09/12/2010
Vice-Secrétaire générale
DSG/SM/534
OBV/950

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LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE SOULIGNE QU’IL EST ESSENTIEL DE METTRE FIN À LA CORRUPTION POUR PROMOUVOIR LA BONNE GOUVERNANCE, LA DÉMOCRATIE ET LA STABILITÉ


On trouvera ci-après le texte intégral des remarques de la Vice Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiro, à l’occasion de la septième réunion du Groupe de travail Global Compact sur le dixième principe contre la corruption, New York, 9 décembre:


Je vous remercie tous de vous joindre à nous pour cette célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption.  Les Nations Unies se félicitent de cette importante rencontre entre investisseurs, société civile, gouvernements et représentants de l’ONU pour résoudre le problème de la corruption.


Je vous transmets les salutations chaleureuses du Secrétaire général, M. Ban Ki-moon.  Dans le message qu’il a adressé à l’occasion de cette Journée, il a exhorté le secteur privé à intensifier la lutte contre l’extorsion, les pots de vin et d’autres pratiques de corruption.  Il a également appelé les entreprises du monde entier à se joindre au Pacte mondial de l’ONU, la plus grande initiative mondiale consacrée à la durabilité des entreprises.  Il est très heureux de voir tant d’entreprises représentées ici aujourd’hui.  Votre coopération et votre volonté collective d’endiguer la corruption sont des exemples importants que pourraient suivre d’autres.


Les gouvernements doivent faire partie de la solution.  La corruption érode la confiance du public à l’égard des fonctionnaires.  Mettre fin à la corruption est essentielle pour promouvoir la bonne gouvernance, la démocratie et la stabilité.


La corruption sape également les progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Il peut être difficile de voir le lien entre un fonctionnaire qui prend un pot de vin et un enfant qui ne peut bénéficier d’une vaccination, mais la connexion est réelle.  La corruption absorbe les ressources des efforts d’éradication de la pauvreté.  Elle prive les personnes victimes de la faim, nourrit les gens sans scrupules et augmente le coût des services comme la santé et l’éducation.  Le corrompu s’enrichit tandis que les pauvres restent pris au piège.


Cette salle de conférence peut sembler loin de la ligne de front de la lutte contre la pauvreté mondiale, mais en vous réunissant ici pour dire « non » à la corruption, vous contribuez à promouvoir la dignité, l’égalité et les opportunités pour les pauvres du monde.


Je salue le lancement du Programme de formation en ligne sur la lutte contre la corruption de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et du Pacte mondial.  Le programme met en scène des situations dans lesquelles le commun des gens peut se retrouver et il donne des enseignements clairs sur la bonne chose à faire.


Ce programme est juste l’une des nombreuses initiatives que l’ONU a mises en place avec ses partenaires clefs tels que Transparency International, la Chambre de commerce internationale et le Forum économique mondial.


Dans le même temps, l’Organisation fait tout son possible pour promouvoir une culture organisationnelle éthique dans notre système.  Nous mettons en place de nouvelles mesures pour assurer la responsabilité individuelle et managériale, nous travaillons en collaboration avec les autorités judiciaires, et nous enquêtons sur tous les cas possibles de corruption qui peuvent survenir dans le cadre de nos activités.


En travaillant ensemble, nous pouvons empêcher aux ressources de tomber dans des mains corrompues, et de ce fait, nous assurer qu’elles contribuent plutôt à l’amélioration de la vie des honnêtes gens qui vivent en difficulté à travers le monde.


Je vous remercie.


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