25/09/2010
Assemblée générale
AG/11002
ENV/DEV/1163

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

Soixante-cinquième session

18e séance plénière – après-midi


L’ASSEMBLÉE RÉAFFIRME SON SOUTIEN À LA STRATÉGIE DE MAURICE POUR LES PETITS ÉTATS INSULAIRES EN DÉVELOPPEMENT


L’Assemblée générale a adopté, ce soir, le Document final* de la Réunion de haut niveau sur l’examen quinquennal de la Stratégie de Maurice, qui réaffirme la résolution des États Membres à soutenir les efforts de développement durable que déploient les petits États insulaires en développement (PEID).


L’Assemblée clôturait ainsi une Réunion qu’elle avait entamée hier matin, et au cours de laquelle elle aura entendu une quinzaine d’orateurs, dont sept chefs d’État et de gouvernement, et organisé deux tables rondes thématiques et un dialogue interactif sur des questions essentielles pour les PEID. 


Le Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale, M. Joseph Deiss (Suisse), s’est félicité de l’adoption sans vote de ce Document, qui consacre, selon lui, une vision où « le bien-être de tous est dépendant du bien-être de chacun ».


Si des progrès substantiels ont été accomplis dans la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice, qui est directement liée à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a estimé la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Asha-Rose Migiro, il faut cependant « des efforts renouvelés pour tenir les promesses et les engagements pris au cours des dernières années ».


Adoptée en 2005, la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement énonce des mesures dans 19 domaines prioritaires, y compris les thèmes initialement proposés dans le Programme d’action de la Barbade.


Le Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement, adopté à la Barbade en 1994, mettait en lumière les difficultés particulières qui ont gravement entravé le développement socioéconomique de ces pays.  Le Programme d’action de la Barbade a traduit Action 21  en mesures concrètes visant à permettre aux petits États insulaires en développement de parvenir à un développement durable.


Plusieurs priorités ont été identifiées lors de la Réunion de haut niveau.  L’une d’entre elles est de « définir des objectifs et des indicateurs mesurables et de renforcer les capacités de collecte de données et d’analyse », a précisé Mme Migiro, qui a également souligné l’importance d’augmenter les ressources disponibles pour les PEID.


Pendant ces deux jours, les orateurs ont également mis l’accent sur la nécessité de « renforcer les partenariats stratégiques et les mécanismes de surveillance et de coordination, en particulier au niveau régional et au sein du système des Nations Unies, comme par exemple le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement et de la Commission du développement durable ».  Le renforcement de la coopération Sud-Sud, y compris entre PEID, est une autre piste à privilégier, a indiqué Mme Migiro.


Hier, lors de l’ouverture de la Réunion de haut niveau, le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, avait plaidé pour une augmentation de l’aide en faveur des PEID, dont les vulnérabilités, avait-il dit, sont «  uniques et particulières ». 


L’Assemblée générale a donc exhortéla communauté internationale à « continuer d’appuyer les effortsque déploient les petits États insulaires en développement pour améliorer laproduction, la productivité et la viabilité agricoles et faire de la sécurité alimentaireune priorité ».


« Eu égard à la situation économique mondiale actuelle », les partenaires de développement sont, de même, invités à « continuer d’accorder l’attention voulue aux vulnérabilités propres aux petits États insulaires en développement ».


Les États Membres ont également exhorté les institutions financières internationales à « continuer de tenir compte des particularités de la situation et des vulnérabilités de chaque petit État insulaire en développement afin que chacun ait l’accès voulu aux ressources financières, notamment à des prêts à des conditions de faveur destinés à des investissements dans le développement durable.


Dans son Document final, l’Assemblée générale constate en outre que les PEID ont « intégré les principes de développement durable dans leurs stratégies nationales, par exemple en sensibilisant le public à leur importance, en créant des zones protégées (marines, côtières et terrestres), en jouant résolument un rôle moteur dans la protection de la biodiversité et en adoptant des stratégies de promotion des énergies renouvelables ».


Mais, en dépit de ces efforts, « ces pays continuent de rencontrer des obstacles liés à leurs vulnérabilités spécifiques et ont obtenu des résultats inégaux quant aux Objectifs du Millénaire pour le développement », souligne le Document. 


« La plupart d’entre eux sont handicapés, dans leurs efforts de développement durable, par leur petite taille, leur éloignement géographique, le caractère limité de leurs ressources et de leurs exportations et les conséquences qu’ont pour eux des problèmes environnementaux mondiaux », tels que les changements climatiques et l’élévation du niveau de la mer.


Aussi la communauté internationale est-elle invitée « à continuer de renforcer son appui à l’élaboration et l’application des stratégies nationales d’atténuation des effets des changements climatiques et d’adaptation des PEID, ainsi qu’à trouver des sources de financement spéciales, en œuvrant au renforcement des capacités et en transférant des technologies » permettant de faire face à ce phénomène.


La Réunion de haut niveau a été également rythmée par deux tables rondes et un dialogue interactif, auxquels ont participé des dirigeants d’États Membres, des Ministres, des représentants des Nations Unies et d’organisations régionales, notamment des groupements de petits États insulaires. 


Au cours de la première Table ronde, intitulée, « Réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience des petits États insulaires en développement », les participants ont fait observer que la vulnérabilité des PEID devait être pleinement reconnue pour ce qu’elle était par la communauté internationale, là aussi invitée à renforcer l’assistance qu’elle prête à ces pays.


C’est ce même thème, celui du renforcement de l’appui au PEID, qui a été approfondi aujourd’hui lors d’une seconde Table ronde, qui a fait ressortir l’importance pour les pays donateurs non seulement de concrétiser leurs promesses de contributions, mais aussi d’aligner leur aide sur les priorités nationales de développement des pays récipiendaires.  Dans ce contexte, les participants ont également réfléchi aux moyens pour ces pays d’attirer les investisseurs.


Enfin, au cours d’un dialogue interactif sur les « perspectives transrégionales », les intervenants ont estimé que le développement de la coopération Sud-Sud pourrait constituer un substitut à l’effondrement du pouvoir d’achat des pays développés, qui a frappé de plein fouet les PEID au moment de la crise économique et financière.

* A/65/L.2


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel