15/11/2010
Assemblée générale
CCP/75

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Commission de consolidation de la paix

Quatrième session

Comité d’organisation                                      

1re séance – matin


LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX EXAMINE SA « FORMATION  LIBÉRIA »

EN LIAISON AVEC LA PRÉSIDENTE ELLEN JOHNSON-SIRLEAF


La Commission de consolidation de la paix (CCP) a tenu ce matin la toute première séance publique de sa « Formation Libéria », en présence de la Présidente de la République du Libéria, Mme Ellen Johnson-Sirleaf, qui s’est adressée aux membres de la CCP, depuis Monrovia, par vidéoconférence.


Mme Johnson-Sirleaf a exprimé la gratitude du Gouvernement libérien et de son peuple à la Commission de consolidation de la paix pour avoir fait du Libéria le cinquième pays figurant à son ordre du jour, auquel figuraient déjà la Sierra Leone, le Burundi, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine.  Comme l’a fait observer la Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, Mme Judy Cheng-Hopkins, le Libéria est aussi le premier pays dont s’occupe la Commission alors qu’une opération de maintien de la paix est encore déployée sur son territoire.


La présence de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) a permis à la CCP de forger un partenariat avec le pays dès que le Gouvernement libérien eût adressé, le 27 mai dernier, sa demande de figurer à l’ordre du jour de la Commission.  La Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Libéria, Mme Ellen Margrethe Løj, a salué le rôle de chef de file joué par le Gouvernement libérien dans la rapidité de ce processus, rôle démontré ce matin par l’intervention de la Présidente Johnson-Sirleaf.


« Au Libéria, nous avons identifié six facteurs de conflit », a indiqué la Présidente en citant l’accès à la justice; les litiges fonciers; la gestion des ressources naturelles; la situation de la jeunesse, en particulier dans le domaine de l’emploi; la polarisation politique et la relation entre l’État et les citoyens.  Conscient qu’une paix durable et solide est la première condition nécessaire à la promotion du développement économique et social, le Gouvernement du Libéria avait réfléchi, dès 2006, à des solutions, a expliqué Mme Johnson-Sirleaf.


Ainsi, après avoir reçu en 2008 15 millions de dollars de la part du Fonds pour la consolidation de la paix, le Gouvernement, sous l’autorité de Mme Johnson-Sirleaf, avait notamment mis en place une Commission anticorruption dans le domaine foncier, dont le résultat des actions s’est fait déjà ressentir.


Cette volonté politique dont a fait preuve le Gouvernement libérien a très vite permis aux autorités de préciser la nature des priorités, articulées dans la Déclaration d’engagement mutuel* adoptée ce matin par la CCP.  Les priorités de la consolidation de la paix au Libéria sont au nombre de trois: renforcement de l’état de droit; soutien à la réforme du secteur de sécurité et promotion de la réconciliation nationale.


En vertu des termes de ce document, le Gouvernement du Libéria et la Commission de consolidation de la paix s’engagent à renforcer leur partenariat à l’appui de la consolidation de la paix dans le pays.  Ce faisant, les deux parties conviennent que la responsabilité principale de la conduite et de la mise en œuvre de ce processus incombe au Gouvernement et au peuple du Libéria.


L’appui de la Commission aux efforts consentis sur le plan national en faveur de la consolidation de la paix prendra plusieurs formes: sensibilisation et soutien sur le plan politique; mobilisation des ressources et promotion d’une action coordonnée de toutes les parties prenantes compétentes, comme cela est précisé dans le document.


Grâce à la présence de la MINUL et à la détermination du Gouvernement, la Sous-Secrétaire générale Mme Cheng-Hopkins a estimé que le Libéria pouvait devenir un « laboratoire pour expérimenter des approches inédites en matière de consolidation de la paix », ceci, en mettant un accent particulier sur le travail effectué sur le terrain, conformément aux recommandations émises lors de l’Examen de 2010 sur la question de la consolidation de la paix.


Mme Cheng-Hopkins a également salué, dans le cas du Libéria, la grande synergie entre les priorités nationales et les termes de la Déclaration d’engagement mutuel, ainsi que les mérites d’une approche participative qui s’est déjà traduite par la proposition d’établir cinq centres régionaux d’appui logistique à la consolidation de la paix à travers le pays.


La prochaine séance publique de la Commission de consolidation de la paix sera annoncée dans le Journal de l’ONU.


* PBC/4/LBR/L.1


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel