14/05/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU GROUPE CONSULTATIF AD HOC DE L’ECOSOC SUR HAÏTI


Pour assurer son relèvement et son développement à long terme, Haïti a besoin d’un partenariat plus large que celui qui existe actuellement, un partenariat qui doit inclure le Gouvernement et le peuple haïtiens, le système des Nations Unies et les autres partenaires internationaux.  Le pays doit bénéficier d’une constante attention et de l’engagement qu’il mérite de la part de communauté internationale, a estimé aujourd’hui John McNee, Représentant permanent du Canada et Président du Groupe consultatif ad hoc du Conseil économique et social (ECOSOC) sur Haïti.


Accompagné du représentant d’Haïti, M. McNee s’exprimait au cours d’une conférence de presse tenue au Siège après la première visite, depuis avril 2007, que son Groupe consultatif a effectuée la semaine passée dans le pays.  La Présidente de l’ECOSOC, Sylvie Lucas, a participé à la visite de quatre jours du Groupe, qui est composé, outre Haïti, des représentants du Bénin, du Brésil, du Canada, du Chili, de l’Espagne, du Pérou et de Trinité-et-Tobago.


Le Groupe ad hoc s’est fixé pour objectif de promouvoir le relèvement et la stabilité en Haïti, et de veiller à ce que le pays reçoive de manière constante un appui international à long terme.  Il entend aussi veiller à la coordination entre donateurs et à l’adéquation entre l’aide fournie et les besoins réels du pays, notamment en accompagnant le plan que le Gouvernement haïtien a présenté lors de la Conférence des donateurs tenue à Washington, le 14 avril dernier.


M. McNee a reconnu que, ces derniers mois, Haïti avait bénéficié d’une large attention internationale, citant notamment les visites sur place, en mars dernier, du Secrétaire général de l’ONU, accompagné de l’ancien Président des États-Unis, Bill Clinton.  Il a aussi cité la mission du Conseil de sécurité, durant le même mois, et la Conférence de Washington, au mois d’avril.


Les défis auxquels Haïti est confronté sont importants et ils dureront longtemps, a déclaré le Président du Groupe ad hoc, pour qui l’année passée a été « extraordinairement difficile » pour le pays, du fait des quatre ouragans qui ont ravagé le pays en août et septembre, et de la hausse des prix alimentaires et énergétiques.  M. McNee a pourtant estimé qu’Haïti a fait des progrès durant les deux dernières années.  La sécurité y est indiscutablement meilleure, a-t-il affirmé, voyant dans la poursuite du recrutement et de la formation de la Police nationale haïtienne un signal très encourageant.  La confiance dans l’institution policière augmente, a-t-il ajouté, citant un récent sondage effectué dans le pays.


Le Président d’Haïti, René Préval, et son Premier Ministre, Michèle Pierre-Louis, que le Groupe ad hoc a rencontrés en même temps que d’autres membres du Gouvernement haïtien et du système des Nations Unies en Haïti, sont « déterminés à faire avancer le pays ».  Il a aussi estimé que les parlementaires représentent un élément important de la consolidation de la démocratie dans le pays, et que la société civile et le secteur privé ont besoin d’être associés au consensus national sur l’avenir d’Haïti.


Pourquoi le Canada s’engage-t-il de manière aussi importante auprès d’Haïti?  Mon pays, a répondu M. McNee, s’est donné pour vocation d’aider les pays en difficulté à se développer.  Haïti, qui appartient à l’hémisphère Nord, est le pays voisin qui a le plus besoin d’aide.  Le Président du Groupe ad hoc a aussi rappelé qu’en l’absence de soutien, il existe toujours le risque de voir les problèmes d’Haïti s’exporter dans la région.  Rappelant que son pays s’est engagé à fournir quelque 550 millions de dollars sur cinq ans à Haïti, il a expliqué que cet engagement financier se traduit de manière très visible dans de multiples projets à travers le pays.


S’agissant plus spécifiquement de la contribution canadienne à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), M. McNee a estimé que la présence de policiers canadiens francophones constitue sans doute « la meilleure valeur ajoutée » que son pays a apportée à la MINUSTAH.  Il s’est félicité qu’un grand nombre de pays, notamment d’Amérique latine, fournissent à la Mission des contingents militaires et a rappelé qu’il n’y a pas de difficultés pour trouver des pays contributeurs de troupes pour la MINUSTAH.  Cette Mission compte 93 policiers canadiens, sur un total de 1 925.  En revanche, il n’y a que quatre officiers canadiens parmi les quelque 7 000 Casques bleus déployés dans le pays.  M. McNee a enfin expliqué l’importance de son attachement à la lutte contre la corruption en Haïti, par le fait qu’il est important de « veiller à ce que les fonds que nous apportons soient utilisés correctement et efficacement ».   


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