09/02/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. JOSEPH DEISS, ET DE LA SOUS-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE À LA RÉDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHE, MME MARGARETA WAHLSTRÖM


Le Président de l’Assemblée générale, M. Joseph Deiss, et la Sous-Secrétaire générale à la réduction des risques de catastrophe, Mme Margareta Wahlström, ont souligné, ce matin, que la prévention était le moyen le plus efficace d’atténuer l’impact des catastrophes naturelles.


Lors d’une conférence de presse donnée en marge du débat thématique informel de l’Assemblée générale sur la réduction des risques de catastrophe, ils ont tous les deux insisté sur l’importance de sensibiliser le public, les décideurs et les donateurs à la gestion de ces risques.  « Si le public est informé de l’importance des enjeux, a estimé Mme Wallström, il sera en droit et en mesure de faire entendre sa voix, créant ainsi une demande à laquelle les États et le secteur privé devront répondre concrètement». 


M. Deiss a, quant à lui, mis en perspective ces enjeux, rappelant que l’année 2010 et le début 2011 avaient été marqués par des catastrophes naturelles ayant provoqué un nombre record de victimes.  « Trois cent mille personnes ont péri dans ces drames et des millions d’autres - la plupart dépourvues d’une protection contre de tels risques - ont été directement affectées », a-t-il précisé.  Pour le Président de l’Assemblée générale, « les États doivent réagir s’ils veulent préserver les gains acquis dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement », qui, selon lui, est menacée par la conjonction des catastrophes naturelles et des conséquences du réchauffement de la planète. 


M. Deiss a par ailleurs noté qu’il y avait non seulement plus de catastrophes aujourd’hui mais qu’elles étaient également de plus en plus intenses.  « Pour les pays les plus vulnérables, les catastrophes, qui détruisent les institutions vitales de santé et éducatives, perpétuent le sous-développement ».  Il a ainsi souhaité que les discussions d’aujourd’hui, auxquelles participeront les maires de grandes villes, soient l’occasion d’apporter des réponses efficaces aux défis associés aux risques de catastrophe en milieu urbain, « là où la menace est la plus forte ». 


Mme Margareta Wahlström a ensuite tenu à souligner l’efficacité des mécanismes d’alerte rapide.  « Voilà un système qui marche, a-t-elle dit, comme l’atteste un récent rapport de la Banque mondiale indiquant que l’alerte rapide a réduit drastiquement le nombre de morts ces dernières années, notamment dans les régions du Pacifique et des Caraïbes ».  Elle a toutefois noté que, comme l’ont montré les récentes inondations en Australie, « qui ont coûté à l’État près de 30 milliards de dollars australiens en infrastructures », même les pays riches peuvent être « dépassés et durement touchés ». 


C’est pourquoi, elle a plaidé pour des partenariats élargis afin de mobiliser les ressources financières nécessaires au renforcement des infrastructures « dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés ».  « Mieux vaut investir un peu plus dans la construction d’une école solide et résistante que reconstruire plusieurs fois un établissement de mauvaise qualité », a-t-elle estimé. 


Enfin, Mme Wahlström a préconisé que les petits États insulaires en développement, formant le groupe de pays les plus vulnérables tant au risque d’une catastrophe naturelle qu’aux conséquences destructrices des changements climatiques, diversifient leur économie.  « Il faut porter assistance à ces pays qui ne peuvent plus dépendre essentiellement du tourisme ou d’une monoculture », a-t-elle insisté.


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