23/12/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE M. CLAUDE HELLER, REPRÉSENTANT PERMANENT

DU MEXIQUE AUPRÈS DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES


Le renforcement de l’agenda et des travaux du Conseil de sécurité en matière de prévention et de résolution des conflits; la protection et la promotion des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans les situations de conflit; et le renforcement de la transparence dans la conduite des travaux du Conseil de sécurité: tels ont été les principes qui auront guidé l’action du Mexique au cours des deux années pendant lesquelles le pays a été membre du Conseil, a déclaré son représentant, M. Claude Heller.


M. Heller a donné ce matin une conférence de presse pour faire le bilan de la participation de son pays aux travaux du Conseil de sécurité, dont le Mexique était membre depuis janvier 2009.  Avec l’achèvement de ce mandat de deux ans, le Mexique aura été membre élu non permanent du Conseil à quatre reprises, a noté M. Heller.  Au cours de ses différents mandats, le Mexique a acquis la conviction que le Conseil devrait rester le principal organe chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales, dans le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies, a souligné le représentant.


Confronté à de nombreuses crises au cours des dernières années, le Conseil a réussi à remplir son rôle, souvent dans des circonstances difficiles et sensibles, a estimé Claude Heller.  Le Mexique, pour sa part, n’a pas ménagé ses efforts pour promouvoir un esprit de dialogue et de conciliation entre les membres du Conseil, comme il l’a démontré lors des deux présidences qu’il a assurées, aux mois d’avril 2009 et de juin 2010.


Lors de sa première présidence, le Mexique avait notamment fait adopter par le Conseil une déclaration présidentielle, dans laquelle le Conseil condamnait, le 13 avril 2009, le tir de missile effectué le 5 avril par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et décidait un ajustement des mesures de sanctions et de restrictions en matière d’armement imposées à ce pays, a rappelé M. Heller.


C’est également au cours de ce mois d’avril que le Mexique avait présidé un débat, marqué par le témoignage douloureux d’une ex-enfant soldat, à l’issue duquel le Conseil avait reconnu l’importance d’inscrire les parties à un conflit qui commettent des meurtres et des mutilations ou « des actes de viol et autres formes de violence sexuelle » sur la double liste figurant en annexe des rapports du Secrétaire général portant sur les enfants et les conflits armés.


Soucieux d’assurer un suivi de ces questions, le Mexique avait, lors de sa seconde présidence du mois de juin 2010, fait adopter une déclaration présidentielle qui exprimait sa disposition à adopter des « mesures ciblées et graduelles » contre les auteurs de violences répétées contre des enfants dans les conflits armés, a rappelé M. Heller.


Le Mexique, a expliqué le représentant, a l’ambition de contribuer à forger un consensus d’où émergeraient de nouvelles normes internationales à l’appui de la protection des enfants dans les situations de conflit.  C’est une ambition que le Mexique poursuit également en tant que Président du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, a-t-il précisé.


Sous la présidence mexicaine de juin 2010, le Conseil, préoccupé par les nouveaux défis et menaces à la stabilité et à la paix issus du tremblement de terre survenu le 12 janvier dernier en Haïti, avait autorisé l’ajout de 680 policiers à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation dans ce pays (MINUSTAH).


Le représentant du Mexique, qui préside par ailleurs, le Comité établi au titre des résolutions 751 (1992) et 1907 (2009) sur la Somalie et l’Érythrée, a été questionné par la presse sur le sens de la visite qu’a effectuée, en avril 2010, le Comité dans ces deux pays.  M. Heller a expliqué qu’elle visait à garantir une meilleure compréhension du régime des sanctions dans toute la région et notamment par les pays concernés.


Plus que jamais favorable à la transparence des travaux du Conseil, et à l’amélioration de ses méthodes de travail, le Mexique, a souligné en conclusion M. Heller, plaide en faveur du recours plus fréquent à la formule Arria, qui permet des rencontres du Conseil de sécurité avec des représentants des organisations non gouvernementales.


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