2/08/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’INDE ET PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS D’AOÛT, M. HARDEEP SINGH PURI


Le Conseil de sécurité tiendra à nouveau des consultations, cet après-midi, pour examiner un projet de texte relatif à la situation en Syrie, a annoncé le Président du Conseil pour le mois d’août au cours d’une conférence de presse.


Présentant le programme de travail mensuel, l’Ambassadeur Hardeep Singh Puri, de l’Inde, a expliqué qu’après avoir reçu six demandes pour la tenue de consultations d’urgence à la suite des évènements à Hama (Syrie), le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de sécurité, avait fait circuler hier soir un projet de déclaration présidentielle qui avait suscité un certain nombre de commentaires de la part de la délégation du Brésil.


« Lors de la reprise ce matin des consultations, nous avons demandé que les observations de la Représentante permanente du Brésil auprès des Nations Unies soient consignées par écrit, mais pas nécessairement en vue d’offrir une alternative au texte britannique », a poursuivi M. Puri.  À l’issue de ces consultations, le Brésil et le Royaume-Uni ont été encouragés à fusionner leurs deux textes.


Cependant, a précisé l’Ambassadeur Puri, les « réticences » du Liban à l’égard d’un projet de déclaration présidentielle, ainsi que l’opposition de deux autres membres du Conseil de sécurité au principe d’un projet de résolution, ont conduit les membres du Conseil à une impasse.  C’est la raison pour laquelle, a précisé le Président du Conseil, il a proposé ce matin de « transposer le langage de ce qui constitue normalement une déclaration présidentielle dans un texte de résolution » et de le mettre aux voix.


Interrogé sur la pertinence d’une telle approche, le Président du Conseil de sécurité a affirmé que cette proposition allait dans le sens d’une amélioration des méthodes de travail du Conseil.  Il a rappelé que la notion de « résolution » du Conseil de sécurité n’est mentionnée nulle part dans la Charte des Nations Unies, qui fait plutôt mention du terme de « décision ».  Il y a plusieurs décennies de cela, le Conseil ne prenait d’ailleurs que des « décisions », a insisté le Président du Conseil.  L’Inde, qui n’a pas été membre du Conseil de sécurité depuis 19 ans, estime que, dans l’impasse, le Conseil doit s’efforcer de trouver des solutions innovantes dans le cadre du mandat qui lui a été confié par la Charte.


L’objectif de notre pays, c’est aussi d’éviter le scénario qui a prévalu en Libye à la suite de l’adoption de la résolution 1973 (2011), a-t-il ajouté.  L’Inde a toujours plaidé en faveur d’approches « graduées » plutôt que « maximalistes ».  Quatre mois et demi après l’adoption de la résolution 1973, la cessation des hostilités n’est toujours pas en vue, a fait observer le Président du Conseil, alors que, dès le début, la priorité de l’Inde était de promouvoir un dialogue politique entre les parties, un processus indispensable dans un pays fragilisé de longue date par les divisions tribales.  La Libye sera d’ailleurs l’objet d’un exposé le 30 août.


Interrogé sur son sentiment au sujet des évènements en Syrie, le Président du Conseil de sécurité, répondant en sa qualité de Représentant permanent de l’Inde auprès des Nations Unies, s’est dit « très préoccupé » par la situation sur place.  Le Conseil, a-t-il déclaré, doit agir.  Réfutant les allégations selon lesquelles son pays soutiendrait le régime de Bachar al-Assad, il a cependant précisé que les populations civiles n’avaient pas été les seules à avoir été touchées par les violences et que 300 membres des Forces de sécurité syriennes avaient également été tués et des dégâts considérables avaient été causés.


Le Président du Conseil de sécurité a indiqué que le programme de travail mensuel était, à ce stade, relativement léger.  Toutefois, comme en témoigne le cas de la Syrie, il n’est pas exclu qu’il s’alourdisse rapidement, au gré des situations dont le Conseil peut être saisi à tout moment.


Alors que l’Allemagne avait fait de l’impact sécuritaire des changements climatiques le thème du débat emblématique de sa présidence du mois de juillet, l’Inde a choisi pour sa part celui des opérations de maintien de la paix, en mettant l’accent sur la perspective des pays contributeurs de troupes.  « Avec plus de 100 000 Casques bleus indiens déployés à ce jour dans différentes opérations de maintien de la paix des Nations Unies, nous pensons que notre pays a des éléments de réflexion pertinents à faire valoir à ce sujet », a affirmé le Président du Conseil, qui a précisé que la tenue de ce débat était fixée au 26 août.


Le Conseil entendra également au cours de ce mois des exposés sur la Somalie et sur le Yémen, a-t-il poursuivi.  En outre, des membres du Conseil souhaitent que la situation au Soudan, en particulier dans le Kordofan méridional, fasse l’objet d’une discussion.  Avant de conclure, l’Ambassadeur Puri a fait savoir que le Conseil de sécurité tiendra un débat le 24 août, à l’occasion de la parution du rapport périodique du Secrétaire général sur la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK).


Le Conseil devrait également proroger le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), qui expirera le 31 août.


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