07/09/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’ ÉQUIPE SPÉCIALE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME


À la veille du deuxième examen par l’Assemblée générale de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’Organisation des Nations Unies, deux membres de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme sont venus aujourd’hui faire le point sur la mise en œuvre de la stratégie et présenter une série d’initiatives prises par les Nations Unies pour lutter contre le terrorisme en Asie centrale.  Un représentant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a présenté pour sa part un rapport du Groupe de travail de l’Équipe spéciale sur la coordination interagence en cas d’attaque nucléaire ou radiologique.


M. Jean-Paul Laborde, Président de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme et Directeur du Bureau de l’Équipe spéciale, a déclaré que la mise en œuvre de la Stratégie n’avait pas progressé aussi vite qu’on pouvait le souhaiter et a lancé un appel en faveur de l’accélération de sa mise en œuvre.  Il a rappelé que la Stratégie antiterroriste mondiale comportait plusieurs volets, incluant des mesures de recours à la force, mais aussi de promotion du respect des droits de l’homme et de l’état de droit, de progrès social, notamment dans l’éducation.  La Stratégie met aussi l’accent sur la lutte contre la marginalisation socioéconomique, l’invitation au dialogue, ainsi que la diplomatie préventive.  Il a aussi rappelé que, prises une par une ou par un seul acteur, de telles mesures ne peuvent réussir.


M. Laborde a aussi lancé un appel aux médias pour qu’ils fassent mieux connaître au grand public la Stratégie antiterroriste mondiale de l’ONU.  Pour la mettre en œuvre efficacement et complètement, elle doit être bien connue des populations et de l’opinion publique, ce qui n’est pas le cas actuellement, a-t-il expliqué.


M. Miroslav Jenča, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale, a rappelé que cette région est très sensible: l’Afghanistan en fait partie ou en est proche, et on a noté des signes de déstabilisation au Kirghizistan, sans oublier les incidents récents au Tadjikistan.  M. Jenča a ensuite présenté le projet lancé ce matin même par l’Équipe spéciale et le Centre régional pour la diplomatie en Asie centrale pour renforcer la lutte contre le terrorisme dans cette région du monde.  Parrainé par la Commission européenne et la Norvège, le projet consiste en une série de réunions d’experts dans la région.  La première de ces rencontres aura lieu en décembre 2010 dans la capitale d’un des États de la région et portera principalement sur les piliers I et IV  de la Stratégie, consacrés respectivement aux conditions contribuant à l’extension du terrorisme et aux mesures destinées à assurer le respect des droits de l’homme et de l’état de droit comme éléments fondamentaux de la lutte contre le terrorisme.  L’objectif de ces réunions est de préparer une conférence ministérielle qui se tiendra en 2011 et devrait adopter un plan d’action commun pour la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’Organisation des Nations Unies.


M. Geoffrey Shaw, de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a pour sa part présenté un rapport du Groupe de travail sur la prévention des attentats au moyen d’armes de destruction massive et la réaction, en cas d’attentat, de l’Équipe spéciale.  Le rapport, le premier du genre, a-t-il expliqué, porte sur la coordination interagence en cas d’attaque nucléaire ou radiologique, et vise à familiariser les États Membres avec les mécanismes existants, individuels ou interagences, dans le domaine des armes ou des matériaux nucléaires ou radioactifs.  Il doit aussi permettre d’identifier les opportunités de collaboration et à les renforcer, a indiqué M. Shaw.  Le rapport conclut qu’il existe actuellement un système bien développé pour traiter des urgences radiologiques, principalement sous la coordination de l’AIEA, et en second lieu, par le biais d’un Comité interagence sur les urgences radiologiques et nucléaires.


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