17/01/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE JOSEPH DEISS, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


Le Président de l’Assemblée générale, M. Joseph Deiss, s’est déclaré vivement préoccupé par la dégradation de la situation en Côte d’Ivoire, au cours d’une conférence de presse organisée ce matin au Siège de l’ONU à New York, pour dévoiler le calendrier de la soixante-cinquième plénière de l’Assemblée.


« Je condamne fermement les violations des droits de l’homme et les attaques perpétrées par les forces et les partisans de Laurent Gbagbo contre les civils, le personnel de l’ONU et les Casques bleus », a déclaré M. Deiss qui a salué l’engagement des États Membres en faveur de la légalité et de la démocratie en Côte d’Ivoire.


Le Président de l’Assemblée a fait savoir qu’il avait rencontré, le 14 janvier dernier, M. Youssoufou Bamba, nouveau Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU.  Il a rappelé que l’Assemblée avait adopté, le 23 décembre à l’unanimité, le rapport du Comité de vérification des pouvoirs qui recommandait de reconnaître le Représentant permanent nommé par le « Président Alassane Ouattara ».


Quant à la situation du Représentant permanent de la Tunisie depuis la chute du régime du Président Ben Ali, M. Deiss a expliqué que le Représentant accrédité garderait ses fonctions jusqu’à nouvel ordre.


Venant aux futurs travaux de la plénière de l’Assemblée, M. Deiss a annoncé la tenue, du 8 au 10 juin, d’une réunion de haut niveau sur le VIH/sida.


Il a indiqué que son Bureau veillait aux préparatifs de trois réunions de haut niveau prévues au mois de septembre prochain sur les maladies non transmissibles, la désertification et la Conférence contre le racisme (Durban +10).


Le Président de l’Assemblée a aussi annoncé un certain nombre de réunions et débats informels, en citant d’abord la tenue, le 9 février, d’un débat thématique sur la réduction des risques de catastrophes, dont les risques inhérents aux zones urbaines.


S’en suivra, début mars, un débat thématique sur les contributions de l’Assemblée générale aux préparatifs de la Conférence d’Istanbul sur les pays les moins avancés (PMA), puis, le 16 mars, un dialogue interactif avec les Présidents de la Finlande et de l’Afrique du Sud, Coprésidents du Groupe de haut niveau sur la viabilité de l’environnement mondial.


Un débat thématique sur les migrations internationales et le développement est prévu le 19 mai, tandis que le 23 juin sera l’occasion pour l’Assemblée de débattre des différents aspects de la gouvernance mondiale.


M. Deiss a également annoncé la tenue, cet été, à une date qui reste à déterminer, d’un débat thématique sur l’économie verte.  Il a exprimé son intention de convoquer une autre session plénière informelle pour poursuivre l’interaction entre l’Assemblée générale et la présidence française du G-20.


Le Président de l’Assemblée a par ailleurs indiqué qu’il assisterait au prochain Sommet des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, qui doit se dérouler à Addis-Abeba à la fin du mois, et qu’il profiterait de son déplacement pour se rendre au Cameroun.


Il a également fait savoir qu’il était rentré, le 13 janvier, d’un déplacement en Chine où il s’était entretenu avec le Vice-Président et le Ministre des affaires étrangères de différentes questions dont les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la réforme du Conseil de sécurité et la situation au Soudan et dans la péninsule coréenne.


M. Deiss est revenu sur la première partie des travaux de l’Assemblée générale, au cours de laquelle elle a adopté 263 résolutions.  Il s’est félicité de l’écho donné par les États Membres au thème de la gouvernance mondiale. « Il est critique de réaffirmer le rôle de l’ONU dans ce domaine », a-t-il souligné.


Le Président de l’Assemblée a formulé l’espoir que de réelles négociations pourraient être entamées cette année sur la réforme du Conseil de sécurité.  Il a annoncé que le prochain rapport du facilitateur sur la réunion du 14 décembre serait disponible dans un ou deux mois.


Pourquoi les résolutions de l’Assemblée générale ne sont-elles pas juridiquement contraignantes? s’est inquiété un journaliste.  Parce que, a répondu, M. Deiss, outre les principes énoncés dans la Charte de l’ONU, il serait quelque peu contradictoire d’imposer des résolutions à des États Membres souverains.  « Voila pourquoi nous opérons sur la base du consensus. »


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