16/05/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENTE DE L’INSTANCE PERMANENTE SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES


« Une langue parlée par des populations autochtones disparaît toutes les deux semaines », a déclaré M. Edward John, représentant des peuples autochtones du Canada, reprenant  les termes mêmes du discours prononcé par le Secrétaire général de l’ONU au cours de la cérémonie d’ouverture de la dixième réunion de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones.  M. John, qui  s’exprimait au cours d’une conférence de presse cet après-midi au Siège des Nations Unies, a ajouté que la disparition d’une langue signifiait la disparition d’une civilisation.  Regrettant que le péril des langues des peuples autochtones n’attire pas autant l’attention de la communauté internationale que la disparition d’espèces animales, M. Edward a aussi évoqué des rapports d’experts qui prédisent que d’ici peu, sur les 50 langues parlées par les peuples autochtones du Canada, à peine trois pourraient survivre.


Participant également à cette conférence de presse, Mme Myrna Cunningham Kain, Présidente de l’Instance permanente sur les questions autochtones, a quant à elle évoqué les grands sujets qui vont animer les travaux de cette dixième session de l’Instance permanente.  Elle a d’emblée souligné que cette dixième session était l’occasion d’évaluer les travaux accomplis par les neuf sessions précédentes.  Elle a noté que les questions liées à l’eau sont centrales car, selon elle, il ne s’agit pas seulement de l’accès à l’eau, mais également de la gestion de l’eau par les peuples autochtones avec la prise en compte des aspects économiques, sociaux et spirituels.


La nouvelle Présidente de l’Instance permanente a relevé que la préparation de la Conférence Rio+20 était un point central de l’ordre du jour de la présente session.  La gestion de l’environnement est une thématique majeure pour les peuples autochtones qui sont, du reste, propriétaires des ressources naturelles, a-t-elle rappelé.  La question de l’économie verte est un sujet majeur, a ajouté Mme Cunningham.  La Présidente de l’Instance permanente a indiqué que les populations autochtones veulent aller au-delà des aspects économiques et écologiques du développement durable pour aborder la question de la gestion des ressources économiques qui leur appartiennent.  Mme Cunningham a en outre regretté que les principales décisions adoptées par des institutions internationales comme les Nations Unies, ne trouvent pas d’écho favorable aux niveaux régional et national.


L’Instance permanente sur les questions autochtones a été mise en place en l’an 2000 par le Conseil économique et social des Nations Unies dont il est un organe consultatif ayant pour mandat de discuter des questions autochtones liées au développement économique et social, la culture, l'environnement, l'éducation, la santé et les droits de l'homme.


L'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré, par sa résolution 59/174, que la décennie 2005-2014 serait la deuxième décennie internationale des populations autochtones.  Durant cette décennie, la Journée internationale des autochtones est célébrée chaque année, le 9 août. 


La dixième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones se déroule au Siège des Nations Unies du 16 au 27 mai. 


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