26/08/2010
Conseil de sécurité
SC/10016
AFR/2030

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’août, M. Vitaly Churkin (Fédération de Russie), sur la République démocratique du Congo:


Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur indignation devant les cas récents de viols collectifs dans l’est de la République démocratique du Congo, qui auraient été perpétrés par des éléments du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) et Maï Maï.


Ils ont exigé à nouveau que toutes les parties au conflit armé mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence sexuelle et à toutes les violations des droits de l’homme à l’encontre de la population civile de la République démocratique du Congo, en particulier aux actes de violence sexiste, dont le viol et les autres formes d’abus sexuels.


Ils ont rappelé qu’il était de la plus haute importance que le Gouvernement de la République démocratique du Congo continue son action de lutte contre l’impunité.  Ils ont appelé le Gouvernement de la République démocratique du Congo à mener avec célérité les investigations sur ces attaques et à faire en sorte que les auteurs en soient déférés à la justice.


Ils se sont félicités de la décision prise par le Secrétaire général, de dépêcher immédiatement Atul Khare, Sous-Secrétaire général chargé du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, pour des consultations avec les autorités nationales compétentes, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo et le personnel des Nations Unies sur le terrain afin d’établir dans toute la mesure possible les faits et les circonstances de cet incident, et d’évaluer ce qui pourra être fait pour assurer une protection plus efficace des civils.  Ils se sont félicités aussi que le Secrétaire général ait donné pour instruction à Margot Wallström, sa Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, de coordonner les réactions des Nations Unies et la suite qui sera donnée à cet incident.


Ils ont exigé que toutes les mesures soient prises pour éviter de telles atrocités à l’avenir.


Ils comptent être informés de leurs constatations par M. A. Khare et Mme  M. Wallström.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel