24/06/2010
Secrétaire général
DSG/SM/512
ECO/176

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CONTRIBUER À LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT EST UN « IMPÉRATIF MORAL » POUR LES ENTREPRISES, DÉCLARE LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE


On trouvera ci-après le texte de la déclaration liminaire prononcée hier par la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Asha-Rose Migiro, à la session ministérielle du Sommet des dirigeants sur le Pacte mondial qui se tenait à New York.


Lorsque l’Organisation des Nations Unies a lancé le Pacte mondial il y a 10 ans, il s’agissait d’un petit projet expérimental visant à promouvoir des valeurs universelles et à encourager les entreprises à adhérer aux principes des Nations Unies.  Quarante-sept entreprises étaient représentées à son lancement.


Le Pacte mondial est encore une expérience –une plate-forme d’apprentissage.  Il reste ancré dans des principes universellement reconnus, et le sera toujours.  Ce qui a changé, c’est sa dimension et sa portée.


Le Pacte mondial est aujourd’hui la plus vaste initiative mondiale pour l’entreprise citoyenne.  Il compte 8 000 entreprises et autres parties concernées dans plus de 130 pays.  Et ses thèmes centraux –environnement, justice sociale, bonne gouvernance– sont de plus en plus considérés comme des facteurs essentiels pour la viabilité à long terme et la réussite des entreprises.


Grâce aux rapports qu’elles publient dans le cadre de leur participation au Pacte, des milliers d’entreprises informent le public et leurs homologues sur leurs progrès dans ces domaines.  Autre facteur de changement, les investisseurs institutionnels sont plus en plus nombreux à accorder une place centrale à ces considérations dans leurs analyses et décisions financières.


Les entreprises coopèrent avec les organisations non gouvernementales et la société civile à un niveau sans précédent.  Leurs dirigeants ont entrepris de lancer un appel collectif à l’action mondiale pour faire face aux changements climatiques et à la corruption.  Aussi et surtout –en ce qui concerne notre réunion d’aujourd’hui– les gouvernements jouent un rôle de plus en plus important dans la promotion de pratiques commerciales responsables.  Les partenariats public-privé gagnent en puissance et ouvrent de nouvelles perspectives.

D’immenses possibilités s’offrent à nous.  Il s’agit maintenant de définir la voie à suivre.  Aujourd’hui, alors que nous sommes encore aux prises avec la crise économique et financière la plus grave depuis des décennies, les Objectifs du Millénaire pour le développement doivent être notre priorité immédiate.


Cinq ans avant 2015, l’échéance convenue, nous sommes à la croisée des chemins.  De nombreux pays ont remarquablement progressé.  Certains des pays les plus pauvres ne ménagent aucun effort pour arracher leurs habitants à la pauvreté et pour améliorer la santé et l’éducation.  Mais d’autres ont des difficultés.  Ce n’est pas seulement la crise financière et économique qui risque de réduire à néant des progrès réalisés au prix de durs efforts, mais aussi l’insécurité alimentaire, les changements climatiques et les catastrophes naturelles.


C’est pourquoi le Secrétaire général a décidé d’organiser un sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui se tiendra en septembre, ici à New York.  Nous devons nous mobiliser et passer à l’action.


Les entreprises –comme les gouvernements, les organisations non gouvernementales, la société civile et les organisations internationales– doivent jouer leur rôle, au sommet et au-delà.  C’est non seulement un impératif moral mais une nécessité pratique.  Sans atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, sans des citoyens en bonne santé, sans une croissance respectueuse de l’environnement, sans un travail décent pour tous, l’économie mondiale ne peut prospérer comme elle le devrait.


Les entreprises jouent déjà un rôle en contribuant à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement: elles collaborent avec le Programme alimentaire mondial pour fournir des aliments à fort pouvoir nutritif aux services d’aide humanitaire, elles aident à créer des bibliothèques, elles offrent des programmes de formation à leur personnel féminin, elles mettent au point un outil de diagnostic que les agents de santé peuvent utiliser sur le terrain avec un simple téléphone portable.  Pour remporter notre course contre la montre face à l’échéance de 2015, nous devons transposer ces projets et d’autres expériences réussies à plus grande échelle.


Les gouvernements ont un rôle clef à jouer.  Conscients que les démarches volontaires doivent compléter la réglementation et non s’y substituer, les gouvernements peuvent offrir des incitations et créer des partenariats pour promouvoir les initiatives privées et les transposer à plus grande échelle.


Je sais que bon nombre des gouvernements représentés ici enverront également des hauts représentants au sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui se tiendra en septembre.  J’espère que la création d’un cadre réglementaire favorable aux partenariats public-privé figurera en tête de liste de leurs priorités.


Je vous encourage également tous, à la veille du sommet, notamment aux réunions du G-8 et du G-20 qui se tiendront cette semaine, à utiliser les pouvoirs considérables qui vous sont dévolus pour permettre aux entreprises de jouer leur rôle dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Et j’espère que les gouvernements continueront à voir dans le Pacte mondial un précieux moyen de développer les liens entre l’ONU et les milieux d’affaires.


Ensemble, nous pouvons servir les Objectifs des Nations Unies et créer un monde meilleur et plus sûr pour tous.  Le Secrétaire général et moi-même souhaitons que ce sommet des dirigeants sera pour vous tous une expérience gratifiante et enrichissante, et nous avons la ferme intention d’approfondir nos relations dans les mois à venir.


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