19/03/2009
Secrétaire général
SG/SM/12141
OBV/772
ORG/1509

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EXHORTE À UN REDOUBLEMENT DES EFFORTS EN VUE DE GARANTIR L’INDISPENSABLE PROTECTION DU PERSONNEL DES NATIONS UNIES


On trouvera, ci-après, le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de solidarité avec les fonctionnaires détenus ou portés disparus, le 25 mars:


La Journée internationale de solidarité avec les fonctionnaires détenus ou portés disparus appelle l’attention de la communauté internationale sur les risques rencontrés à travers le monde, au quotidien, par le personnel de l’Organisation des Nations Unies et les Casques bleus, nos collègues des organisations non gouvernementales et nos amis de la presse.


Cette journée marque aussi l’anniversaire de l’enlèvement par des hommes armés, il y a 24 ans, d’Alec Collett alors qu’il se trouvait à bord de sa voiture à proximité de l’aéroport de Beyrouth.  M. Collett, ancien Directeur d’un centre d’information des Nations Unies et journaliste, était alors détaché auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).  La lumière n’a toujours pas été faite sur ce qui lui est arrivé.


Le personnel humanitaire recruté sur le plan local et les fonctionnaires de l’ONU sont les cibles les plus vulnérables et représentent la majorité des victimes d’incidents liés à la sécurité.  Cela dit, toute personne qui est au service de l’ONU constitue une victime potentielle comme le prouvent les prises d’otages survenues dernièrement au Niger et au Pakistan.  Entre juillet 2007 et juin 2008, on a recensé 160 arrestations de fonctionnaires opérées par des acteurs étatiques et 39 par des acteurs non étatiques.  Au moins 19 fonctionnaires se trouvent toujours en état d’arrestation, en détention ou portés disparus.  Je lance un appel aux États Membres et aux acteurs non étatiques pour qu’ils les libèrent immédiatement.


Cent cinq États Membres n’ont toujours pas ratifié la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé adoptée en 1994.  Seuls 16 États Membres ont ratifié le Protocole facultatif à la Convention, adopté en 2005, ce qui empêche cet instrument important d’entrer en vigueur.  Les Conventions de Genève et le Statut de la Cour pénale internationale font aussi partie du régime juridique pertinent.  J’exhorte tous les États Membres à faire leur possible pour renforcer ce dispositif de protection.


Je remercie le Comité permanent sur la sécurité et l’indépendance de la fonction publique internationale du Syndicat du personnel de l’Organisation des Nations Unies pour les efforts inlassables qu’il déploie en vue de sensibiliser l’opinion au problème et notamment aux besoins des familles de fonctionnaires détenus ou portés disparus.  Redoublons tous d’efforts pour garantir à l’ensemble du personnel de l’Organisation des Nations Unies et du personnel associé la protection dont il a besoin pour s’acquitter de la mission capitale qui lui est confiée en faveur de l’humanité.


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