06/05/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES ACTIVITÉS DE LA DIX-HUITIÈME SESSION DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE (CDD-18)


« Les bébés naissent avec 200 substances toxiques dans leur sang », a déclaré, ce matin, M. Luis Alberto Ferraté Felice, Ministre de l’environnement et des ressources naturelles du Guatemala et Président de la dix-huitième session de la Commission du développement durable (CDD-18) au cours d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies, qui a été également l’occasion d’illustrer les conséquences de modes de consommation non durables et l’urgence d’y faire face. 


Le Ministre a aussi souligné le rôle de la CDD-18 pour débattre de la manière durable du cycle de production-consommation-recyclage de nos biens et services.  À ses côtés, intervenait également M. Tariq Banuri, Directeur de la Division du développement durable du Département des affaires économiques et sociales (DESA) qui a estimé que les mesures devant être prises doivent viser à modifier le comportement du consommateur.    


« Les gens consomment trop d’énergie et de matériel dans les pays développés alors qu’un milliard de personnes souffrent de la faim », a déclaré le Ministre guatémaltèque de l’environnement et des ressources naturelles, en faisant observer que 20% des plus riches dans le monde consommaient 77% de la consommation privée en 2005 et que les 20% des plus pauvres ne comptaient que pour 1,3% de cette consommation.


Illustrant les excès de notre société de consommation, le Ministre a également rappelé que les accidents de la route causaient 1,2 million de morts et 50 millions de blessés par an, tandis que les municipalités accumulaient 2 milliards de tonnes de déchets par an.


Il a indiqué que la CDD avait entamé, lundi 3 mai, un nouveau cycle biennal pour l’examen de cinq thèmes du développement durable, à savoir l’exploitation minière, les produits chimiques, le transport, le Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, et la gestion des déchets.  Ce sera l’occasion, a-t-il dit, d’examiner toute la chaîne de la production et de la consommation depuis l’extraction des minerais, à leur transformation en biens et services jusqu’à la gestion des déchets.


« Le rôle de la CDD-18 est d’évaluer ce qui a été fait et ce qui doit encore être fait », a-t-il indiqué.  Il serait plus efficace d’adopter une démarche ouverte, multisectorielle qui s’appuierait sur Action 21 et sur le Plan de mise en œuvre de Johannesburg (2002) plutôt qu’une démarche axée uniquement sur les aspects environnemental, économique ou social.


« Renforcer les capacités de gestion des déchets dangereux est urgent, et il est possible que la prochaine session de la Commission du développement durable fasse de cette question une priorité », a tenu à souligner le Directeur de la Division du développement durable en répondant à une question sur la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination.  M. Banuri a attiré l’attention sur la lenteur des progrès dans la gestion des déchets électroniques qui, selon lui, réside dans l’insuffisance de capacités institutionnelles et techniques.  Il s’est cependant félicité des progrès réalisés depuis le Sommet de Rio en 1992, en matière de gestion des déchets chimiques.   


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