18/05/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’OUVERTURE DE LA HUITIÈME SESSION DE L’INSTANCE PERMANENTE SUR LES QUESTIONS AUTOCHTONES


La Présidente de l’Instance permanente sur les questions autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, des Philippines, a présenté à la presse, cet après-midi, les enjeux de la huitième session de l’Instance, qui se tient jusqu’au 29 mai au Siège de l’ONU, à New York.


« Différentes approches ont été adoptées pour cette session », a déclaré Mme  Tauli-Corpuz, lors d’une conférence de presse conjointe.  « Il s’agit tout d’abord, a-t-elle expliqué, d’examiner la façon dont sont appliquées les recommandations relatives au développement économique et social des femmes autochtones, ainsi que les recommandations relatives à la deuxième Décennie internationale pour les peuples autochtones. »


Puis, Mme Tauli-Corpuz a relaté les relations difficiles entre les populations autochtones et les industries extractives –minerai, pétrole et gaz- qui les affectent de manière disproportionnée.


« C’est un domaine dans lequel nous aimerions travailler davantage », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité pour l’Instance de « chercher les moyens de promouvoir le respect de la terre, de ses ressources et des droits des autochtones ».  La Présidence de l’Instance permanente a ainsi souhaité que des « recommandations fortes » soient adoptées en ce sens, au cours de cette session.


De même, Mme Tauli-Corpuz a estimé que si la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones avait «  déjà été acceptée par la plupart des États Membres de l’ONU », il convenait néanmoins d’examiner les moyens de mettre en œuvre des mécanismes qui puissent rendre effectifs ses principes et ses dispositions. 


La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été adoptée par l’Assemblée générale en 2007, après plus de deux décennies de négociations.


Ce document fondamental reconnaît les droits de près de 400 millions d’autochtones du monde entier en tant que droits de l’homme.  La Déclaration considère comme illégale toute discrimination faite à leur encontre et met l’accent sur les droits de ces peuples de préserver leurs institutions, cultures et traditions.


Ancien Président de la Commission des droits de la pêche dans le nord de la mer de Norvège pour le peuple Sami et d’autres citoyens, M. Carsten Smith, de la Norvège, a observé que la Déclaration était une « étoile » qui guide l’Instance permanente dans de nombreux domaines et sur de multiples questions.  Il s’agit, a-t-il ajouté, d’une « base juridique ».  « Elle doit être la norme juridique supérieure », a-t-il poursuivi.


M. Smith a ainsi souligné que la Déclaration avait donné à l’Instance permanente « une nouvelle fonction et un mandat élargi ».  Ce mandat, a-t-il dit, est de « transformer la Déclaration en un droit vivant ».  La réalisation d’un tel objectif nécessite, selon lui, que la Déclaration soit « intégrée dans la législation nationale de chaque pays » afin de mettre en œuvre des « lois et actions ayant un impact concret sur le terrain pour les populations autochtones ».


Le rôle de l’Instance permanente sur les questions autochtones est, à cet égard, défini dans l’article 42 de la Déclaration, a-t-il rappelé.  Cet article stipule en effet que l’ONU, ses organes, dont l’Instance, les institutions spécialisées, notamment au niveau des pays, et les États « favorisent le respect et la pleine application » des dispositions de la Déclaration et « veillent à en assurer l’efficacité ».


Notant que l’autorité de l’Instance demeurait « limitée », M. Smith a mis l’accent sur la nécessité pour elle « de travailler en étroite coopération et d’approfondir le dialogue avec toutes les agences des Nations Unies ».


M. Lars Anders Baer, de la Suède, et membre du Conseil Sami, a évoqué, quant à lui, la situation actuelle des peuples autochtones dans la région de l’Arctique, à laquelle l’Instance permanente consacrera une demi-journée.


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