20/10/2010
Assemblée générale
CPSD/460

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Quatrième Commission

12e séance – après-midi


QUATRIÈME COMMISSION: LES CENTRES D’INFORMATION DES NATIONS UNIES SONT UN OUTIL

INDISPENSABLE POUR LA PROMOTION DES ACTIVITÉS DE L’ONU


Des délégations ont appelé le DPI à promouvoir le dialogue des civilisations


Plusieurs délégations ont, cet après-midi, devant la Quatrième Commission, mis l’accent sur les 63 centres d’information des Nations Unies qui offrent à ses utilisateurs une meilleure compréhension du travail effectué par l’Organisation. 


Ces centres produisent de l’information dans plus de 40 langues et sont, selon plusieurs représentants « la voix des Nations Unies » auprès des peuples et des nations.  Plusieurs délégations d’Amérique latine ont souligné l’importance que revêtent ces centres pour le développement économique et social de leur pays.


Plusieurs délégations, à l’instar de la représentante du Brésil, ont déploré que certains « pays développés » ne mettent pas à la disposition des centres onusiens des « locaux à titre gracieux ». 


La question de la fracture numérique entre pays développés et en développement et la disparité entre les six langues officielles des Nations Unies sur le site Web de l’ONU demeurent pour beaucoup un sujet de préoccupation. 


La plupart des pays ont applaudi au développement des nouvelles plates-formes numériques et réseaux sociaux, tels que Twitter, MySpace ou YouTube.   Toutefois, certains ont rappelé l’importance des moyens traditionnels de communication, notamment dans les pays en développement. 


La transmission de l’information et de la communication reste l’outil le plus important de l’Organisation pour faire connaître son action, notamment le rôle qu’elle joue dans les opérations de maintien de la paix ou de l’assistance apportée lors de catastrophes naturelles.


Ainsi, le Département de l’information doit fournir une information « juste et impartiale » et aider à assurer le respect de la liberté d’information.  Des pays ont dénoncé l’utilisation par certains, à mauvais escient, de la liberté d’expression pour créer des malentendus entre les civilisations et les religions. 


Le délégué de la Libye a, pour sa part, souhaité la mise en place d’un code international de l’information, qui serait chargé de définir les paramètres moraux et juridiques.  Le DPI doit promouvoir le dialogue entre les civilisations et le respect des symboles religieux des autres sociétés.

La représentante du Brésil a rappelé l’importance, dans un monde où la communication est un vecteur d’information, de préserver la mémoire des Nations Unies et de tirer les leçons du passé pour faire avancer les travaux du futur.


La Quatrième Commission achèvera son débat général sur les questions relatives à l’information demain, jeudi 22 octobre à 15 heures, et se prononcera sur les deux projets de résolution portant sur ce point.



Questions relatives À l’information (A/65/21 et A/64/277)


Suite du débat général


M. JAKKRIT SRIVALI (Thaïlande), qui s’est exprimé au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), s’est félicité du rapport du Secrétaire général qui met en avant les récents services de communication stratégique, les services du Centre d’actualités et les activités de sensibilisation du Département de l’information (DPI).  Le représentant a annoncé, que d’ici à 2015, les pays de l’ANASE s’orientaient vers une communauté fondée sur la sécurité politique, la communauté économique et la communauté socioculturelle.  Selon lui, la communication va jouer un rôle clef dans la promotion de cette nouvelle communauté.  M. Srivali s’est, par ailleurs, félicité des efforts déployés par le DPI pour fournir une information « juste, impartiale et dans les temps voulus ».  Il a estimé que le Département avait également un rôle à jouer concernant les questions relatives aux opérations de maintien de la paix et aux changements climatiques.  Il a invité le Département à accroître son audience, sur les plans géographique et démographique.  À cet égard, il a souligné l’importance de renforcer l’accès à l’information des personnes handicapées.  Se félicitant du rôle joué par les centres d’information régionaux des Nations Unies, le représentant a particulièrement mis l’accent sur le centre de Luanda (Angola) pour les pays lusophones.  Il a invité le centre de Luanda à coopérer avec le Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau.


M. IHAB HAMED (République arabe syrienne) a rappelé que le rôle du Comité de l’information est de faire parvenir la voix des Nations Unies partout dans le monde et d’expliquer les missions et les activités de l’Organisation, le but étant d’en améliorer son image.  Accueillant favorablement les efforts déployés pour renforcer le site Internet de l’ONU, il a cependant insisté sur la nécessité d’assurer la parité linguistique de ce site.  En effet, la langue arabe doit être renforcée tant sur le site Internet que dans les programmes radio de l’ONU, a soutenu M. Hamed.  Il a également remercié le DPI de suivre la question de Palestine et l’a invité à poursuivre ce programme qui met en exergue la souffrance du peuple palestinien.  Par ailleurs, il a estimé qu’il fallait élargir le réseau des centres d’information, soulignant leur rôle capital dans la diffusion des messages de l’ONU sur le terrain.  S’agissant de l’écart technologique entre monde développé et les pays en développement, il a appelé à davantage de coopération dans ce domaine.  Le DPI doit également jouer un rôle important pour renforcer le dialogue entre civilisations, a-t-il dit.


M. PIRAGIBE DOS SANTOS TARRAGÔ (Brésil) a mis l’accent sur le rôle joué par le Département de l’information (DPI) pour promouvoir l’information.  Cependant, le message des Nations Unies devrait être transmis dans les six langues officielles de l’Organisation, a-t-il suggéré.  Il a évoqué la radio lusophone des Nations Unies, et a estimé que ce média était un excellent moyen de communication pour les pays de langue portugaise.  S’agissant des centres régionaux d’information, le représentant a parlé du centre de Rio de Janeiro, qui sensibilise, depuis plus de 60 ans, la population brésilienne au travail effectué par les Nations Unies.  À cet égard, il s’est félicité de la volonté des Nations Unies d’ouvrir un centre régional lusophone à Luanda (Angola).  Le représentant a dénoncé le comportement de certains pays développés qui font louer aux centres régionaux onusiens les locaux dont ils ont besoin.  Il a estimé que les locaux doivent être fournis gratuitement aux centres régionaux et que l’argent ainsi économisé permette que l’Organisation le réinvestisse dans la production de l’information.  Il a salué le DPI pour le travail qu’il a réalisé lors des catastrophes survenues en Haïti et au Pakistan. 


M. ABUZIED SHAMSELDIM AHMED MOHAMED (Soudan) a reconnu le rôle clef joué par le DPI pour ce qui est de diffuser les messages des Nations Unies auprès d’une audience mondiale.  Il a cependant insisté sur le fait que pour mettre en place un monde de l’information plus juste il faudrait redoubler d’efforts dans la lutte contre la désinformation et diffuser des informations équilibrées qui tiennent compte des points de vue différents des pays.  Le Comité de l’information devrait, selon lui, accorder une attention particulière à la problématique du fossé technologique entre le Nord et le Sud.  Le délégué a également invité le DPI à se pencher davantage sur les questions liées au désarmement et au développement de l’Afrique.  Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de respecter la parité linguistique dans tous les supports du DPI.  Revenant sur la nouvelle stratégie pour le règlement de la question du Darfour, il a assuré la communauté internationale que son pays était déterminé à régler ce différend de manière pacifique.


M. MOHAMED SELIM (Égypte) a dénoncé la fracture numérique entre les pays riches et les pays pauvres.  Le Département doit continuer à diffuser le message des Nations Unies et à promouvoir la culture de la paix et de la tolérance, par l’intermédiaire des nouveaux réseaux sociaux, Facebook, Youtube et Twitter, a-t-il estimé.  Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de renforcer le multilinguisme et d’accorder la même importance aux six langues officielles des Nations Unies sur le site Web de l’ONU.  Cette parité, a indiqué le représentant, permettra de renforcer le dialogue entre les civilisations et les cultures.  Le Département doit également continuer de promouvoir la connaissance et l’éducation auprès des communautés qui n’ont pas accès à l’information et améliorer la complémentarité entre le Siège et les centres d’information, a jugé le représentant.  Il a, à cet égard, souligné l’importance du Centre du Caire et de son rôle pour faire connaître à la population égyptienne le travail réalisé par l’ONU.  Enfin, il a souhaité que le Département poursuive son Programme spécial d’information sur la question de Palestine et mette l’accent sur la souffrance du peuple palestinien. 


            M. OCTAVIO ERRÁZURIZ (Chili), qui s’est exprimé au nom du Groupe de Rio, a salué les efforts du DPI pour promouvoir une meilleure compréhension des activités des Nations Unies par le public mondial.  Il a exhorté l’ONU à préserver l’objectivité, l’impartialité et la cohérence dans ses messages.  La réalité changeante oblige le DPI à adopter de nouvelles méthodes de diffusion de l’information, a constaté le représentant.  Il a cependant souligné que si les nouveaux médias sont utiles en tant qu’outils de diffusion rapides et économiques, il ne faut pas perdre de vue les médias traditionnels comme la presse écrite, la radio et la télévision car ils représentent toujours les principaux vecteurs de communication dans le monde en développement.    


S’agissant des Centres d’information des Nations Unies, il a souligné que leurs services sont essentiels pour l’information de proximité sur le terrain, et a demandé au DPI de continuer à les soutenir.  Le Groupe de Rio rappelle également que les medias doivent être utilisés dans le respect du droit international.  S’agissant du multilinguisme, le délégué a fait part de la préoccupation du Groupe par rapport aux difficultés actuelles pour respecter la parité linguistique sur le site Web de l’ONU qui est essentiellement en anglais.  Il a également demandé que les programmes radio de l’ONU soient produits et diffusés dans le plus grand nombre de langues possible, y compris les langues locales.


M. GILAD COHEN (Israël) a rendu hommage au travail du Programme « les Nations Unies et l’Holocauste ».  Ce programme qui vise à garder la mémoire de l’Holocauste, notamment par le biais de programmes éducatifs innovants, devrait, selon le délégué, être encore amélioré de manière à diffuser son message universel le plus largement possible.  Il a souligné l’utilisation des nouvelles technologies pour la diffusion des messages de ce Programme, notamment la sensibilisation de la jeunesse par le biais de vidéoconférences dans les Centres d’information des Nations Unies, ou encore de sa campagne Twitter.  Le délégué a également fait état de la coopération de sa délégation avec le DPI autour de la « Journée mondiale de l’autisme ».  S’agissant du Programme des Nations Unies sur la question israélo-palestinienne, le représentant a fait part de son mécontentement affirmant que ce Programme présente une image biaisée de la réalité sur le terrain au Moyen-Orient.  Ne s’opposant pas en principe à ce Programme, Israël refuse néanmoins de coopérer tant que son mandat n’est pas impartial.


M. EZZIDIN Y. A. BELKHEIR (Jamahiriya arabe libyenne) a encouragé le Département de l’information à faire plus de communication sur le respect du dialogue entre les civilisations et sur la nécessité de respecter les symboles et valeurs de toutes les sociétés humaines.  À cet égard, il a invité le Département à tenir des ateliers avec les médias locaux pour expliquer les répercussions négatives que créent les attaques portées contre les symboles les plus sacrés des différentes religions, ou contre certains peuples ou nations, du fait de leurs spécificités ou identité.  Le représentant a suggéré au Département d’envisager de façon sérieuse la mise en place d’un code international de l’information chargé de définir des paramètres moraux et juridiques.  Il a indiqué que cela n’allait pas à l’encontre de la liberté d’expression des médias. 


Le DPI n’est pas seulement dans l’obligation de s’assurer de la véracité des informations que diffusent les médias, mais doit également s’attacher à combler le fossé numérique entre les pays en développement et moins avancés et les pays développés, a dit le représentant.  Il a souhaité que cette fracture numérique soit comblée pour permettre une meilleure diffusion de l’information.  Par ailleurs, il a indiqué que le satellite lancé par la Libye, et dont l’Afrique entière bénéficie des retombées, a permis au continent d’économiser 500 millions de dollars.  Le représentant a souhaité que le DPI continue à faire connaitre les raisons pour lesquelles l’Organisation a été fondée.  Les questions d’autodétermination des peuples et notamment la question de Palestine, dont le peuple vit sous le joug de l’occupation depuis plus de 60 ans, sont des questions importantes, a-t-il souligné.  Il a, à cet égard, demandé au DPI les raisons pour lesquelles « il se contente de présenter la question de Palestine sous le point de vue de deux parties en conflit », alors qu’elle devrait être perçue comme étant un conflit opposant des personnes venues d’ailleurs, et qui viennent injustement occuper les terres d’un autre peuple. 


Mme CHONG WAN YIENG (Singapour) a constaté les changements rapides dans les technologies de l’information et des communications, et dans la manière de rechercher l’information, voire de vivre.  En effet partout dans le monde, les gens passent de plus en plus de temps « online », dans le cadre du travail mais aussi sur des blogs et des réseaux sociaux avec 3,1 milliards de visites du site Facebook en un an, a-t-elle poursuivi.  Soulignant le rôle déterminant que les Smartphones ont joué dans cet essor, la déléguée a avancé le chiffre de 10 milliards de supports internet mobiles d’ici à 2014.  Constatant qu’une telle tendance profitera aux infrastructures des réseaux sociaux, dont l’influence ne cessera d’augmenter, elle a soutenu que le phénomène Facebook n’est probablement que le début de la révolution digitale.  Revenant aux propos du Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Kiyo Akasaka, qui a souligné que les Nations Unies devaient évoluer à la vitesse de ces changements technologiques, elle a estimé que par une combinaison judicieuse entre médias traditionnels et nouveaux médias, il sera possible pour l’ONU d’élargir considérablement son audience et d’impliquer les habitants du monde entier dans sa mission.  Elle a également fait état de l’expérience de son pays dans le domaine des nouvelles technologies de la communication, soulignant que le Gouvernement recourt aux blogs, à YouTube, Facebook, Flickr et aux podcasts pour interagir avec ses citoyens.


M. MALIBONGWE PATRICK MCAKUVANA(Afrique du Sud) a axé son intervention sur quatre points, à savoir: la célébration de la Journée Nelson Mandela; les changements climatiques et le développement durable; les OMD; et les services d’information des Nations Unies.  S’agissant de la Journée Nelson Mandela, il a rappelé qu’elle a été célébrée pour la première fois cette année le 18 juillet, et a remercié les Nations Unies pour les efforts déployés pour commémorer des journées historiques de ce type.  Quant aux changements climatiques, il a félicité le DPI pour les stratégies de communication développées pour sensibiliser l’opinion publique mondiale à cette question.  Il a également rendu hommage au rôle joué par le DPI avant et pendant le Sommet sur les OMD qui a connu une couverture médiatique impressionnante.  En vue de toucher les populations du Sud, le délégué a insisté sur la nécessité de distribuer le plus largement possible les programmes radio et télévisés des Nations Unies, si possible dans des langues locales, car il s’agit toujours du meilleur moyen pour toucher les populations isolées.  Parallèlement, il a encouragé le recours par le DPI aux nouvelles technologies de communication et le développement du réseau des CINU.


M. MIAN JAHANGIR IQBAL (Pakistan) a remercié le Département de l’information pour l’excellent travail qu’il a réalisé pendant l’été, lorsque son pays a été touché par une catastrophe naturelle sans précédent.  Il a également remercié le Bureau du porte-parole pour les séances d’information qu’il a organisées.  Ces mesures, a-t-il dit, ont permis de sensibiliser le monde à l’ampleur des dégâts au Pakistan et au besoin d’aide.  Il a encouragé le Département à poursuivre ses efforts pour que la catastrophe survenue au Pakistan reste à la une des journaux.  Le Pakistan est conscient de l’ampleur du travail du Département, alors que le monde est frappé par des divisions et des conflits, a ajouté le représentant.  Le DPI, « voix des Nations Unies », doit continuer de toucher le public le plus large possible.


Par ailleurs, le représentant a remercié le Département d’avoir couvert des questions jugées prioritaires par la communauté internationale.  Cela, a-t-il dit, a permis de mieux faire connaître les Nations Unies.  Il a encouragé le Département à poursuivre dans cette voie.  En tant que premier pays contributeur de contingents, le Pakistan insiste sur l’importance d’une meilleure communication dans les opérations de maintien de la paix.  Le représentant a, par ailleurs, souhaité que davantage de mesures soient prises pour renforcer les centres d’information régionaux dans les pays en développement.  Il a mis en avant l’importance de favoriser l’accès à l’information au plus grand nombre.  À cet égard, il a exhorté les pays qui accueillent des centres régionaux à mettre gracieusement à disposition des locaux pour ces centres.  Il a insisté sur l’importance de la liberté d’expression.  Cette liberté est un droit essentiel et universel qui doit être promu et protégé, a-t-il ajouté.  Il a déploré que certains utilisent la liberté d’expression à mauvais escient pour créer des malentendus entre les diverses cultures, civilisations et religions.  Il a invité les Nations Unies à promouvoir une meilleure compréhension et le respect entre les différents peuples et civilisations. 


M. KATSUHIDE ARIYOSHI (Japon) a salué la couverture médiatique assurée par le DPI des questions clefs et des activités des Nations Unies, notamment les OMD, la paix et la sécurité, les droits de l’homme, les changements climatiques, l’égalité entre les sexes, le désarmement et le maintien de la paix.  Il a également salué le travail des 63 centres d’information des Nations Unies, dont un se trouve à Tokyo.  Revenant sur le déplacement effectué par le Secrétaire général au Japon cette année au mois d’août, le représentant a notamment mis l’accent sur la visite de Nagasaki et Hiroshima, ce qui, selon lui, a envoyé un message fort à la communauté internationale et a permis de donner un nouvel élan à la réalisation d’un monde libéré des armes nucléaires.  Pour M. Ariyoshi, cette visite a contribué à renforcer davantage la coopération entre le Japon et les Nations Unies.  Il a également encouragé le DPI à mettre sur pied davantage d’opérations stratégiques de communication et à améliorer son efficacité et sa transparence afin de donner au grand public des informations impartiales, correctes et en temps voulu.


M. SHASHI THAROOR (Inde) a estimé que la diffusion de l’information et la promotion de la prise de conscience étaient fondamentales dans le succès des Nations Unies.  Les personnes intéressées par le travail de l’ONU devraient pouvoir avoir accès rapidement et facilement aux informations faisant état de ce travail, a poursuivi le représentant.  Celui-ci a ensuite expliqué que la liberté d’expression figurait parmi les six droits fondamentaux reconnus et garantis par la constitution de son pays et que son gouvernement avait entrepris en 2005 une action sur le droit à l’information, qui permet aux citoyens indiens d’accéder aux bases de données de l’État sur tout sujet relatif à la gouvernance, les agences gouvernementales concernées étant tenues de répondre sous 30 jours.


L’expérience indienne a démontré à quel point était important le rôle de l’information dans la vie du citoyen, a poursuivi le représentant.  C’est précisément à cet aspect que le DPI devrait accorder une priorité, afin de rendre l’information la plus accessible au plus grand nombre.  Cela est envisageable grâce à l’usage le plus large possible des technologies modernes de télédiffusion et de radiodiffusion, mais aussi de formes plus traditionnelles de communication, comme la radio et la presse écrite, qui demeurent importantes pour les populations des pays en développement.  Le rôle des centres d’information des Nations Unies est de disséminer les informations relatives aux actions de l’Organisation dans le monde, a précisé le représentant qui a souligné le rôle que peuvent jouer à cet égard les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook.  Après avoir demandé que soit limitée au maximum la perturbation des visites touristiques du Secrétariat entraînée par le Plan-cadre d’équipement, M. Tharoor s’est félicité du succès rencontré par la campagne « United Nations Academic Impact » lancée il y a six ans, ainsi que du Programme de sensibilisation des Nations Unies à l’Holocauste.  Il a en conclusion proposé que l’accent soit mis à l’avenir sur la vie quotidienne des populations des pays où sont déployées des opérations de maintien de la paix.


M. EDUARDO ULIBARRI (Costa Rica) a souhaité une communication libre et pluraliste, qui est un droit de l’homme, individuel, social et une obligation.  Une bonne communication, a-t-il dit, est nécessaire pour mettre en avant le travail réalisé par l’Organisation.  De plus, une bonne communication est importante pour défendre les droits sur la scène nationale et internationale, a-t-il ajouté.  La communication permet la transparence, l’ouverture et le dialogue avec les différents publics.  Et, à ce titre, il a estimé que chaque fonctionnaire de l’ONU est un agent de la communication.  L’ONU a fait un usage très efficace des nouveaux moyens de communication, notamment avec l’utilisation des réseaux sociaux, tels que Twitter, Facebook et YouTube, a ajouté le représentant.  Il a souhaité que l’Organisation travaille à combler la fracture numérique. 


M. JORGE VALERO BRICEÑO (Venezuela) a rappelé que la septième Conférence des ministres de l’information du monde non aligné a constaté les déséquilibres dans le domaine de l’information à l’échelle mondiale.  Les ministres ont demandé que des mesures permettant de démocratiser l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication soient prises de manière à permettre un accès équitable à tous les pays.  Le délégué a également dénoncé les campagnes médiatiques mensongères et la diffusion d’informations erronées par les grands médias et certains médias, en voulant pour preuve les informations qui avaient circulé au sujet des armes de destruction massive en Iraq.  Le Venezuela est victime d’une campagne d’agression de la part de grands medias internationaux au service du néocolonialisme et de l’impérialisme, a-t-il affirmé, ajoutant que le seul tort de son pays est de vouloir activement contribuer à un monde multipolaire.  Ces campagnes cherchent, selon lui, à endiguer les changements progressistes et révolutionnaires qui ont lieu au Venezuela.  Soulignant que l’arme médiatique peut être terriblement dangereuse, il a expliqué qu’elle a contribué à la tentative de coup d’état contre le Président Chavez.  Sa délégation estime à leur juste valeur les efforts des pays du Sud qui luttent pour leur droit à des médias indépendants.  Le délégué a également expliqué qu’au Venezuela la liberté d’expression est florissante, mais que quiconque exprime ses opinions doit en assumer la responsabilité.


Mme MARIA GUADALUPE SÁNCHEZ SALAZAR (Mexique) a indiqué que le dialogue interactif tenu hier par M. Kiyo Akasaka, Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, avait permis de mieux comprendre le travail du Département de l’information.  Elle a, par ailleurs, mis en avant le rôle joué par le Département dans la promotion des débats thématiques de l’Assemblée générale, et notamment la Réunion de haut niveau qui s’est tenue en septembre sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Ce travail revêt une importance particulière pour la communauté internationale, a-t-elle dit.  Insistant sur le fossé numérique, elle a souhaité que le Département continue à utiliser les médias traditionnels en plus des nouveaux réseaux sociaux.  La parité des langues est également l’un des aspects qui préoccupent le Mexique, notamment la disparité entre l’anglais et les autres langues de travail des Nations Unies.  Concernant les centres d’information des Nations Unies, la représentante a mis l’accent sur l’excellente coopération entre le Gouvernement mexicain et le Centre d’information du Mexique.  Ce centre, a-t-elle expliqué, cherche à faire connaître les activités de l’Organisation des Nations Unies auprès des enfants mexicains.  Le Centre utilise également des instruments d’interaction sociale et le Mexique est satisfait du travail qu’il effectue. 


M. NAY WIN (Myanmar) a souligné l’importance des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la dissémination des activités de l’ONU.  Le Myanmar félicite notamment le Département de l’information pour ses actions sur les sujets tels que les droits de l’homme, les questions liées aux femmes et aux enfants, la question de Palestine, des changements climatiques, entre autres.  Rappelant les principes d’objectivité, d’impartialité et de neutralité qui devraient guider les activités du Département de l’information, le représentant a salué les efforts de ce dernier pour s’ajuster aux changements de la société en matière d’information en usant des technologies traditionnelles et modernes pour satisfaire des cibles d’origines diverses.


M. RAHMA AL-SHAMISI (Émirats arabes unis) a constaté que les nouveaux médias représentent des instruments extrêmement efficaces mais qu’il faut veiller à ce que le monde entier puisse en bénéficier.  En vue de parvenir à un équilibre mondial dans le domaine de l’information, il a mis en avant le rôle de la coopération technique et la responsabilité spécifique qui incombe aux pays développés pour aider le monde en développement à accéder à ces nouvelles technologies.  Par ailleurs, il semble important aux Émirats arabes unis de définir des critères juridiques et moraux relatifs à l’impartialité et à l’exactitude des informations diffusées.  Le délégué a également appelé à un renforcement de la coopération entre le DPI et les autres départements du système des Nations Unies, ainsi qu’au renforcement de son programme d’information sur la question palestinienne.  Il a souligné en outre qu’il était important que la langue arabe soit traitée sur un pied d’égalité avec les autres langues officielles des Nations Unies, en particulier sur le site Web de l’Organisation.  S’agissant de l’expérience nationale de son pays, le représentant a affirmé que les Émirats arabes unis sont déterminés à prendre les mesures qui s’imposent pour être à la page sur le plan des technologies de l’information.


M. YUSSEF KANAAN, Observateur de la Palestine, a remercié le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Kiyo Akasaka, pour la discussion qu’il a tenue hier après midi avec les délégations.  Selon lui, la question de Palestine, tant qu’elle ne sera pas réglée, devra rester prioritaire pour les Nations Unies.  À cet égard, il a souligné l’importance du travail entrepris par le Département de l’information sur la question, ayant permis de sensibiliser l’opinion publique sur les droits du peuple palestinien.  Il a appelé à un règlement juste de la question palestinienne, sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies et de l’Initiative de paix arabe.  Il a salué le Département de l’information et la Division de la Palestine pour les excellentes activités qu’ils ont menées, notamment avec l’organisation d’un séminaire international des médias en juin dernier, à Lisbonne, au Portugal, sur la paix au Moyen-Orient.


La puissance occupante continue de façon systématique à cibler les journalistes qui tentent d’informer la communauté internationale sur les pratiques destructrices employées par la force d’occupation, a-t-il dénoncé.  Enfin, il a mis l’accent sur les informations publiées par le Département qui sont pour la population palestinienne le seul vecteur de communication.  Cela, a-t-il dit, a permis le développement économique et social d’une population qui vit sous occupation.  À cet égard, il a indiqué que son gouvernement avait accordé une importance accrue aux nouvelles technologies de l’information, notamment en vue de favoriser le processus de développement de la population palestinienne sous occupation. 


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