19/11/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

ConfÉrence de presse de l’ONUDI et de l’Union africaine À l’occasion

DE la JournÉe de l’industrialisation de l’Afrique


L’Afrique doit être « plus intégrée » dans le marché mondial, a déclaré M. George Assaf, Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).  « Les exportations du continent africain sont trop dépendantes de ses produits de base.  L’Afrique doit améliorer la qualité de sa production manufacturière », a-t-il ajouté.


M. George Assaf s’est exprimé aujourd’hui au Siège, à New York, à la veille de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique.  Le thème de la célébration de cette année, « Industries compétitives pour le développement de l’Afrique », souligne la nécessité de créer des industries compétitives et de renforcer la coopération internationale afin de promouvoir le développement du continent africain.


Présent également à la conférence de presse, M. Tete Antonio, Observateur permanent de l’Union africaine auprès de l’ONU, a souligné que cette Journée est une occasion de « réaffirmer l’engagement de la communauté internationale pour la transformation économique accélérée de l’Afrique, au moyen d’une industrialisation durable », comme l’énonce la résolution 44/237 de l’Assemblée générale.


« Le thème de cette année rappelle l’importance de créer des industries compétitives pour promouvoir le développement de l’Afrique », a dit M. Antonio. D’un point de vue technique, la compétitivité doit uniquement reposer sur les avantages comparatifs existants, qui sont statiques, telles que les ressources naturelles immenses du continent.  La compétitivité devrait aussi s’appuyer sur des avantages comparatifs créés qui sont dynamiques, a-t-il précisé.


L’Observateur permanent de l’Union africaine a estimé que la transformation industrielle est un « processus long et complexe ».  Ce qui nécessite la création de conditions favorables, ainsi qu’une mobilisation judicieuse, une allocation rationnelle de ressources financières, et de diverses ressources non financières aux secteurs productifs, dont l’infrastructure physique, le capital humain et les capacités, a-t-il remarqué.


Pour sa part, le représentant de l’ONUDI s’est dit conscient des difficultés que doivent affronter le continent africain.  Alors que le monde subit les conséquences de la crise économique et financière, « l’Afrique possède un rôle limité dans une économie mondiale affaiblie », a-t-il dit.  À titre d’exemple, en 2008, la production manufacturière de l’Afrique n’a constitué que 0,9% de la production mondiale.  Les produits de base représentent toujours plus de la moitié de la valeur des exportations africaines.


M. George Assaf a rappelé que la crise des prix des denrées alimentaires et des combustibles, les changements climatiques et la mondialisation continuent de se répercuter sur les secteurs productifs et sur les échanges internationaux de produits manufacturés.  Le développement industriel apporte des réponses à ces défis.  Il s’agit d’un moyen de progresser vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a-t-il estimé.


En 1989, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé, le 20 novembre, Journée de l’industrialisation en Afrique.  Les gouvernements de l’Afrique et les autres parties prenantes des pays africains peuvent ainsi faire le point sur les moyens d’améliorer le processus de développement industriel stratégique et durable de l’Afrique.


Cette Journée offre également l’occasion à la communauté internationale de réaffirmer son engagement envers l’industrialisation de l’Afrique.  L’idée est aussi de rappeler que parmi les 48  pays les moins développés du monde, plus de 30 pays sont africains.


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