17/11/2011
Assemblée générale
AG/EF/3327

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Deuxième Commission

35e séance – après-midi


LA DEUXIÈME COMMISSION ADOPTE SEPT PROJETS DE RÉSOLUTION, DONT DEUX AYANT

TRAIT À DES QUESTIONS LIÉES À LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT, APRÈS UN VOTE


La Commission économique et financière (Deuxième Commission) s’est réunie cet après-midi pour prendre connaissance de quelques projets de résolutions et en adopter un certain nombre.  À l’issue de la réunion tenue cet après-midi, la Commission a adopté cinq projets de résolution de manière unanime et consensuelle, tandis que deux projets de résolution relatifs à des questions liées à la situation au Moyen-Orient ont été chacun adopté après un vote.  À l’issue des deux votes tenus, les deux textes ont été adoptés par une majorité de 158 voix.


Au terme du projet de résolution intitulé « Marée noire sur les côtes libanaises », adopté par les délégations de la Deuxième Commission par 158 voix en sa faveur, 7 contre et 3 abstentions, l’Assemblée générale demanderait à nouveau au Gouvernement israélien d’assumer la responsabilité qui est la sienne de dédommager le Gouvernement libanais et les autres pays directement touchés par la marée noire, tels que la République arabe syrienne dont les côtes ont été en partie polluées, à la suite du bombardement de la centrale électrique de Jiyeh par l’armée de l’air israélienne en juillet 2006.   


Le projet de résolution intitulé « Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles », a, quant à lui, été adopté par les délégations de la Deuxième Commission par 158 en sa faveur, 6 contre et 7 abstentions.  Si elle l’adoptait, l’Assemblée générale réaffirmerait les droits inaliénables du peuple palestinien et de la population du Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles, notamment leurs terres et leurs ressources en eau et en énergie. 


La représentante d’Israël a déploré le fait que la Deuxième Commission « s’engage une nouvelle fois dans ce rituel malheureux » et « perde son temps en discutant une résolution biaisée », au lieu de se pencher « sur des défis mondiaux majeurs tels que la sécurité alimentaire, la désertification, et le changement climatique ».  Elle a regretté que la résolution relative à la marée noire sur les côtes libanaises ne fasse aucune référence au contexte dans lequel s’est produit le conflit avec le Liban, notamment, a-t-elle dit, « les attaques armées perpétrées par le Hezbollah contre Israël le long d’une frontière internationalement reconnue.  Elle a ajouté que les problèmes environnementaux entre son pays et les Palestiniens ne pouvaient être réglés « que par des négociations directes, qui « ne passent pas par New York, mais par Jérusalem et Ramallah ».


Le représentant du Liban a, pour sa part, estimé que la marée noire sur les côtes libanaises a eu des conséquences économiques et écologiques importantes, tel que cela a été relevé par un rapport du Secrétaire général sur le sujet.  Il a, de ce fait, soutenu qu’il est légitime que la Deuxième Commission se préoccupe de cette question, et a invité Israël à dédommager le Liban, et à se conformer aux résolutions pertinentes des Nations Unies.  Le représentant de la Syrie a regretté, quant à lui, qu’Israël continue de s’opposer aux activités de la Deuxième Commission.  Il a regretté ensuite qu’Israël ne se plie toujours pas aux résolutions des Nations Unies sur cette question, et à d’autres résolutions en rapport avec le conflit israélo-palestinien


Le représentant de la Palestine a salué l’adoption des deux projets de résolution par la Commission et a remercié les États qui les ont soutenus.  Il a estimé que ces textes « rappelaient à Israël la position de la communauté internationale qui rejette l’occupation des Territoires palestiniens, dont Jérusalem-Est ».    


La Deuxième Commission a également entendu la présentation de deux projets de résolution.  Le premier, intitulé « Mesures économiques unilatérales utilisées pour exercer une pression politique et économique sur les pays en développement », a été présenté par le représentant de l’Argentine, au nom du Groupe des 77 et de la Chine.  Ce texte qui sera soumis ultérieurement au vote des délégations, invite la communauté internationale à prendre d’urgence des mesures efficaces pour mettre fin au recours unilatéral, à l’encontre de pays en développement, des mesures économiques coercitives qui ne sont pas autorisées par les organes compétents de l’Organisation des Nations Unies et qui contreviennent aux principes de base du système commercial multilatéral.  


Le second projet de résolution, présenté par le Honduras, et intitulé « Tourisme viable et développement durable en Amérique centrale », stipule qu’il faut promouvoir le développement du tourisme viable en Amérique centrale, d’autant plus que l’année 2012 a été proclamée Année du tourisme viable en Amérique centrale.


La prochaine réunion plénière de la Deuxième Commission sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.


PRÉSENTATION DE PROJETS DE RÉSOLUTION


Questions de politique macroéconomique: commerce international et développement  


Le projet de résolution intitulé « Mesures économiques unilatérales utilisées pour exercer une pression politique et économique sur les pays en développement » (A/C.2/66/L.50), a été présenté par le représentant de l’Argentine, au nom du Groupe des 77 et de la Chine.  Dans ce texte, qui sera ultérieurement soumis au vote de ses délégations, la Commission propose que l’Assemblée générale invite la communauté internationale à prendre d’urgence des mesures efficaces pour mettre fin au recours unilatéral, à l’encontre de pays en développement, à des mesures économiques coercitives qui ne sont pas autorisées par les organes compétents de l’Organisation des Nations Unies ou sont contraires aux principes de droit international énoncés dans la Charte des Nations Unies et qui contreviennent aux principes de base du système commercial multilatéral.  


Développement durable


La Commission a entendu la présentation du projet de résolution intitulé « Tourisme viable et développement durable en Amérique centrale » (A/C.2/66/L.37), texte présenté aux délégations par le représentant du Honduras.  Ce texte stipule qu’il faut promouvoir le développement du tourisme viable, en particulier par la consommation de produits et services touristiques durables, et accompagner celui de l’écotourisme, en tirant profit du fait que 2012 a été proclamée Année du tourisme viable en Amérique centrale, tout en préservant les cultures et l’intégrité de l’environnement des communautés autochtones et locales et en améliorant la protection des zones écologiquement fragiles et des patrimoines naturels.  Les auteurs du texte suggèrent que l’Assemblée encourage les États à promouvoir le développement du tourisme viable et l’acquisition de capacités en vue de contribuer à renforcer les communautés rurales et locales ainsi que les petites et moyennes entreprises, compte tenu de la nécessité de faire face, entre autres, aux problèmes posés par le changement climatique et de mettre fin à la perte de diversité biologique.


Déclaration avant l’adoption du projet de résolution présenté sous la cote (A/C.2/66/L.35)


Avant l’adoption de ce projet de texte, le représentant du Kazakhstan a remercié tous les coauteurs du projet de résolution relatif au développement de  la région de Semipalatinsk et a exhorté les délégations à l’adopter par consensus.


Après cette intervention de la délégation du Kazakhstan, les délégations de la Deuxième Commission ont adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Coopération et coordination internationales en vue du rétablissement de la santé de la population, de la régénération de l’environnement et du développement économique de la région de Semipalatinsk au Kazakhstan » (A/C.2/66/L.35). 


Aux termes de ce projet de texte dont elle sera saisie par la Deuxième Commission, l’Assemblée générale apprécierait et reconnaîtrait le rôle important qu’a joué le Gouvernement kazakh en allouant des ressources nationales à la satisfaction des besoins de la région de Semipalatinsk, et en prenant des mesures afin d’optimiser l’administration publique du territoire et des installations de l’ancien site d’essais nucléaires de Semipalatinsk, d’assurer la sécurité radiologique et la régénération de l’environnement, et de réintégrer l’exploitation du site d’essais nucléaires dans l’économie nationale. 


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale exhorterait, par la même occasion, la communauté internationale à aider le Kazakhstan à formuler et exécuter des programmes et projets spéciaux de traitement et de soins en faveur de la population touchée dans la région de Semipalatinsk, ainsi qu’à appuyer l’action qu’il mène pour y assurer la croissance économique et le développement durable, notamment en renforçant l’efficacité des programmes actuels.


Projet de résolution publié sous la cote (A/C.2/66/L.51)


Les délégations de la Deuxième Commission ont adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Suivi et application de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement » (A/C.2/66/L.51). 


Aux termes de ce projet de résolution adopté par consensus par la Deuxième Commission, l’Assemblée générale soulignerait qu’il importe de poursuivre l’examen quant au fond de la question relative à la poursuite de la mise en œuvre du développement durable des petits États insulaires en développement.  Par ce texte, l’Assemblée déciderait également d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa soixante-septième session, au titre de la question intitulée « Développement durable », la question subsidiaire intitulée « Suivi et application de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement ».


Explication de vote


Le représentant du Venezuela a demandé que les réserves exprimées par son pays concernant le libellé de ce projet de résolution soient notées au procès-verbal de la réunion.  Ces réserves concernent les paragraphes 27 a et 27 b du texte, a-t-il indiqué.  Il a souligné que les normes évoquées dans le texte n’étaient pas applicables en l’état, à moins qu’elles ne soient transposées par les États dans leur droit national.


Activités opérationnelles de développement: coopération Sud-Sud pour le développement


Explication de position avant l’adoption d’un projet de résolution


Prenant la parole avant l’adoption du projet de texte, le représentant du Yémen a salué la coopération et la souplesse dont ont fait preuve les délégations ayant participé aux consultations et aux négociations sur les trois projets de résolution liés au point 24 b de l’ordre du jour.  Il a indiqué qu’un consensus avait été trouvé sur les trois projets de textes et a demandé qu’ils soient donc adoptés tels que soumis à la plénière.


Après cette intervention, les délégations de la Deuxième Commission ont adopté par consensus, tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Coopération Sud-Sud» (A/C.2/66/L.46). 


Par ce projet de texte, l’Assemblée générale déciderait de tenir la dix-septième session du Comité de haut niveau pour la coopération Sud-Sud du 22 au 25 mai 2012, après une réunion d’organisation qui aura lieu le 3 mai 2012 pour élire le Président et le Bureau de cette session.  Aux termes de ce texte l’Assemblée déciderait d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa soixante-septième session le point subsidiaire intitulé « Coopération Sud-Sud », et prierait le Secrétaire général de lui soumettre, à cette session, un rapport complet sur l’état de la coopération Sud-Sud.


La Deuxième Commission a ensuite adopté, par consensus, le projet de résolution intitulé « Fonds d’affectation spéciale Pérez-Guerrero pour la coopération Sud-Sud  » (A/C.2/66/L.47). 


En adoptant ce texte dont elle sera saisie par la Deuxième Commission, l’Assemblée générale déciderait de changer le nom du Fonds d’affectation spéciale Pérez-Guerrero pour la coopération économique et technique entre pays en développement en « Fonds d’affectation spéciale Pérez-Guerrero pour la coopération Sud-Sud ».


Après cette adoption, les délégations de la Deuxième Commission ont adopté, toujours par consensusle projet de résolution intitulé « Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud  » (A/C.2/66/L.48). 


Par ce texte, l’Assemblée générale déciderait qu’à compter de 2012, la Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud sera célébrée non plus le 19 décembre, mais le 12 septembre, en souvenir du jour où, en 1978, la Conférence des Nations Unies sur la coopération technique entre pays en développement a adopté le Plan d’action de Buenos Aires pour la promotion et la mise en œuvre de la coopération technique entre pays en développement.


Explications de position avant l’adoption du projet de résolution présenté sous la cote (A/C.2/66/L.25/Rev.1)


La représentante d’Israël a demandé que la Commission procède à un vote sur le projet résolution intitulé « Marée noire sur les côtes libanaises »  (A/C.2/66/L.25/Rev.1).  Elle a indiqué que sa délégation voterait contre le projet de texte, estimant qu’il institutionnalisait « une narration anti–israélienne des évènements » et visait à « faire avancer l’agenda anti-israélien» de certains États Membres.  Elle a estimé et regretté que le contenu du texte « ne se réfère pas au contexte en vigueur en 2006  et ne fasse aucune mention » du fait que « c’est le Hezbollah qui a démarré le conflit ».  Le texte ne contienne aucune référence « aux destructions environnementales majeures occasionnées à Israël », a-t-elle estimé.  Elle a ajouté que le texte ne soulignait pas la coopération entre Israël et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), ainsi qu’entre Israël et d’autres agences de l’ONU, et avec des ONG, « qui travaillent à évaluer la situation sur les côtes libanaises ». Enfin, la représentante a estimé que le texte « faisait fi de la participation d’Israël à la Convention de Barcelone ».


Le représentant de la Syrie a regretté qu’ « Israël continue de s’opposer aux activités de la Deuxième Commission ».  Il a déclaré « qu’Israël est la partie qui a créé la marée noire par son agression contre le Liban, et devrait de ce fait en payer le prix ».  Il a regretté ensuite qu’Israël ne se plie pas aux résolutions des Nations Unies sur cette question, et à d’autres résolutions adoptées sur le conflit Israélo-palestinien.


Après ces interventions, la Deuxième Commission a adopté par 158 voix pour, 7 voix contre (Australie, États-Unis, Israël, Îles Marshall, Micronésie, Canada, Nauru) et 3 abstentions (Panama, Cameroun, Colombie), le projet de résolution intitulé « Marée noire sur les côtes libanaises » (A/C.2/66/L.25/Rev.1). 


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale demanderait à nouveau au Gouvernement israélien d’assumer la responsabilité qui est la sienne de dédommager rapidement et convenablement le Gouvernement libanais et les autres pays directement touchés par la marée noire, tels que la République arabe syrienne dont les côtes ont été en partie polluées, des dépenses engagées pour réparer les dégâts écologiques causés par la destruction des réservoirs, notamment pour remettre en état le milieu marin, en particulier à la lumière de la conclusion à laquelle est parvenue le Secrétaire général dans son rapport et selon laquelle la non-application des dispositions pertinentes des résolutions de l’Assemblée générale touchant l’indemnisation et le dédommagement des gouvernements et peuples libanais et syrien touchés par la marée noire demeure fort préoccupante.


Explications de vote 


Le représentant du Liban a pris la parole après l’adoption du texte.  Il a remercié les délégations pour le soutien qu’elles ont exprimé en faveur du projet de résolution.  Il a rappelé que le rapport du Secrétaire général de l’ONU avait souligné les dommages causés à la biodiversité, à la pêche et au tourisme par l’attaque israélienne.  Il a estimé qu’Israël « faisait perdre du temps à la Deuxième Commission, en essayant d’insinuer que ces questions ne relevaient pas du mandat de la Commission ».  Le représentant a ensuite déclaré qu’Israël ne respectait pas le droit international, notamment les 89 résolutions adoptées par le Conseil de sécurité et les 100 adoptées par l’Assemblée générale de l’ONU sur la question du Moyen-Orient.  Le représentant a ensuite insisté sur la responsabilité qui incombe à Israël en ce qui concerne les dommages environnementaux causés au Liban.  Il a souligné qu’Israël doit indemniser le Liban et assumer ses responsabilités.  Il a demandé que des pressions soient exercées sur Israël par la communauté internationale, et en particulier l’ONU, pour qu’Israël respecte le droit international.


Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles


Explication de position avant la mise au vote du projet de résolution


La représentante d’Israël a indiqué que son pays avait demandé un vote sur ce texte.  Elle a ajouté que sa délégation voterait contre le projet de résolution.  Elle a « déploré » que la Deuxième Commission « s’engage une nouvelle fois dans ce rituel malheureux » et « perde son temps en discutant une résolution biaisée », au lieu de se pencher « sur des défis mondiaux majeurs tels que la sécurité alimentaire, la désertification, et le changement climatique ».


La représentante a dit qu’Israël « partageait les intérêts de ses voisins de protéger et préserver l’environnement naturel », et que les problèmes environnementaux entre son pays et les Palestiniens ne pouvaient être réglés « que par des négociations directes », qui « ne passent pas  par New York, mais par Jérusalem et Ramallah ».  Elle a conclu en soulignant qu’Israël était « prêt à partager son expérience et son savoir-faire avec ses voisins » et se tenait « prêt à travailler sur des défis communs liés au changement climatique, à la désertification, à la dégradation des terres et tous les autres problèmes auxquels les habitants de la région font face ».


À l’issue d’un vote, la Deuxième Commission a adopté par 158 voix pour, 6 voix contre (États-Unis, Israël, Îles Marshall, Micronésie, Canada et Nauru) et 7 abstentions (Sainte-Lucie, Salvador, Cameroun, Australie, Côte d’Ivoire, Panama et Vanuatu), le projet de résolution intitulé « Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles » (A/C.2/66/L.22).


Par ce texte, l’Assemblée générale réaffirmerait les droits inaliénables du peuple palestinien et de la population du Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles, notamment leurs terres et leurs ressources en eau et en énergie. 


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale exigerait également qu’Israël, puissance occupante, cesse d’exploiter, d’altérer, de détruire, d’épuiser et de mettre en péril les ressources naturelles du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et du Golan syrien occupé.  L’Assemblée reconnaîtrait aussi le droit du peuple palestinien de demander réparation si ses ressources naturelles sont exploitées, altérées, détruites, épuisées ou mises en péril par suite de mesures illégales prises par Israël, puissance occupante, dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et exprimerait l’espoir que cette question sera réglée dans le cadre des négociations entre les parties palestinienne et israélienne relatives au statut définitif.


Explications de vote après adoption du texte


Le représentant de l’Australie a expliqué que contrairement aux années précédentes qui ont vu l’Australie voter contre ce texte, cette année son pays avait décidé de s’abstenir.  Il a indiqué que l’Australie « soutenait le principe de la souveraineté palestinienne sur les ressources naturelles du territoire palestinien occupé » et prenait des mesures concrètes pour contribuer à l’édification d’un État palestinien.  Il a cependant regretté que le texte « ne prenne pas assez en compte les besoins de sécurité d’Israël ».  Il a conclu en rappelant le soutien de son pays à une solution favorable à l’existence de deux États souverains, vivant en paix et en sécurité côte à côte, avant de demander la reprise immédiate des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.


Le représentant de la Syrie a regretté qu’Israël continue d’accuser la Deuxième Commission de s’occuper de problèmes qui ne sont pas de son ressort.  Il a affirmé que l’exploitation, par Israël, des ressources naturelles des territoires palestiniens occupés, conduit à l’appauvrissement du peuple palestinien.  Il a relevé qu’Israël ne se soumet pas aux recommandations de la communauté internationale, et il a estimé que l’adoption de cette résolution est un signal fort envoyé à Israël, afin que cesse l’occupation des territoires palestiniens occupés et celle du Golan syrien.  Il a également souligné l’importance, pour la Deuxième Commission, de continuer à se pencher sur ces questions. 


L’Observateur permanent de la Palestine a salué l’adoption de ce projet de résolution, remerciant les États Membres qui ont soutenu l’adoption du projet de texte.  Il a estimé que ce texte « rappelait à Israël la position de la communauté internationale qui rejette l’occupation des territoires palestiniens, dont Jérusalem-Est ».  Il a conclu son intervention en saluant la délégation de l’Égypte, qui a présenté ce projet de résolution.  


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