31/07/2009
Assemblée générale
AG/10851

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Assemblée générale

Soixante-troisième session

102e séance plénière – matin


L’ASSEMBLÉE CRÉE UN GROUPE DE TRAVAIL CHARGÉ D’ASSURER LE SUIVI DES MESURES DU DOCUMENT FINAL DE LA CONFÉRENCE DE L’ONU SUR LA CRISE FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE MONDIALE


Consciente de l’ampleur de la crise financière et économique actuelle et du caractère urgent des mesures de suivi, l’Assemblée générale a décidé, ce matin, de créer un groupe de travail spécial à composition non limitée de l’Assemblée, chargé d’assurer le suivi des questions figurant dans le Document final de la Conférence des Nations Unies sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, qui a eu lieu le mois dernier au Siège, à New York.


Adoptée sans vote, cette résolution prie le groupe de travail spécial à composition non limitée de lui présenter un rapport sur l’état d’avancement de ses travaux avant la fin de la soixante-quatrième session de l’Assemblée générale.


Pour le représentant de la Suède, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne (UE), le mandat et la composition de ce groupe de travail doivent être précisés, ainsi que l’échéance à laquelle il doit finaliser ses travaux.  Le Président de l’Assemblée générale a indiqué que les noms des deux coprésidents du groupe de travail, « un du Nord et un du Sud » seraient annoncés prochainement.


Le représentant de l’Égypte a, quant à lui, jugé impératif de conduire un examen global des structures de gouvernance des institutions financières internationales, en particulier celles de Bretton Woods: la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI).


Abondant en ce sens, et s’exprimant au nom des petits États insulaires en développement (PEID), le représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines a souhaité que ce groupe de travail se concentre sur les moyens de mettre fin aux conditions procycliques qu’impose le FMI et de mobiliser des ressources à court et à long termes.  Il a également recommandé d’adapter le financement aux besoins des pays en développement, afin d’éviter une nouvelle crise de la dette et de traiter sans discrimination les différentes juridictions en charge de la fiscalité.


S’exprimant au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), la délégation de la Jamaïque a, pour sa part, demandé que le groupe de travail créé par la résolution adoptée ce matin se consacre à la recherche de nouvelles sources de financement en faveur des petits pays hautement endettés, ainsi qu’à la réévaluation des critères de mesure de la viabilité économique des pays à revenus intermédiaires, et à la fourniture de ressources additionnelles afin d’assister les pays en développement les plus vulnérables.


Les représentants du Soudan, qui parlait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, et du Canada, au nom du groupe CANZ (Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), se sont félicités de l’adoption de cette résolution et ont déclaré que les pays au nom desquels ils s’exprimaient étaient prêts à participer aux travaux de ce groupe de travail.


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