21/06/2011
Conseil de sécurité
CS/10288

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

6561e séance – après-midi


PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE: LES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SALUENT L’ACTION DU BUREAU DE L’ONU AUPRÈS DE L’UNION AFRICAINE POUR RENFORCER LA COOPÉRATION DES DEUX ENTITÉS


Le Conseil de sécurité a débattu, aujourd’hui, des activités du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine.  Créé par l’Assemblée générale en juillet 2010, le Bureau a reçu pour mandat de contribuer à renforcer le partenariat ONU-Union africaine en intégrant davantage les activités menées par l’Organisation des Nations Unies sur le continent africain en partenariat avec l’Union africaine et d’autres acteurs. 


Les membres du Conseil ont entendu un exposé du Chef du Bureau et Représentant spécial du Secrétaire général, M. Zachary Muburi-Muita, qui a mis en avant les efforts entrepris depuis près d’un an pour améliorer la coordination des efforts de paix et de sécurité menés conjointement par l’Union africaine et l’ONU, en particulier en Somalie et au Darfour. 


Soulignant que la médiation des conflits est une activité délicate, « compte tenu de la multiplicité des acteurs et des initiatives engagées », M. Muburi-Muita a expliqué que le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine mettait l’accent sur la coordination entre les institutions et la consolidation de leurs capacités.  Au nombre des activités conduites à cette fin, il a mentionné la participation du Bureau aux réunions du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur des situations spécifiques, notamment celles relatives à la Côte d’Ivoire, à la Somalie, au Soudan, ou encore « celles concernant les récents développements en Afrique du Nord ». 


Après avoir annoncé que l’officialisation des lignes de conduite concernant la médiation Union africaine-Nations Unies aurait lieu en septembre prochain, en marge de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale, M. Muburi-Muita a noté qu’avec l’accroissement de son personnel, le Bureau était en mesure « d’appuyer l’Union africaine dans le domaine de la conception de nouvelles stratégies en matière de gestion du maintien de la paix et de planification et d’exécution de ses missions d’appui ». 


Les membres du Conseil, qui attendent le premier rapport sur les activités du Bureau, ont, à l’instar de l’Afrique du Sud et du Nigéria, demandé que le Bureau appuie l’architecture de paix et de sécurité africaine, en créant un système d’alerte rapide et une capacité de médiation sur le continent. 


« Le Conseil de sécurité ne doit pas vouloir être le seul acteur sur le théâtre du continent africain », a souligné pour sa part la délégation de la Fédération de Russie, observant que les activités de maintien de la paix de l’Union africaine ont démontré l’importance de l’appropriation que fait cette organisation des questions affectant le continent africain et le potentiel dont elle témoigne dans le cadre du travail mené avec le Conseil. 


Les intervenants ont également plaidé pour un renforcement de la coopération ONU-Union africaine en matière de diplomatie préventive, de promotion des droits de l’homme et de promotion du respect de la primauté de la règle du droit. 


La création du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine est un gage de cohérence, d’efficacité et de visibilité de la présence onusienne à Addis-Abeba, ont également constaté avec espoir et satisfaction un certain nombre de délégations.



PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE


Déclarations


M. ZACHARY MUBURI-MUITA, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine, a fait le point sur les activités du Bureau depuis sa création.  Il a notamment rappelé que le Bureau avait été mis en place pour renforcer la coordination des efforts de paix menés conjointement par l’Union africaine et les Nations Unies.  Soulignant que la médiation des conflits est une activité délicate, compte tenu de la multiplicité des acteurs et des initiatives engagées, M. Muburi-Muita a expliqué que le Bureau mettait l’accent sur la coordination entre les institutions et la consolidation de leurs capacités dans le domaine de la paix.  Il a précisé que cette action impliquait la participation du Bureau aux réunions du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur des situations spécifiques, notamment celles relatives à la Côte d’ivoire, à la Somalie, au Soudan ou encore celles concernant les récents développements en Afrique du Nord.  Le Représentant spécial a également mentionné la prochaine officialisation des lignes de conduite concernant la médiation Union africaine-Nations Unies, qui aura lieu en septembre prochain, en marge du débat général de la soixante-sixième session de l’Assemblée générale. 


Le Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine a ensuite mis en exergue le fait qu’avec l’accroissement de son personnel, le Bureau était en mesure d’appuyer l’Union africaine dans le domaine de la conception de nouvelles stratégies en matière de gestion du maintien de la paix et de planification et d’exécution des missions d’appui de l’Union africaine.  M. Muburi-Muita a également attiré l’attention sur l’effort conjoint conduit par le Bureau des Nations Unies et la Commission de l’Union africaine pour contribuer de manière constructive au Plan décennal de renforcement des capacités.  « Dans ce cadre, nous nous efforçons d’élargir la coordination en impliquant, par le biais du Groupe des partenaires de l’Union africaine, d’autres partenaires n’appartenant pas au système de l’ONU », a-t-il fait savoir.  « Dans le domaine du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR), par exemple, d’autres institutions et la Banque mondiale ont exprimé leur souhait de participer aux activités menées dans les pays africains », a-t-il poursuivi.  Après avoir évoqué la mise en œuvre de programmes de formation du Bureau auprès des troupes de la Mission de l’Union africaine en Somalie, M. Muburi-Muita a indiqué que le Bureau comptait renforcer, aux côtés de la Commission de l’Union africaine, sa participation aux activités liées à l’organisation d’élections, à la prévention des conflits et à la médiation. 


M. DOCTOR MASHABANE (Afrique du Sud) s’est félicité du renforcement des relations et de la coopération entre l’ONU et l’Union africaine, pour contribuer à la paix et à la sécurité internationales.  Le représentant s’est aussi félicité du rôle joué à cet égard par le Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine.  Il a demandé que le Bureau apporte tout son soutien à l’architecture de paix et de sécurité africaine, notamment en créant un système d’alerte rapide et une capacité de médiation sur le continent.  L’ONU doit aider les organisations régionales et sous-régionales qui jouent un rôle important dans le maintien de la paix, a-t-il dit, expliquant que sa délégation attendait que soit développée une vision qui présente le rôle de ces différentes organisations dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Il faut aussi que cette coopération couvre les domaines de la prévention des conflits, de la diplomatie préventive, et de la médiation politique, a-t-il préconisé.  Le représentant sud-africain a appuyé l’idée que les rapports du Secrétaire général au Conseil de sécurité devraient intégrer dans leurs contenus les décisions et les avis de l’Union africaine et notamment de son Conseil de paix et sécurité.  Il s’est félicité par ailleurs de la création de l’équipe commune sur la paix et la sécurité de l’Union africaine.  Enfin, il a demandé au Conseil de sécurité d’examiner le problème de l’insuffisance des ressources qui se pose à l’Union africaine et a demandé un appui des Nations Unies à cet égard.


Mme JOY OGWU (Nigéria) s’est félicitée des mesures prises depuis la signature du Programme décennal de renforcement des capacités, entre l’ONU et l’Union africaine.  L’impact de cette coopération au niveau politique est patent au Darfour, a-t-elle noté, expliquant qu’on pouvait tirer beaucoup de leçons du modèle de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).  Elle a ajouté que si l’Union africaine affiche une détermination politique, elle n’a pas les capacités suffisantes pour mener à bien sa mission sur le long terme.  La représentante a ainsi souligné l’utilité de l’aide de l’ONU à l’Union africaine.  Il est important de renforcer la capacité des forces de maintien de la paix, mais cela ne remplace pas une bonne formation et de bons équipements, a-t-elle précisé.  Elle a également dit que sa délégation était encouragée par le fait que des équipes d’experts soient mises à la disposition de l’Union africaine au moment de la création et du déploiement d’une mission de maintien de la paix sur le continent.  Pour le cas de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), elle a apprécié l’appui financier fourni par l’ONU, tout en rappelant que ce type de soutien reste exceptionnel et n’est cependant pas encore érigé en règle aux Nations Unies.  Elle a aussi souligné la complexité des réponses à apporter par l’Union africaine aux situations de conflit qui se posent à elle en Afrique, alors qu’elle n’a pas les moyens et les infrastructures nécessaires pour les résoudre.  Enfin, Mme Ogwu a dit que le Nigéria était favorable à la création de mécanismes d’alerte rapide et de médiation pour la région Afrique.


M. YANG TAO (Chine) a appelé à renforcer le Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine, qui permet de promouvoir la coopération entre les deux institutions.  Il a espéré qu’il serait soutenu, et qu’il en serait aussi ainsi pour le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.  Il a appelé le Secrétaire général à présenter un rapport sur les différentes manières dont on pourrait faire progresser les partenariats entre l’ONU et l’Union africaine.  Relevant que l’Union africaine travaille sur plusieurs fronts, notamment pour un règlement politique en Libye, le représentant a estimé que le Conseil de sécurité devrait donner la priorité à la position et au point de vue de l’Union africaine lorsqu’il traite de questions africaines.  En ce qui la concerne, l’Union africaine doit également mettre en place des ressources prévisibles et durables pour son propre fonctionnement, a-t-il souhaité.


M. EMMANUEL BONNE (France) a  relevé que l’Union africaine est l’une des organisations internationales qui a le plus développé sa coopération et son dialogue avec les Nations Unies.  Il a relevé la densité des relations entre les deux organisations, notamment entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que celle des liens qui unissent la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat de l’ONU.  Nous avons besoin de travailler ensemble pour améliorer encore plus les opérations de maintien de la paix et de consolidation de la paix sur le continent africain, a dit le représentant de la France.  Soulignant les atouts de chaque organisation, il a noté que l’Union africaine montre que le continent est pleinement impliqué dans le maintien de la paix sur son territoire, et que l’ONU partage son expérience et son expertise pour la gestion et la prévention des crises qui affectent l’Afrique.  Ce partenariat original doit perdurer et s’améliorer, a-t-il souhaité.  La mise en place du Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine est une bonne chose, a-t-il dit, espérant que l’existence de ce Bureau permettrait de renforcer le partenariat entre les deux organisations.  Le représentant de la France a ensuite exprimé le soutien de sa délégation au Chef du Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine et a dit que la France attendait avec intérêt le premier rapport sur les activités de ce Bureau.


M. LEONARDO LUÍS GORGULHO (Brésil) a émis l’espoir que la création du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine permettrait d’améliorer l’appui de l’ONU aux opérations de maintien de la paix de l’Union africaine.  Il a également conseillé d’intensifier l’implication de l’Union africaine dans les politiques de maintien de la paix de l’ONU.  Un grand nombre des études, des politiques et des enseignements tirés des activités du Département des opérations de maintien de la paix et du Département d’appui aux missions seraient utiles à l’Union africaine, a-t-il notamment estimé.


Le représentant du Brésil a ensuite voulu que se tienne une discussion « sérieuse et orientée vers l’action » au sein de l’ONU, qui porterait sur l’appui financier accordé aux missions de maintien de la paix de l’Union africaine, « au-delà du cas précis de la Mission d’observation militaire de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) ».  Nous ne devons pas laisser des considérations bureaucratiques ou techniques nous empêcher d’octroyer à l’Union africaine l’aide dont elle a besoin pour maintenir la paix et la sécurité sur le continent africain », a-t-il ajouté, appelant ensuite à un dialogue solide et respectueux entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.


M. MILOŠ VUKAŠINOVIĆ (Bosnie-Herzégovine) a affirmé qu’on ne pouvait surestimer  l’importance d’assurer un appui coordonné, effectif, et substantiel de l’ONU à l’Union africaine, notamment en matière de renforcement à long terme des capacités institutionnelle et d’appui opérationnel à court terme.  Il a également estimé que le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine devra continuer de travailler avec les institutions de l’Union africaine à la mise en œuvre du programme décennal de renforcement des capacités, et ce dans le cadre du mécanisme de coordination régionale.  Le succès de cette initiative dépendra du leadership de l’Union africaine et de l’efficacité de l’appui régional de l’ONU, a-t-il ajouté. M. Vukašinović a également appelé à la création d’un cadre stratégique élargi pour le partenariat entre l’Union africaine et l’ONU.


M. MIGUEL BERGER (Allemagne) a déclaré que le renforcement du partenariat entre l’Union africaine et l’ONU était essentiel dans le domaine de la paix et de sécurité.  « Nous espérons que le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine sera bientôt pleinement opérationnel et nous attendons avec impatience la publication de son premier rapport », a-t-il ajouté.  « Outre les conflits, la criminalité transnationale organisée, la pandémie de VIH/sida et les changements climatiques constituent des menaces à la paix sur le continent qui exigent une coopération plus efficace entre les Nations Unies et l’Union africaine ».  Le renforcement de la coopération est également essentiel pour éviter les doublons », a souligné le représentant. 


M. DAVID B. DUNN (États-Unis) a estimé qu’une meilleure coordination des activités des Nations Unies et de l’Union africaine devrait contribuer à mieux gérer les conflits en cours en Somalie et au Soudan.  L’Union africaine a fait preuve d’efficacité en matière de prévention des conflits et d’alerte rapide », a-t-il dit, tout en soulignant à son tour la nécessité de poursuivre le développement des capacités logistiques de l’Union africaine.  Concernant le financement des opérations de paix de l’Union africaine, le représentant des États-Unis a souligné que les mécanismes autorisés par le Conseil de sécurité devraient encourager la responsabilisation et la transparence.  En outre, les systèmes de vérification internes doivent être développés. 


M. FERNANDO ALZATE (Colombie) s’est dit convaincu que l’Union africaine jouait un rôle essentiel dans l’exécution des mandats des opérations et des initiatives de paix déployées sur le continent.  « Avec l’appui du Conseil de sécurité, l’Union africaine devrait aussi se pencher sur les causes économiques et sociales sous-jacentes à l’origine des crises et de la résurgence des conflits », a-t-il fait remarquer. 


M. VINAY KUMAR Inde) a observé que le succès des efforts du Conseil de sécurité en Afrique déterminera le maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Il a donc appelé le Conseil à écouter la voix de l’Afrique, grâce notamment à la collaboration avec l’Union africaine.  Se félicitant de la mise en place du Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine, il a espéré que cela permettrait de renforcer le partenariat ONU-Union africaine, et que cela aiderait l’ONU à obtenir des résultats intégrés en Afrique.  Le Bureau doit disposer des ressources et des effectifs nécessaires à l’accomplissement de ses tâches, ainsi que de moyens de liaison avec l’ONU et avec l’Union africaine, a préconisé le représentant de l’Inde.  Il a ajouté que les progrès accomplis dans la mise en œuvre du mandat du Bureau devront régulièrement faire l’objet de rapports au Conseil.  Il a souligné combien il est important que le Conseil de sécurité tienne compte des vues d’autres organisations internationales, et notamment des vues de l’Union africaine, dans la crise libyenne et d’autres situations du même genre.  Il a également évoqué le Groupe de haut niveau de l’Union africaine pour le Soudan, qui a permis de mettre en œuvre les éléments essentiels de l’Accord de paix global dans ce pays.


M. DAVID QUARREY (Royaume-Uni) a estimé que la présence de l’ONU à Addis-Abeba, siège de la Commission de l’Union africaine, est un facteur important pour améliorer l’efficacité de l’engagement de l’ONU envers l’Union africaine.  Il a aussi souligné le renforcement des capacités de l’Union africaine, se félicitant notamment de l’adoption d’un plan décennal et du financement prévisible et durable versé par l’Union européenne pour aider au fonctionnement de l’organisation panafricaine.  Le Royaume-Uni contribue à hauteur de 5,5 millions de dollars au Fonds d’affectation spéciale de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), et il participe à la formation des membres de nombreuses missions de maintien de la paix, a-t-il indiqué.  Il a aussi demandé qu’il soit répondu aux attentes légitimes du peuple libyen.


M. IBRAHIM ASSAF (Liban) a souligné le besoin croissant qui existe pour plus de coopération, d’échanges et d’apport mutuel entre l’ONU et l’Union africaine.  « La création du Bureau de l’ONU auprès de l’Union africaine répond à ces besoins et vise à renforcer les initiatives de paix conjointes menées par les deux organisations, en particulier en Somalie et au Darfour », a-t-il dit, estimant que le Bureau doit guider l’Union africaine en ce qui concerne le développement stratégique de ses capacités logistiques.  « L’ONU et l’Union africaine doivent être en mesure de faire avancer leur partenariat, conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies », a également relevé le représentant de Liban. 


M. JOSÉ FILIPE MORAES CABRAL (Portugal) a déclaré que la création du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine était un gage de cohérence, d’efficacité et de visibilité de la présence onusienne à Addis-Abeba.  « Le dialogue régulier entre l’ONU et l’Union africaine peut être bénéfique sur le fond comme sur la forme, qu’il s’agisse de prévention et de résolution des conflits, de la promotion des droits de l’homme et de la primauté du droit », a-t-il ajouté.  Le représentant a indiqué que sur les questions sécuritaires communes aux programmes des deux organisations en matière de paix et de sécurité internationales, le Conseil de sécurité attend maintenant des recommandations prenant en compte les enseignements tirés des expériences en Somalie et au Darfour et des leçons apprises dans le cadre de la mise en œuvre du Plan décennal de renforcement des capacités.


M. ALEXANDER A. PANKIN (Fédération de Russie) a souligné l’intérêt de faire en sorte que le Conseil de sécurité ne soit pas le seul acteur sur le théâtre du continent africain, invitant l’Union africaine et les autres organisations de la région à participer à la recherche de solutions aux problèmes qui s’y posent.  Il a observé que l’activité de maintien de la paix de l’Union africaine a démontré l’importance de l’appropriation que fait cette organisation des questions affectant le continent africain et le potentiel dont elle fait montre dans le cadre du travail mené avec le Conseil de sécurité.  Le représentant a souhaité que ce potentiel soit consolidé.  Il a relevé que le dialogue existe déjà entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, ainsi qu’entre le Secrétariat des Nations Unies et la Commission de l’Union africaine.  On peut aussi renforcer cette coopération en matière de diplomatie préventive, a-t-il ajouté.  Pour ce qui est de l’appui financier, matériel et technique à fournir aux efforts de maintien de la paix de l’Union africaine, le représentant a invité le Conseil de sécurité à tenir compte des objectifs poursuivis et de la durée, afin d’optimiser la coopération entre les deux entités.  La Fédération de Russie participe au programme d’assistance à l’Afrique, a par ailleurs indiqué le représentant.


M. NELSON MESSONE (Gabon) a indiqué que sa délégation attache une importance particulière à l’action du Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine, notamment pour le traitement des questions relatives à la paix et à la sécurité.  Le représentant a rappelé qu’il avait présenté en mai dernier, devant le Conseil de sécurité, les progrès accomplis dans le dialogue et les contacts entre les deux organisations dans ce domaine, ainsi que des détails sur l’assistance fournie à l’Union africaine et aux organisations régionales africaines afin de les doter des capacités nécessaires pour déployer des missions de maintien de la paix.  Il a  estimé que le rapport du Bureau intégré des Nations Unies auprès de l’Union africaine doit constituer une base fondamentale pour les travaux et le renforcement des relations entre l’ONU et l’Union africaine.  Le représentant a enfin assuré le Conseil de sécurité que son pays, le Gabon, apportera son soutien au Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine.


Reprenant brièvement la parole en fin de séance, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine a indiqué que le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine comptait organiser des réunions plus fréquentes et de manière régulière entre les deux organisations, « au niveau technique ».  « Notre approche est multidimensionnelle et étendue, et au fur et à mesure que le Bureau développera ses activités, nous donnerons une place plus importante à l’ONU à Addis-Abeba », a-t-il assuré.


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