4/09/2009
Assemblée générale
CCP/58

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Commission de consolidation de la paix

Troisième session

Comité d’organisation

6e séance – matin


LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX ACHÈVE LES TRAVAUX DE SA TROISIÈME SESSION


Judy Cheng-Hopkins, Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, compte sur un renforcement des accords de paix pour éviter la reprise des conflits


La Commission de consolidation de la paix a achevé, ce matin, les travaux de sa troisième session. 


Le Comité d’organisation de la Commission a adopté le projet de rapport sur les travaux en question. 


Dans ce document (PBC/3/OC/L.1), les membres du Comité notent qu’au cours des trois dernières années, la Commission a renforcé ses principales activités de conseil et bénéficié d’un soutien croissant des pays inscrits à son ordre du jour, qui sont: le Burundi, la Sierra Leone, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine. 


Le Comité indique également que la Commission, qui a joué un rôle important dans l’élaboration du rapport du Secrétaire général sur la consolidation de la paix au lendemain d’un conflit, continuera d’appuyer la mise en œuvre de ses recommandations sur le renforcement du rôle mobilisateur des Nations Unies en vue d’une intervention cohérente et intégrée dans les pays sortant d’un conflit.  Le Comité demande aussi qu’un effort financier accru soit fourni en faveur de la consolidation de la paix et du développement des capacités nationales des pays sortant d’un conflit. 


La nouvelle Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, et qui est aussi Chef du Bureau d’appui du même nom, Mme Judy Cheng-Hopkins, est intervenue pour donner sa vision de la consolidation de la paix à l’ONU.  Elle a souligné que dans ce domaine les Nations Unies se trouvaient à la croisée des chemins, « dans l’obligation de rendre plus cohérente leur action ».  Mme Cheng-Hopkins a demandé aux présidents des différentes formations pays de se montrer innovants, de sorte que la nouvelle architecture de la consolidation de la paix permette une appréhension plus globale et plus efficace des problèmes se posant sur le terrain. 


« Des possibilités réelles s’offrent aujourd’hui pour changer la donne sur place », a-t-elle estimé, en soulignant que, sous sa direction, l’accent sera mis sur le renforcement des accords de paix existants par le biais de partenariats. 

« Il faut éviter à tout prix l’effritement de ces accords pour envisager une paix durable, le ciment des efforts à déployer à cette fin devant être l’appropriation nationale », a ajouté Mme Cheng-Hopkins.  Elle a en effet qualifié d’« essentiel » le rôle des gouvernements qui, « seuls, peuvent obtenir des résultats dans les domaines de la sécurité, de la réconciliation et de la primauté du droit ».


La Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix a ensuite évoqué la nécessité de fournir, dans les situations postconflit, des services de base touchant à la santé, à l’éducation et aux infrastructures, dans les contextes considérés, et ce pour amorcer un retour à la normale qui soit rassurant pour les populations civiles.


« Construire un pont, par exemple, permettra d’éviter à un enfant se rendant à l’école d’avoir à marcher plusieurs kilomètres », a-t-elle dit.  Elle a en outre souligné la nécessité d’améliorer les processus de réintégration des soldats démobilisés dans le contexte fragile de l’après-conflit.  


Mme Cheng-Hopkins a appelé les institutions opérationnelles à jouer pleinement leur rôle, cela en s’appuyant sur des personnels qualifiés et dévoués.  « Les agences de l’ONU doivent fournir des efforts allant dans la même direction, a-t-elle encore dit, afin de mettre en place les plans prévus et optimiser l’apport du Fonds pour la consolidation de la paix. »  Sur ce dernier point, elle a indiqué que le nouveau mandat du Fonds devrait faciliter le déclenchement des réponses immédiates, destinées à empêcher en amont l’éclatement des conflits, et soutenir les stratégies à plus long terme visant à éviter la reprise des hostilités. 


Intervenant à la suite de Mme Cheng-Hopkins, le représentant du Bénin a souhaité que la Commission reste le catalyseur et le cadre d’harmonisation des stratégies en faveur des pays sortant d’un conflit qui sont inscrits à son ordre du jour.  S’agissant du Fonds, il a souhaité que son nouveau mandat aboutisse à l’amélioration de son fonctionnement, « la célérité dans les décaissements étant un élément vital pour assurer la mise en œuvre des mesures les plus cruciales pour éviter la reprise des conflits ».


Le représentant de l’Allemagne avait quant à lui, en début de séance, salué le fait que la Commission de consolidation de la paix fasse désormais partie de l’architecture onusienne en faveur de la paix.  Il a cependant rappelé que 30% des pays étaient encore en conflit après la signature d’accords de paix, « ce qui indique l’ampleur de la tâche de la Commission », a-t-il dit. 


Le représentant allemand a demandé un appui constant des donateurs à la Commission, y compris ceux devant s’impliquer davantage, comme notamment la Banque mondiale, et il a noté avec satisfaction la coordination accrue, au Siège, entre la Commission, l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social (ECOSOC).


Ces propos ont été appuyés par le représentant de la Jamaïque, qui s’exprimait au nom du Mouvement des pays non alignés, et qui a souhaité qu’à l’avenir la Commission consacre plus d’efforts aux besoins existant dans le domaine de l’aide au développement économique. 


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