05/08/2009
Secrétaire général
SG/SM/12396
HR/4993
OBV/801

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL LANCE UN APPEL AUX GOUVERNEMENTS ET AUX SOCIÉTÉS CIVILES POUR PRENDRE DES MESURES VISANT À AMÉLIORER LES SERVICES DE SANTÉ EN FAVEUR DES PEUPLES AUTOCHTONES


Vous trouverez ci-après le texte du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août:


Les peuples autochtones du monde entier –370 millions de personnes vivant dans 70 pays– sont les gardiens des zones où la diversité biologique est la plus grande sur terre.  Les langues qu’ils parlent constituent la majorité des langues existant dans le monde, et leurs connaissances traditionnelles, leur diversité culturelle et leurs modes de vie durables apportent une contribution inestimable au patrimoine commun de l’humanité.


L’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones par l’Assemblée générale, en 2007, a marqué un tournant dans la lutte des peuples autochtones pour la justice, l’égalité des droits et le développement.  Des mesures bienvenues ont aussi été prises récemment au niveau national; certains gouvernements ont présenté leurs excuses aux peuples autochtones pour les injustices passées, d’autres ont fait progresser des réformes législatives et constitutionnelles.


Néanmoins, les peuples autochtones continuent de faire partie des populations les plus marginalisées, souffrant de façon disproportionnée de la pauvreté et d’un accès insuffisant à l’enseignement.  Nombre d’entre eux sont victimes quotidiennement de la discrimination et du racisme.  Trop souvent, leurs langues subissent des restrictions ou sont menacées d’extinction, tandis que leur territoire est sacrifié pour l’exploitation minière ou la déforestation.


Les peuples autochtones tendent aussi à pâtir de mauvais états de santé liés à la pauvreté, à la malnutrition, à la contamination de l’environnement et à des soins de santé inadéquats.  Cela étant, la célébration de la Journée internationale cette année met l’accent sur la menace du VIH/sida.  Il est essentiel que les peuples autochtones aient accès à l’information et aux infrastructures nécessaires pour la détection, les traitements et la protection.


Des progrès insuffisants dans le secteur de la santé, en particulier, reflètent un écart persistant et important dans nombre de pays entre la reconnaissance officielle des droits des peuples autochtones et la situation réelle sur le terrain.  En cette Journée internationale, je lance un appel aux gouvernements et aux sociétés civiles pour qu’ils agissent avec diligence et détermination pour combler cet écart, en collaboration complète avec les peuples autochtones.


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