02/09/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE ET REPRÉSENTANTE PERMANENTE DES ÉTATS-UNIS, MME SUSAN RICE


La Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, Mme Susan Rice, a affirmé cet après-midi que M. Barack Obama serait, le 24 septembre prochain, le premier chef d’État américain à présider une séance du Conseil de sécurité.  Cette réunion au sommet, la cinquième dans l’histoire des Nations Unies, portera sur la non-prolifération et le désarmement nucléaires, a précisé l’Ambassadrice américaine, lors d’une conférence de presse tenue au Siège de l’Organisation, à New York.


Mme Rice, qui présentait le programme de travail pour le mois de septembre du Conseil de sécurité, dont les États-Unis assurent la présidence tournante, a également fourni des précisions sur l’agenda de M. Obama au cours de sa visite officielle aux Nations Unies, la première depuis son arrivée à la Maison Blanche, qui aura lieu à l’occasion de l’ouverture de la soixante-quatrième session de l’Assemblée générale de l’ONU. 


Outre la réunion du Conseil de sécurité, le Président Obama s’exprimera lors du Sommet de haut niveau sur les changements climatiques, qui se tiendra le 22 septembre, puis, le lendemain, à l’ouverture solennelle du débat de l’Assemblée générale.


Le Président Barack Obama participera également au déjeuner offert par le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement; et à une réception de la Mission américaine auprès des Nations Unies à laquelle sont invités de nombreux dirigeants et délégations qui seront à New York dans le cadre de l’ouverture de la soixante-quatrième session de l’Assemblée.


La réunion du Conseil de sécurité du 24 septembre verra une « large participation » de chefs d’État et de gouvernement, a indiqué aujourd’hui la Représentante permanente des États-Unis auprès de l’ONU, « et peut-être de tous, et certainement d’une majorité d’entre eux ».


Notant que la séance porterait « de façon générale sur le désarmement et la non-prolifération nucléaires et non sur un pays en particulier », Mme Susan Rice a souligné que des consultations étaient en cours avec les autres membres du Conseil pour que cette réunion produise un « résultat substantiel ». 


Des questions et « domaines clefs » seront abordés, tels que « le contrôle des armements, le désarmement nucléaire, le renforcement du régime du Traité de non-prolifération (TNP) et la circulation et la sécurité des matériaux nucléaires et des matières fissiles ».  « Le Conseil a un rôle très important à jouer pour empêcher la prolifération et l’utilisation d’armes nucléaires », a rappelé Mme Rice, ajoutant qu’il était également « le principal organe mondial pour traiter de la coopération en matière de sécurité internationale ».


Elle a expliqué que son pays considérait la non-prolifération et le désarmement nucléaires comme « l’un des principaux défis de notre temps », une question sur laquelle l’Administration américaine et le Président Obama lui-même « se sont concentrés très tôt et avec un haut degré d’attention », comme ce dernier l’a prouvé « dans le discours à Prague », a-t-elle précisé.


L’Ambassadrice a en outre indiqué que le Conseil de sécurité organiserait, le 9 septembre, un débat public sur Haïti et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de ce pays (MINUSTAH), dont le mandat expire le 14 octobre.  Ce débat sera basé sur le rapport du Secrétaire général, publié hier, a-t-elle dit.  Elle a ajouté que l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour Haïti, M. Bill Clinton, participerait à cette réunion.  Une réunion privée avec les pays fournisseurs de contingents pour Haïti est également prévue le 4 septembre.


Un autre événement important se déroulera le 30 septembre, lorsque le Conseil de sécurité adoptera une nouvelle résolution sur la violence sexuelle dans les conflits armés, laquelle s’inscrit dans le sillage de la résolution 1820 (2008) sur les femmes et la paix et la sécurité.  Cette séance, a déclaré Mme Rice, devrait être présidée par la Secrétaire d’État américaine, Mme Hillary Clinton. 


Le projet de résolution, qui fait actuellement l’objet de discussions, devrait recommander, a-t-elle dit, la création d’une équipe spéciale d’experts qui serait chargée de contrôler la mise en œuvre de la résolution 1820, de travailler avec les gouvernements sur des stratégies visant à combattre les violences sexuelles et de soumettre au Conseil un rapport annuel sur les violences sexuelles.  Il proposerait aussi au Secrétaire général de nommer un représentant spécial sur la question.


Par ailleurs, le Conseil de sécurité doit se réunir le 15 septembre pour prolonger et actualiser le mandat de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).  Auparavant, auront eu lieu, le 3 septembre, une réunion privée avec les pays contributeurs de troupes; et, le 9 septembre, des consultations sur la MINUL.


Le 29 septembre, le Conseil entendra un exposé sur la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), où doit être présentée pour la première fois une évaluation des progrès accomplis et des élections présidentielle et provinciales du 20 août dernier.


De même, le Conseil de sécurité doit procéder au renouvellement du mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL), le 15 septembre; et tenir des réunions sur les Comités des sanctions sur l’Iran, le 9 septembre; la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le 14; et sur le Soudan, le 15, a indiqué la Représentante permanente des États-Unis et Présidente du Conseil de sécurité.


S’agissant de l’Iran, Mme Rice a expliqué que la position américaine était et demeurait d’empêcher ce pays d’acquérir une capacité d’armement nucléaire, ce qui est « une question d’importance pour la sécurité nationale des États-Unis, de la région, y compris d’Israël », a-t-elle dit.  Elle a espéré que l’Iran saurait « répondre de manière appropriée » aux propositions des six pays chargés du dossier (Allemagne, Chine, États-Unis, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni), dont les représentants se réunissaient aujourd’hui à Francfort, en Allemagne.


À propos du Soudan, « la priorité américaine est d’arrêter les massacres au Darfour », a-t-elle déclaré.  « Le Président Obama a plus d’une fois fait référence au génocide qui est commis au Soudan », a-t-elle ajouté, précisant que l’accent devait être mis sur « les mesures à prendre pour réduire les souffrances des populations, des personnes déplacées, des réfugiés et d’autres civils au Darfour et dans le reste du Soudan ».


La Représentante permanente des États-Unis a également souligné que l’exposé mensuel sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, au Conseil de sécurité, serait présenté le 17 septembre, et qu’il serait suivi de consultations.


En revanche, Mme Rice a indiqué qu’elle n’était pas en mesure de faire une annonce au sujet d’une possible rencontre sur le Moyen-Orient, en marge de l’Assemblée générale, entre le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, et le Premier Ministre israélien, M. Benyamin Netanyahou. 


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