22/12/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. ALI ABDUSSALAM TREKI


Le Président de l’Assemblée générale, M. Ali Abdussalam Treki, de la Jamahiriya arabe libyenne, a fait ce matin en conférence de presse un bilan des travaux de l’Assemblée, à la veille de la fin de la partie principale de sa soixante-quatrième session.  Au cours de cette période, celle-ci aura entériné 226 résolutions et 57 décisions de la plénière et des grandes commissions.  Seule la Cinquième Commission (administrative et budgétaire) n’a pas encore conclu ses travaux.


Répondant à une question à ce sujet, M. Treki s’est déclaré optimiste sur le bouclage du budget des Nations Unies, qui relève du mandat de cette Commission.  « Des progrès ont été accomplis », a-t-il assuré, avant de dire que celle-ci devrait présenter demain pour adoption ses recommandations à l’Assemblée générale.


Au nombre des réalisations de cette session, le Président a cité la poursuite des débats sur la revitalisation de l’Assemblée générale et sur la réforme du Conseil de sécurité, qui devraient reprendre en 2010.  En ce qui concerne l’élargissement et la représentativité du Conseil, un nouveau tour de négociations est d’ores et déjà prévu en janvier 2010, a-t-il annoncé.


Le Président s’est déclaré satisfait du caractère « démocratique » des discussions qui ont rythmé les travaux de l’Assemblée au cours de cette session, et de la participation notable des pays africains.  M. Treki s’est également félicité de la tenue, à l’extérieur du Siège des Nations Unies, des trois manifestations de haut niveau qu’ont été le Sommet sur la sécurité alimentaire de Rome, la Conférence de haut niveau sur la coopération Sud-Sud de Nairobi et la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague.


Interrogé sur les résultats de cette dernière Conférence et le mécontentement de nombreux États Membres qui disent avoir été « exclus du processus », le Président a reconnu que le point de vue de nombreux pays en développement n’avait pas été suffisamment pris en considération.  Mais il a aussi estimé qu’il fallait se concentrer sur les aspects positifs, comme le fait qu’un accord, même juridiquement non contraignant, a été conclu, et que ce qui avait été entamé à Copenhague sera achevé au Mexique.


Commentant un des temps forts de cette session -le débat autour des conclusions du « rapport Goldstone », qui fait état de violations des droits de l’homme par les parties au conflit à Gaza fin 2008-début 2009-, M. Treki s’est félicité de l’adoption d’une résolution par la plénière qui demande aux autorités israéliennes et palestiniennes de mener des enquêtes indépendantes à ce sujet et au Secrétaire général d’en transmettre les conclusions au Conseil de sécurité.


Questionné sur le bilan de l’administration Obama en matière de multilatéralisme, M. Treki a salué l’entrée des États-Unis au Conseil des droits de l’homme et le discours prononcé par le Président américain lors du débat général de l’Assemblée.  Compte-tenu cependant de la spécificité du système politique américain, où la Maison Blanche doit bénéficier du soutien de la Chambre des représentants et du Sénat, il a jugé qu’il serait pertinent de convier l’an prochain des membres du Congrès à se rendre aux Nations Unies pour prendre la pleine mesure de l’importance de l’Organisation et de la nécessité d’appuyer son action.


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