles qu’ils provoquent et de la difficulté croissante à satisfaire, de ce fait, des besoins essentiels à la survie des populations.


Interrogé sur les liens existant entre le NEPAD et d’autres organisations internationales, Cheikh Sidi Diarra a souligné que dans le cadre des partenariats avec le NEPAD, les organes des Nations Unies coopéraient de plus en plus avec les institutions de Bretton Woods, via des réunions de haut niveau et des mécanismes régionaux de coordination.  Sur certains sujets, « les approches diffèrent », mais la tendance est à l’approche coordonnée, a souligné M. Diarra.


Intervenant sur le développement de l’agriculture en Afrique, M. Amos Namanga Ngongi a estimé que « nous essayons de doubler nos efforts » pour que les fermiers africains soient mieux formés et plus autonomes, qu’il s’agisse de la capacité à gérer les ressources en eau ou la qualité des sols.  « Si nous voulons vraiment résoudre les problèmes de pauvreté et ceux créés par les changements climatiques, nous devons pouvoir atteindre les populations et travailler avec elles », a-t-il estimé.


Interrogé sur la mise en œuvre concrète des projets du NEPAD, le panel a fait valoir que cette entité avait enregistré des résultats concrets, citant l’application au niveau régional de plans stratégiques de développement dans l’agriculture ou encore l’allocation de ressources dans le secteur des infrastructures.  M. Mayaki a reconnu que le NEPAD avait besoin de capacités institutionnelles supplémentaires et qu’il lui fallait attirer encore plus d’investisseurs sur le continent africain.


Interrogés sur l’impact de la corruption sur les projets promus par le NEPAD, les intervenants ont estimé qu’ils n’étaient pas en mesure de faire des commentaires.  M. Sawyer, a néanmoins mentionné une initiative en cours du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, par lequel des équipes d’experts sont chargées de dresser un état de la corruption dans divers pays du continent.  Environ 30 pays sont, à ce jour, inscrits sur la liste de ce projet.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel