25/01/2010
Secrétaire général
SG/T/2710

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ACTIVITÉS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EN HAÏTI, LE 17 JANVIER 2010


(Adapté de l’anglais)


Mardi 12 janvier 2010, à 16 h 53, un tremblement de terre frappait Haïti, tuant des dizaines de milliers d’Haïtiens et causant, en un seul événement, le plus grand nombre de victimes parmi le personnel des Nations Unies de toute l’histoire de l’Organisation.


Après la catastrophe, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a décidé de se rendre en Haïti pour contribuer à assurer la coordination du volume énorme de l’aide qui avait commencé d’affluer vers le pays et pour manifester sa solidarité avec le peuple d’Haïti et avec son personnel des Nations Unies.  Il est arrivé à Port-au-Prince dans la matinée du dimanche 17 janvier.


Le Secrétaire général a été informé sur l’état de la situation par M. Edmond Mulet, qu’il a nommé le 13 janvier comme Représentant spécial par intérim du Secrétaire général et Chef par intérim de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).


Le Secrétaire général a tout d’abord rencontré le Président d’Haïti, M. René Préval.  Ils ont discuté de la nécessité d’une intervention efficace, coordonnée, dirigée par les Nations Unies, aux côtés du Gouvernement haïtien.  La Vice-Premier Ministre de l’Espagne, Mme Maria Teresa Fernandez de la Vega Sanz, représentant l’Union européenne, dont son pays assure la présidence au cours de la première moitié de 2010, participait également à cette réunion, qui s’est tenue dans la base logistique de la MINUSTAH.


Le Secrétaire général a visité l’hôtel Christopher, qui abritait le siège de la MINUSTAH, et qui s’est effondré lors du tremblement de terre, tuant ou piégeant de nombreux membres du personnel des Nations Unies et des visiteurs.  Il a observé, en silence, le déroulement des opérations de secours, s’entretenant plus tard avec des sauveteurs et des proches de personnes encore portées disparues.  Des représentants des composantes civiles, militaire et de police de la Mission ont remis au Secrétaire général un drapeau onusien retiré des ruines pour qu’il le ramène à New York.


Peu après le départ du Secrétaire général du site, une équipe de sauveteurs a extirpé des décombres Jens Kristensen, un membre danois du personnel des Nations Unies, déshydraté après cinq jours passés sans eau ni nourriture, mais vivant et conscient.  -Quelques jours plus tard, Jens Kristensen a repris le travail- « J’en suis très content; ce fait a été la manifestation d’un grand signe d’espoir », a déclaré par la suite à la presse M. Ban.  « Sauver des vies est notre première priorité et j'espère que nous verrons d'autres miracles du même type. »


Le Secrétaire général a ensuite visité le Champs de Mars, la place principale de la ville, où il a rencontré des gens dans la rue et entendu quels étaient leurs besoins immédiats: nourriture, eau et abris.  Mais ils ont également demandé des emplois et la possibilité de reconstruire leur ville et leur pays.  Ce qui a incité le Secrétaire général à lancer un appel à la mise en place d’un programme « travail contre rémunération », sur le modèle du programme postouragan 2008.  Il a en outre reçu une mise à jour de la situation en Haïti de la part de la journaliste Michèle Montas, son ancienne Porte-parole, qui était revenue à Port-au-Prince avant le tremblement de terre.


Plus tard, lors d’une conférence de presse, le Secrétaire général a réitéré son message aux Haïtiens: « Nous sommes avec vous.  Vous n’êtes pas seuls.  L’aide a commencé à arriver. »  Il a salué leur résilience et les a appelés à la patience, l’aide prenant du temps pour parvenir à tous ceux qui en ont besoin.


M. Ban a souligné les principales priorités pour les Nations Unies en Haïti: la recherche de survivants, les secours d’urgence et la coordination des efforts internationaux.  Il a également survolé la ville et le port de Port-au-Prince par hélicoptère afin d’évaluer les dégâts et l’étendue de la tragédie.


Avant de quitter Haïti, il a tenu une réunion générale avec les membres du  personnel des Nations Unies, leur déclarant: « Nous n’avons pas besoin de fabriquer des héros (des Nations Unies).  Nous devons simplement regarder autour.  Il y a de nombreux héros.  Je suis fier de servir à vos côtés ».


De retour aux États-Unis tard dimanche soir, l’avion du Secrétaire général avait à son bord les cercueils des deux plus hauts responsables de la MINUSTAH qui ont péri dans l’effondrement de l’hôtel Christopher: Hédi Annabi, de la Tunisie, Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, et Luiz da Costa, du Brésil, Représentant spécial adjoint principal.


À son arrivée à l’aéroport international Newark Liberty, cinq camions de pompiers ont aspergé d’eau l’avion en signe d’hommage au personnel de l’Organisation tombé en Haïti.  Des familles, des amis et des collègues ont pris part à une cérémonie d’accueil solennelle qui s’est déroulée sous un hangar, où le Secrétaire général a remis des drapeaux des Nations Unies aux familles Annabi et da Costa.


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