08/05/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN


À l’issue d’une séance houleuse de l’Assemblée générale, son Président, M. Miguel D’Escoto Brockmann, a donné cet après-midi une conférence de presse au cours de laquelle il a remis aux journalistes le projet de document final qui devrait être adopté à l’issue de la Conférence des Nations Unies sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, prévue du 1er au 3 juin prochains.


Ce document a fait, en effet ce matin, l’objet d’une contestation de la part de certains États Membres qui ont reproché au Président d’avoir fait circuler un projet de document qui ne reflète pas complètement celui agréé lors des négociations et qui lui a été remis mercredi matin par les deux facilitateurs, à savoir les Représentants permanents des Pays-Bas et de Saint-Vincent-et-les Grenadines.


Répondant à ces critiques, M. d’Escoto Brockmann a assuré que les modifications qu’il a apportées à ce texte ne visent qu’à le rendre plus compréhensible et à susciter le plus grand intérêt possible au sein de la communauté internationale.  « Les discussions seront plus fructueuses lorsque nous aurons tous lu le document », a-t-il tempéré.  « Nous verrons alors si certaines préoccupations légitimes n’ont pas été prises en compte », a-t-il ajouté, tout en exprimant sa reconnaissance aux deux facilitateurs pour le travail accompli.


À un journaliste qui lui demandait si cette Conférence ne risquait pas de tourner au procès des États-Unis et du libre marché, le Président de l’Assemblée générale a assuré que ce n’était pas l’objectif recherché et qu’il fallait mettre de côté les divergences de vues.  « C’est l’année de la réconciliation », a-t-il assuré, avant de préciser qu’il entendait par là qu’« on ne peut plus permettre que certains mauvais souvenirs nous empêchent de nous unir face aux problèmes du monde ».


La Conférence sera l’occasion d’identifier les moyens, à court et à long termes, d’atténuer les incidences de la crise sur les pays en développement, en particulier les populations les plus vulnérables, et d’engager un dialogue sur la transformation « indispensable » de l’architecture financière internationale, en tenant compte des intérêts de tous les États Membres, avait indiqué la semaine dernière le Conseiller principal du Président de l’Assemblée générale, M. Michael Clark.


Cette crise financière et économique est la pire que le monde ait connue depuis la Grande Dépression, affirme le Secrétaire général dans le rapport dont sera saisie l’Assemblée générale à l’occasion de la Conférence.  Des extraits de ce rapport, préparé par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA), ont été distribués aujourd’hui à la presse.


Le Président de l’Assemblée générale a précisé que l’une des dispositions du document final prévoyait des réunions d’urgence pour continuer d’examiner cette crise, dont une qui se tiendra dès le mois de septembre, a-t-il annoncé.


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