22/10/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

ConfÉrence de presse DU PRÉSIDENT DU COMITÉ POUR LA PROTECTION DES DROITS DES MIGRANTS

ET DE LA RAPPORTEURE SPÉCIALE SUR LE LOGEMENT CONVENABLE


M. Abdelhamid El Jamri, Président du Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et Mme Raquel Rolnik, Rapporteure spéciale sur le logement convenable en tant qu’élément du droit à un niveau de vie suffisant, ont tenu aujourd’hui une conférence de presse à l’occasion de l’examen, par la Troisième Commission*, de la question des droits des migrants.


M. El Jamri a noté que la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, signée en 1990 et entrée en vigueur en 2003, ne comptait encore que 43 ratifications. 


Il a regretté que les principaux pays de destination n’aient pas ratifié la Convention, notamment les pays du Nord.  Il a cependant noté que son entrée en vigueur avait stimulé la conversation sur les droits des migrants et fait naître une nouvelle dynamique qui n’est pas confinée à la seule dimension économique.


Plus de 200 millions de personnes migrantes se voient refuser le droit à un logement décent, a observé de son côté Mme Rolnik.  Cette situation, qui est le résultat de pratiques discriminatoires, ne peut être résolue que par une approche fondée sur les droits de l’homme.


Malheureusement, la question de la migration étant considérée comme participant de la sécurité publique, relève trop souvent des forces de l’ordre, a-t-telle poursuivi, citant les démantèlements des camps de Roms et des gens du voyage en Europe et ailleurs.


Mme Rolnik a également évoqué le cercle vicieux des habitats informels.  Les migrants, victimes de la discrimination des pouvoirs publics et des propriétaires, sont souvent forcés de s’installer dans des emplacements informels, qui deviennent dès lors la cible des promoteurs immobiliers et sont chassés de leur logement, souvent sans indemnisation.  Les États, qui ont du mal à comprendre que dans nos sociétés, certains groupes sont nomades, continuent de les réprimer.


Même s’il a estimé que la tâche est difficile, M. El Jamri a donné des exemples de protection des migrants, au niveau de l’État comme c’est le cas aux Philippines, qui surveille le recrutement de ses citoyens et assure un suivi après le départ.  Il a aussi cité des cas individuels comme celui des travailleurs du plus grand immeuble d’Abou Dhabi, qui se sont mis en grève, et a salué les efforts du Mexique qui a été très actif dans ses relations avec le Comité.


*     Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles


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