25/09/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CHYPRE, M. DIMITRIS CHRISTOFIAS


Le Président de la République de Chypre, M. Dimitris Christofias, a réaffirmé ce matin son engagement envers l’instauration d’un État fédéral œuvrant au bien-être « non plus de Chypriotes grecs d’un côté et de Chypriotes turcs de l’autre, mais des citoyens chypriotes tout court ».


M. Christofias a, lors d’une conférence de presse tenue au Siège de l’ONU, à New York, évoqué les rencontres bilatérales qu’il aura eues en marge du débat de l’Assemblée générale pour demander au Secrétaire général de l’Organisation et aux États Membres de faire pression sur la Turquie pour que celle-ci « respecte les résolutions du Conseil de sécurité sur le statut de l’île de Chypre ».


« Depuis 1974, nous venons plaider notre cause à l’ONU », a rappelé M. Christofias, « et depuis cette date, nos positions ont évolué et changé, le nationalisme ayant laissé la place à la recherche d’une solution pacifique et équitable qui soit bénéfique à tous, ce qui passe, comme le reconnaît la communauté internationale, par la réunification du pays ».


Selon le Président de la République de Chypre, « la Turquie détient la clef du problème qui se pose à Chypre, ne serait-ce qu’au plan de la sécurité, puisqu’elle occupe le nord de l’île, comme l’indique la présence de troupes et de colons ».  M. Christofias a précisé que même si un terrain d’entente pouvait être trouvé entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, seule une décision d’Ankara permettra cependant d’aboutir à la démilitarisation et au retrait des « colons », la République de Chypre ayant proposé sur ce dernier point à la Turquie que soient maintenus sur place 50 000 « colons » turcs pour des raisons humanitaires. 


« Le temps des concessions est révolu », a ensuite déclaré M. Christofias, qui s’est dit toutefois prêt à poursuivre « sur le même rythme régulier » les pourparlers en cours avec le leader chypriote turc, M. Mehmet Ali Talat. 


« D’aucuns pensent que nous essayons de battre le record du nombre de rencontres entre dirigeants politiques, mais ce que les impertinents doivent savoir, c’est que nous sommes prêts à continuer, non pas parce que nous voulons faire durer le débat, mais parce que nous voulons éviter les erreurs du passé, celles qui nous ont conduits à conclure hâtivement des accords qui ont vite capoté ».


Le Président de la République de Chypre a exprimé sa conviction que les deux parties, chypriote grecque et chypriote turque, étaient sur la bonne voie, et que leur volonté de parvenir à un accord était intacte.  Il a affirmé que seule la position d’Ankara constituait un frein à une avancée décisive pour l’avenir de Chypre.  « Dans l’allocution qu’il a prononcée lors du débat de l’Assemblée générale, le Premier Ministre turc Erdogan, a de nouveau refusé de considérer Chypre comme un État indépendant.  Ceci est pour le moins décevant, de la part d’un Chef de gouvernement qui se bat chaque jour pour que son pays adhère à l’Union européenne », a renchéri M. Christofias. 


« La situation n’est plus tenable du point de vue du droit international, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’île de Chypre n’étant pas respectées », a-t-il estimé. 


M. Christofias a enfin souligné que le rôle de l’ONU n’était pas d’arbitrer des choix concernant le destin des Chypriotes, comme cela a été le cas en 2004, mais de faciliter les négociations et de faire en sorte que la Turquie applique les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nation Unies sur la question de Chypre. 


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