13/04/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’EXAMEN DU FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX (CCP)


L’année 2010 est celle du réexamen des dispositions relatives à la Commission de consolidation de la paix (CCP), a rappelé, ce matin au cours d’une conférence de presse tenue au Siège de l’ONU à New York, le Président de la Commission et Représentant permanent de l’Allemagne auprès des Nations Unies, Peter Wittig.


Adoptée par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, le 30 décembre 2005, la résolution* sur la création de la Commission prévoit un exercice de réexamen pour «  s’assurer que les dispositions pertinentes permettent à la Commission de s’acquitter des fonctions qui lui sont dévolues ».


Pour avoir participé à la Conférence sur l’édification de l’État, qui a eu lieu en juillet 2009 à Dili, 10 ans après l’accession à l’indépendance du Timor-Leste, le Président de la Commission s’est dit encouragé par l’importance que l’on attache de plus en plus à la notion de consolidation de la paix.  Le Conseil de sécurité, a-t-il rappelé, consacre le 16 avril prochain un débat public sur la question.


Parmi les questions qui devraient être abordées pendant le processus de réexamen, le Président de la Commission a souhaité que la relation entre la CCP et le Conseil de sécurité soit étudiée de manière à la renforcer et à traduire les liens « organiques » qui doivent exister entre maintien et consolidation de la paix. 


Il a également suggéré que la coopération entre la CCP et les institutions de Bretton Woods et les organisations régionales soit intensifiée tant sur le terrain que dans les capitales.  Il a enfin souhaité pouvoir identifier de nouveaux moyens pour la mobilisation des ressources; rappelant que le Fonds pour la consolidation de la paix n’est pas géré par la CCP. 


En tant qu’organe consultatif intergouvernemental de l’ONU qui appuie les efforts dans les pays sortant d’un conflit, la CCP réunit tous les acteurs concernés, dont les donateurs internationaux, les institutions financières internationales, les gouvernements et les pays qui fournissent des contingents. 


La Commission est chargée de mobiliser des ressources, de fournir des avis et de proposer des stratégies intégrées pour la consolidation de la paix et le redressement.  Dans ce cadre, la CCP peut mettre en évidence toute déficience qui risque de compromettre la paix.


Depuis sa création, la CCP a quatre pays inscrits à son ordre du jour à savoir la Guinée-Bissau; le Burundi, la Sierra Leone et la République centrafricaine.  À terme, le Président de la Commission a estimé qu’elle doit pouvoir augmenter le nombre de pays à l’examen et élargir, ce faisant, ses efforts à d’autres continents.  Les demandes doivent naturellement émaner des pays eux-mêmes, a-t-il souligné.


Parmi les leçons apprises pendant ces cinq dernières années, M. Wittig a mis l’accent sur la « check-list » des critères essentiels à la consolidation de la paix comme l’appropriation nationale des efforts; l’établissement d’objectifs réalistes et la coordination de l’aide internationale. 


Cette aide, a-t-il insisté, ne peut être efficace que si les donateurs ne se dispersent pas et se limitent à des domaines spécifiques et cruciaux comme la sécurité, les services sociaux de base ou encore la relance de certains secteurs économiques.


En sa qualité de Représentant permanent de l’Allemagne, il a expliqué que son pays avait accepté de prendre la présidence de la CCP parce que « le rôle de la Commission reflète aussi bien ses idées que sa politique étrangère ».


* A/RES/60/180


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