02/09/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE,

M. NAWAF SALAM, REPRÉSENTANT PERMANENT DU LIBAN AUPRÈS DES NATIONS UNIES


Le Représentant permanent du Liban auprès des Nations Unies, M. Nawaf Salam, a présenté à la presse, cet après-midi, le programme de travail mensuel du Conseil de sécurité, qualifié de « chargé », et qui sera marqué, le 22 septembre, en marge du débat général de l’Assemblée générale, par une réunion d’information de haut niveau sur la diplomatie préventive, que doit présider le Chef de l’État du Liban, M. Michel Suleiman.


Plusieurs personnalités de haut niveau participeront à cette réunion, a précisé M. Salam, dont le pays préside le Conseil de sécurité tout au long du mois de septembre.  Une déclaration présidentielle devrait être adoptée lors de cette réunion, a-t-il précisé, au cours de la conférence de presse qu’il a donnée au Siège des Nations Unies, à New York.


Le Représentant permanent du Liban a également indiqué que le Conseil de sécurité organiserait trois débats; le premier, le 14 septembre, portera sur la Somalie, le deuxième, le 16 septembre, sur Haïti, et le troisième, le 29 septembre, sur l’Afghanistan.


Au programme, figurent aussi d’autres réunions d’information portant sur l’Iran et le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1737 (2006), le 7 septembre; le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL), le 12 septembre; la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), le 13 septembre; la Libye, le 26 septembre; et le Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, le 27 septembre.


Toutefois, s’agissant de la Libye, M. Salam a souligné qu’une réunion du Conseil de sécurité pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine à la lumière des résultats de la Conférence internationale de soutien à la Libye nouvelle, tenue à Paris.


Des adoptions de résolutions sont prévues les 14, 15 et 16 septembre, afin de renouveler les mandats de certaines missions de maintien de la paix, dont respectivement, le BINUCSIL, la MINUL et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).


Des adoptions supplémentaires sont attendues sur la nomination du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et, éventuellement, le renouvellement du redéploiement de trois hélicoptères armés avec des équipages de la MINUL vers l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), lequel doit expirer le 30 septembre.


De même, des consultations à huis clos auront lieu avec les pays contributeurs de troupes le 7 septembre, en ce qui concerne la MINUL, et le 14 septembre, en ce qui concerne la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).


Les situations à Chypre, au Soudan et au Soudan du Sud, en Sierra Leone, au Libéria, et en Libye, feront également l’objet de consultations, a ajouté le Président du Conseil de sécurité.


Interrogé sur la possibilité que la demande d’adhésion aux Nations Unies pour la Palestine soit déposée devant le Conseil en Septembre, M. Salam a déclaré que cette question n’était pas dans le programme de travail adopté ce matin.  Aucune demande n’a été présentée jusqu’à maintenant par le Secrétaire général, qui est celui qui saisirait le Conseil.


Par ailleurs, interrogé sur cette question, M. Salam a souligné que son pays appuierait pleinement la Palestine, si elle devait le faire, dans sa quête de reconnaissance du statut d’État à son égard par l’Assemblée générale.  Il a, à cet égard, rappelé comment se déroule la procédure d’adhésion à l’ONU.


Le Liban, a-t-il expliqué, estime que la Palestine réunit tous les critères d’un État, même si elle est occupée.  Le représentant libanais a appelé la communauté internationale à s’unir pour mettre un terme à cette occupation et à aider les Palestiniens à acquérir leur autonomie. 


Concernant la Syrie, M. Salam a déclaré que des consultations informelles étaient en cours, et que deux projets de résolution étaient sur la table.  Ces deux textes sont différents, et il est difficile de dire lequel pourrait  éventuellement être soumis à un vote du Conseil de sécurité, a-t-il indiqué.


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