21/12/2009
Conseil de sécurité
CS/9828

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LE CONSEIL DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE LA R É PUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE FAIRE EN SORTE

QUE LE PROCESSUS DE DÉSARMEMENT SOIT ACHEVÉ AVANT LES ÉLECTIONS DE 2010


Le Conseil de sécurité a de nouveau demandé, ce matin, au Gouvernement de la République centrafricaine d’intensifier et d’accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays et du règlement des problèmes de l’impunité généralisée et du respect des droits de l’homme.


Aux termes d’une déclaration présidentielle lue par le Président du Conseil pour le mois de décembre, l’Ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, le Conseil de sécurité demande aussi au Gouvernement centrafricain de mener à bien sans tarder, dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de faire en sorte que le désarmement et la démobilisation soient terminés avant les élections de 2010.


Le Conseil de sécurité engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter en temps voulu un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus.  Il se félicite de la création du BINUCA, avec effet au 1er janvier 2010 et pour une période d’un an.  Le Conseil de sécurité estime que « le concours apporté par le BINUCA, avec les équipes de pays des Nations Unies, à l’action menée aux niveaux nationale et local pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR est nécessaire et revêt une importance cruciale ».


Déclaration présidentielle


Le Conseil de sécurité ayant examiné, à sa 6250e séance, le 21 décembre 2009, la question intitulée « La situation en République centrafricaine », son Président a fait en son nom la déclaration suivante:


« Le Conseil de sécurité se félicite des efforts déployés en faveur de la réconciliation nationale en République centrafricaine sur la base de l’Accord de paix global de Libreville (2008) et des engagements pris dans l’Accord de Syrte (février 2007) et l’Accord de Birao (avril 2007).  Il encourage le Gouvernement de la République centrafricaine à continuer de veiller à ce que les recommandations issues du dialogue politique inclusif soient mises en œuvre dans les plus brefs délais et dans leur intégralité.


« Le Conseil demande à nouveau au Gouvernement de la République centrafricaine d’intensifier et d’accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays et du règlement des problèmes de l’impunité généralisée et du respect des droits de l’homme.  Il lui demande aussi, à nouveau, de mener à bien sans tarder, dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de faire en sorte que le désarmement et la démobilisation soient terminés avant les élections de 2010.  Dans cette perspective, la transparence du financement et de la coordination des programmes de réintégration aura une incidence déterminante sur le succès à long terme de ces programmes.  Le Conseil engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter en temps voulu un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus.


« Le Conseil condamne vigoureusement les attaques que mène actuellement l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine et demande aux pays de la région et aux missions des Nations Unies de se coordonner et de mieux partager l’information relative à la menace que représente la LRA pour la population.


« Le Conseil exige que le Gouvernement de la République centrafricaine et toutes les parties politiques concernées fassent en sorte que les préparatifs et la réalisation des élections de 2010 se fassent de manière libre, régulière, transparente et crédible et que ces élections aient lieu dans les délais fixés par la Constitution.  Il demande au Gouvernement, à l’Organisation des Nations Unies et aux autres parties concernées de consacrer des ressources suffisantes à ce que les préparatifs des élections s’effectuent dans les délais.


« Le Conseil se félicite de la création du BINUCA, avec effet au 1er janvier 2010 et pour une période d’un an.  Il demande instamment à la Représentante spéciale du Secrétaire général de prendre toutes les mesures voulues pour que le Bureau intégré devienne opérationnel le plus tôt possible après le 1er janvier 2010, comme le prévoit le mandat défini pour lui, le 7 avril 2009, par son Président (S/PRST/2009/5).  Il confirme qu’il appuie sans réserve les efforts déployés à cette fin par la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Sahle-Work Zewde.  Le concours apporté par le BINUCA, avec les équipes de pays des Nations Unies, à l’action menée aux niveaux national et local pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR est nécessaire et revêt une importance cruciale.


« Le Conseil demande par ailleurs au Secrétaire général de proposer, dans son prochain rapport, un ensemble de paramètres de référence mesurables qui puissent guider l’action de la mission et permettre au BINUCA d’évaluer les progrès accomplis par rapport à son mandat.


« Le Conseil se félicite de l’appui fourni à la République centrafricaine par la Commission de consolidation de la paix et demande à nouveau aux donateurs de renforcer leur soutien dans les secteurs jugés déterminants pour la réalisation d’une paix et d’un développement durables en République centrafricaine, comme prévu dans le Cadre stratégique pour la consolidation de la paix élaboré par la Commission de consolidation de la paix. »


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