02/02/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’INITIATIVE DE REBOISEMENT DU RWANDA


Le Ministre rwandais de l’environnement et des terres, M. Stanislas Kamanzi, a commenté devant la presse, cet après-midi, l’initiative de restauration des milieux forestiers de son pays, lancée ce matin dans le cadre du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF), et qui a pour but d’inverser d’ici à 2035 la tendance actuelle à la dégradation des sols, de l’eau, des terres et des ressources forestières. 


« Nous voulons faire en sorte que notre environnement puisse être en mesure de soutenir durablement les principales activités économiques » du pays, a déclaré M. Kamanzi, lors d’une conférence de presse conjointe au Siège des Nations Unies, à New York, avec la Directrice du secrétariat du FNUF, Mme Jan McAlpine, et le Directeur du Groupe Environnement et Développement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), M. Stewart Maginnis.


Le Rwanda a besoin de l’aide d’experts, renforcée par les connaissances locales, afin d’élaborer des stratégies pour les ressources naturelles et l’environnement et de traduire l’engagement politique existant dans des « actions de terrain concrètes et rapides », a estimé M. Kamanzi.


L’UICN estime que les plans du Gouvernement rwandais témoignent d’un « véritable engagement politique » en faveur de la lutte contre la dégradation des écosystèmes et pour remédier à son impact sur les populations rurales pauvres.  C’est pourquoi, l’UICN appelle instamment les autres pays à tenir compte du potentiel que représentent des forêts saines pour une croissance économique durable.


Le Gouvernement rwandais, l’UICN, le secrétariat du FNUF et d’autres acteurs doivent ainsi « travailler ensemble afin d’assurer une production agricole durable, un développement économique sobre en carbone, un approvisionnement adapté en eau et en énergie, et de nouveaux moyens de subsistance pour les populations rurales ».


Le Rwanda bénéficie depuis peu d’une croissance économique relativement forte, mais demeure l’un des pays les plus pauvres et les plus densément peuplés de la planète, avec 320 habitants au kilomètre carré, dont 85% tirent leur subsistance de la culture de terres dégradées.


Dans les années 90, a précisé l’UICN, le Rwanda a perdu 50% de sa couverture forestière en raison d’une agriculture non viable et de conflits armés.  Les écosystèmes en fonctionnement, qui assurent de nombreux services et de nouvelles possibilités d’emploi, sont au cœur de l’initiative nationale de reboisement.


Pour Mme McAlpine, les actions passées peuvent avoir un effet profond sur des vies et sur l’environnement, comme on peut le constater partout dans le monde.  Ce qui rend néanmoins le cas du Rwanda exceptionnel, « c’est la volonté du pays de reconstruire la vie des gens, de remettre en état leurs terres et de montrer au monde qu’il est possible de restaurer des écosystèmes endommagés ».


L’UICN estime que la restauration à grande échelle des forêts mondiales aura des effets positifs très importants dans le monde entier, notamment la réduction du CO2 atmosphérique, la contribution à l’éradication de la pauvreté et la sauvegarde de la biodiversité.


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