12/07/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT PAR INTÉRIM DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EN HAÏTI


Le Représentant spécial adjoint par intérim du Secrétaire général en Haïti, M. Nigel Fisher, a dressé devant la presse, cet après-midi, un bilan de la situation dans le pays six mois, jour pour jour, après le terrible tremblement de terre qui a tué plus de 230 000 Haïtiens et fait 1,5 million de personnes déplacées.


Ce séisme, a rappelé M. Fisher, qui s’exprimait par vidéoconférence en direct de Port-au-Prince, est survenu « dans un pays où les deux tiers de la population vivaient dans une grande pauvreté, et où six habitants de Port-au-Prince sur sept vivaient dans des taudis ». 


« Ils n’avaient pas d’accès régulier à l’eau, à l’assainissement et aux soins de santé », tandis que « la plupart des enfants n’allaient pas à l’école », a-t-il expliqué, ajoutant que le Gouvernement haïtien, « très fragile », a « en 35 secondes, perdu plus de 60% de ses bâtiments et 20% de son personnel ».


En six mois, « la réponse humanitaire a été importante », a affirmé M. Fisher, qui est également Coordonnateur résident des Nations Unies et Coordonnateur de l’action humanitaire par intérim pour Haïti.  Il a souligné que des millions de personnes ont bénéficié d’une « aide alimentaire régulière ».  « Plus d’un million d’entre elles reçoivent chaque jour de l’eau potable », a-t-il poursuivi.


Le Représentant spécial adjoint par intérim a également indiqué que le nombre des personnes vivant encore dans des camps s’élevait à 1,5 million.  « Elles perçoivent de nouvelles tentes afin de remplacer celles qui ont été déchirées au cours des derniers mois », a-t-il affirmé, précisant que des efforts étaient entrepris pour qu’elles puissent bénéficier de « nouvelles ressources avant l’arrivée des pluies ».


M. Fisher a, en outre, fait remarquer qu’en six mois aucune épidémie majeure n’a éclaté.  « La plupart des gens ont accès à l’eau potable et à des soins de santé réguliers », tandis que « plus de 11 000 latrines ont été installées dans les camps », a-t-il dit, notant que la population « ne disposait pas de ce genre de services avant le séisme ».


« Les choses auraient pu être pires », a poursuivi M. Fisher, soulignant que la réputation de violence sévissant dans le pays ne s’est pas vérifiée après le 12 janvier.  Il a, en outre, indiqué que « des centaines de milliers de personnes bénéficient du programme travail contre rémunération ».


Par ailleurs, « sur les plus de 190 000 maisons endommagées, mais non détruites, 170 000 ont été évaluées avec le Ministère des travaux publics ».  « Près de la moitié d’entre elles peuvent être réparées et structurellement renforcées à un prix relativement peu élevé », a-t-il assuré.  Selon M. Fisher, plus de 70 000 maisons affectées par le séisme seront restaurées dans les mois à venir, ce qui signifie que « plus 300 000 personnes auront l’opportunité de rentrer chez elles ».  « On estime à bien plus de 100 000 le nombre de personnes qui ont déjà pu retrouver leurs maisons qui n’étaient pas structurellement dégradées », a-t-il ajouté.


« Aider les gens à retourner chez eux ou leur fournir des alternatives de logements autres que les camps est très compliqué dans un pays où le régime foncier a toujours été très contesté et où les documents manquent », a souligné M. Fisher.  Il a également fait état des efforts visant à remplacer des camps de tentes par des sites dotés d’installations plus durables.  Plus de 5 000 abris provisoires ont déjà été construits, a-t-il dit, notant que leur nombre pourrait atteindre 120 000 d’ici à août 2011.


Le Représentant spécial adjointpar intérim du Secrétaire général a mis l’accent sur le déblaiement des débris, qui se pose comme « un des plus grands défis » à relever pour la reconstruction du pays, a-t-il estimé.  Il a également insisté sur l’éducation, « un domaine qu’il faut lier aux besoins économiques », afin d’aider les Haïtiens à ne pas quitter le pays et à participer à leur propre développement.


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