23/09/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE BILAN DU SOMMET SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

ORGANISÉ À L’INITIATIVE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL


     Avec 160 pays, dont 101 étaient représentés par leurs chefs d’État ou de gouvernement, le Sommet sur les changements climatiques, organisé hier à l’initiative du Secrétaire général, fut un succès, a déclaré devant la presse, cet après-midi, le Sous-Secrétaire général à la planification et au changement climatique, M. Robert Orr.


     « L’objectif principal du Secrétaire général est atteint », a affirmé M. Orr, lors d’une conférence de presse conjointe au Siège des Nations Unies, à New York, ajoutant qu’« aucun rendez-vous international sur le climat n’avait jusqu'à présent réuni autant de décideurs politiques ».


De son côté, le Directeur de l’Équipe de soutien du Secrétaire général sur les changements climatiques, M. Janos Pasztor, a souligné que lors du dîner offert par le Secrétaire général à l’issue du Sommet, les dirigeants de la planète avaient mis l’accent sur la nécessité de travailler ensemble dans un climat de « confiance réciproque ».  « Ils savent que c’est une clef pour avancer vers un accord à Copenhague », a-t-il ajouté, assurant qu’ils « sont prêts à se retrouver autour d'une table d’ici là pour avancer ».  Le Secrétaire général est prêt à organiser cette rencontre s’il est sollicité, a-t-il précisé.


     M. Orr a, quant à lui, constaté, lors de ce dîner qui rassemblait 23 chefs d’État et de gouvernement, qu’un accord « est possible ».  « Un accord doit être trouvé et ils travailleront pour que cet accord soit trouvé », a-t-il dit. 


     Pour M. Orr, cette mobilisation de haut niveau montre que les dirigeants politiques ont pris conscience de l’urgence du problème du réchauffement de la planète et du rôle qu'ils ont à jouer pour le limiter.


     « L’un après l’autre, dans leurs déclarations, ils ont montré qu'ils avaient compris que c’était un problème de leadership, qui nécessite de leur part un engagement politique et des décisions politiques », a insisté le Sous-Secrétaire général.


     Autre motif de satisfaction, à ses yeux, ce Sommet a permis d’instaurer un dialogue « sérieux et durable » entre pays développés et pays « aux économies vulnérables », à 80 jours de la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques.


     De même, s’est félicité M. Orr, les objectifs de limitation de l’augmentation moyenne de la température terrestre, qui sont au cœur des négociations pour l’après-Kyoto, sont proches mêmes s’ils divergent encore.  « De nombreux intervenants ont évoqué une augmentation de deux degrés, aucun n’est allé au-delà et seuls quelques pays en voie de développement ont proposé 1,5 degré », a-t-il expliqué.


     M. Orr a, par ailleurs, salué les engagements du Japon à réduire d'ici à 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 25% par rapport au niveau de 1990, et à créer un marché national des émissions de carbone, lequel sera lié à un futur marché international du carbone.


     Il a, en outre, jugé positive l’intention exprimée par l’Union européenne de verser 5 à 7 milliards d’euros, entre 2010 et 2012, à un fonds d’adaptation qui serait créé pour aider les pays en développement à faire face aux effets des changements climatiques.  Le Sous-Secrétaire général a de même mis l’accent sur les efforts entrepris par la Chine en vue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.


     Mais, selon M. Orr, l'une des avancées les plus significatives du Sommet est liée à la question du financement, « condition sine qua non pour arriver à un accord final à Copenhague et qui a finalement été au centre des interventions ».  La plupart des dirigeants politiques présents ont approuvé le principe d’une contribution minimum de 100 milliards de dollars par an pendant une décennie, a-t-il rappelé.


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