15/05/2009
Secrétaire général
SG/SM/12227
OBV/781

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LES FAMILLES QUI ONT INTÉGRÉ LE PRINCIPE DE L’ÉGALITÉ ENTRE FEMMES ET HOMMES CONTRIBUERONT À L’INSTAURATION DE SOCIÉTÉS PLUS STABLES ET PLUS PRODUCTIVES, DÉCLARE BAN KI-MOON


On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, publié à l’occasion de la Journée internationale des familles, le 15 mai:


Cette année, la Journée internationale des familles placée sous le thème « Mères et familles: défis dans un monde en évolution » met l’accent sur la contribution importante qu’apportent les mères aux familles et collectivités du monde entier.


Les mères jouent un rôle essentiel dans la famille, qui est un puissant facteur de cohésion et d’intégration sociales.  Les liens qui les unissent à leurs enfants sont indispensables au développement harmonieux de ces derniers.  Mais elles ne se bornent pas à prodiguer des soins; elles subviennent aussi aux besoins de leur famille.  Néanmoins, les femmes, lorsqu’elles deviennent mères, continuent de faire face à de graves difficultés, voire à des périls mortels.


Dans les pays en développement, la naissance d’un enfant, qui devrait être une cause de réjouissances, est trop souvent synonyme de graves dangers pour la santé des femmes.  L’amélioration de la santé maternelle est l’objectif du Millénaire pour le développement dont la réalisation a le moins progressé.  Les femmes des pays les moins avancés risquent 300 fois plus que celles des pays développés de mourir en couches ou des suites de complications liées à la grossesse.  Il faudrait rendre la grossesse et l’accouchement plus sûrs en dotant les systèmes sanitaires des moyens nécessaires à la prestation de services de planification familiale, de soins spécialisés pendant l’accouchement et de soins obstétriques d’urgence.


La violence à l’égard des femmes, dont beaucoup sont des mères, reste à notre époque l’une des formes de violation des droits fondamentaux les plus répandues.  Elle a de lourdes conséquences – mettant en danger la vie des femmes et des filles, portant préjudice à leur famille et à leur collectivité et endommageant le tissu même des sociétés dans lesquelles elles vivent.  L’élimination et la prévention de ce fléau devraient être une priorité absolue pour tous les pays.


Nous devons également assurer l’accès universel à l’éducation.  L’éducation des femmes et des filles profitent non seulement aux familles mais à un pays tout entier, dans la mesure où elle libère le potentiel dont disposent les femmes pour contribuer à l’action du développement.  Les statistiques révèlent, par ailleurs, que des mères instruites sont davantage susceptibles d’assurer la scolarisation de leurs enfants, les avantages de l’éducation transcendant ainsi les générations.


En même temps que nous nous employons à soutenir les mères dans leur rôle de dispensatrices de soins, nous devons renforcer et étendre les politiques et les services favorables à la famille, tels que les garderies d’enfants, qui allègent la charge de travail des femmes.  Les femmes et les hommes ont besoin d’un soutien accru de la société pour partager à égalité les tâches et les responsabilités familiales.  Les familles qui ont intégré le principe de l’égalité entre femmes et hommes contribueront à l’instauration de sociétés plus stables et plus productives.


Si de nombreux enjeux nous interpellent dans ce monde en évolution, un facteur demeure constant, à savoir l’importance immuable des mères et de leur contribution inestimable à l’essor des générations futures.  En reconnaissant leur action à sa juste valeur et en améliorant leurs conditions de vie, nous construirons un avenir meilleur pour tous.


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