09/05/2008
Assemblée générale
PI/1834

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité de l’information

Trentième session

5e séance – après-midi


LE COMITÉ DE L’INFORMATION SOULIGNE LE RÔLE ESSENTIEL DU DÉPARTEMENT DE L’INFORMATION (DPI) POUR FAIRE ENTENDRE DE FAÇON CLAIRE ET CONCRÈTE LA VOIX DE L’ONU


M. Kiyo Akasaka se félicite du « renforcement du partenariat » entre le Comité et le DPI et déclare que la résolution établit la feuille de route pour les travaux futurs


Le Comité de l’information a achevé, cet après-midi, les travaux de sa trentième session, en soulignant à nouveau le « rôle essentiel » du Département de l’information (DPI) pour faire entendre la voix des Nations Unies « de façon claire et concrète ».


L’œuvre du DPI « contribue à mieux faire comprendre le rôle et le travail des Nations Unies dans le monde d’aujourd’hui », a déclaré le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Kiyo Akasaka, dans son discours de clôture.  « Lorsque ce travail est réalisé en étroite collaboration avec les États Membres et bénéficie de leur appui, les résultats peuvent être efficaces. »


M. Akasaka, s’est félicité de « l’issue heureuse » d’une session du Comité, ouverte le 28 avril, qu’il a qualifiée de « très productive ».  Il s’est également réjoui du « renforcement du partenariat » entre le Comité de l’information et le Département de l’information.  « Ce partenariat a été un élément fondamental dans la définition du rôle du DPI en tant que principale source d’information publique des Nations Unies, ainsi que dans son engagement avec la société civile pour élargir et mieux satisfaire nos auditoires et nos partenaires », a-t-il assuré.


Le Comité, qui est chargé d’évaluer les progrès des Nations Unies dans le domaine de l’information, a adopté son rapport final*, présenté par le Rapporteur de cette session, M. Hossein Maleki (République islamique d’Iran), et dans lequel figurent deux projets de résolution, intitulés respectivement « L’information au service de l’humanité » et « Politique et activités de l’ONU en matière d’information ».


Le Comité de l’information propose notamment que le Département de l’information accorde une « attention particulière à la paix, à la sécurité, au développement et aux droits de l’homme », ainsi qu’aux « grandes questions » telles que l’élimination de la pauvreté, en particulier la crise alimentaire mondiale, la prévention des conflits, le développement durable, les droits de l’homme, l’épidémie du VIH/sida, la lutte contre le terrorisme et les besoins du continent africain.


Ce texte, qui offre au Département « une feuille de route claire qui guidera l’avenir », a précisé le Secrétaire général adjoint, doit ensuite être soumis à l’Assemblée générale, par le biais de sa Quatrième Commission (chargée des questions des politiques spéciales et de la décolonisation), lors de sa soixante-troisième session.


Une fois le rapport adopté, le Comité de l’information, actuellement composé de 110 membres, comptera alors deux nouveaux pays, Antigua-et-Barbuda et la Zambie.


Le Président du Comité, M. Andreas Baum (Suisse), a estimé que les deux semaines de travaux du Comité ont été « importantes à de nombreux égards ».  « Conscientes des défis auxquels les Nations Unies sont confrontées, les délégations qui se sont adressées au Comité ont appelé de leurs vœux une organisation mondiale plus forte, plus efficace et plus unie », a-t-il déclaré. 


Les États Membres ont également manifesté leur soutien à un Département de l’information « plus fort, plus efficace et plus ciblé que jamais, pour faire entendre haut et fort et aussi loin que possible la voix des Nations Unies », a poursuivi M. Baum.


Le représentant d’Antigua-et-Barbuda, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a salué l’adoption d’un texte « audacieux et consensuel » qui permettra au Département de l’information d’être « plus que la somme des parties dans un certain nombre de domaines ».  Il a en outre jugé que le DPI avait encore « beaucoup de tâches à accomplir pour éclairer le rôle des Nations Unies ». 


Son homologue de la France, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, s’est lui aussi félicité du résultat obtenu, « de bon augure », selon lui, avant la session d’octobre de la Quatrième Commission.


Pour la déléguée de la Fédération de Russie, le Comité est parvenu à surmonter « toutes les divergences » et « les tendances de crise » des années passées.  Le représentant des États-Unis a rappelé, pour sa part, que les ressources financières demeuraient limitées.  « Le projet de budget biennal des Nations Unies impose des contraintes que les membres du Comité ne peuvent pas ignorer », a-t-il dit, soulignant le « devoir d’aider le Département dans ce contexte ».


*     Rapport publié sous les cotes A/AC.198/2008/L.1, A/AC.198/2008/L.2 et A/AC.198/2008/L.3.  Le dernier document contient les projets de résolution A et B qui ont fait l’objet d’une adoption séparée.



PROJETS DE RÉSOLUTION A ET B


A: L’information au service de l’humanité


Le Comité de l’information propose à l’Assemblée générale de demander instamment que tous les pays, le système des Nations Unies dans son ensemble et tous les autres intéressés coopèrent et agissent de manière concertée afin d’atténuer les disparités dans la façon dont l’information circule à tous les niveaux en fournissant une assistance accrue pour développer les infrastructures et les capacités de communication dans les pays en développement.  Il s’agit de leur permettre ainsi qu’à leurs médias publics, privés ou autres, d’élaborer librement et indépendamment leurs propres politiques d’information et de communication et de faire participer davantage les médias et les particuliers au processus de communication, et d’assurer la libre circulation de l’information à tous les niveaux.


Les pays, le système des Nations Unies et tous les autres intéressés sont appelés à faire en sorte que les journalistes puissent travailler librement et efficacement, toute attaque contre leur personne étant résolument condamnée. 


Ils doivent également s’efforcer de fournir aux pays en développement et à leurs médias publics, privés ou autres, en complément de la coopération bilatérale, tout l’appui et toute l’aide possibles, compte dûment tenu de leurs intérêts et de leurs besoins dans le domaine de l’information et des mesures déjà prises par le système des Nations Unies.


B: Politique et activités de l’ONU en matière d’information


L’Assemblée générale réaffirmerait que l’ONU demeure le fondement indispensable d’un monde juste et pacifique et que sa voix doit être entendue de façon claire et concrète, et soulignerait le rôle essentiel que doit jouer, à cet égard, le Département de l’information.


Le Comité de l’information propose à l’Assemblée générale de demander au Département d’accorder une attention particulière à la paix, à la sécurité, au développement et aux droits de l’homme et aux grandes questions que sont l’élimination de la pauvreté –y compris la crise alimentaire mondiale-, la prévention des conflits, le développement durable, les droits de l’homme, l’épidémie du VIH/sida, la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et les besoins du continent africain.


L’Assemblée générale demanderait en outre au Département de l’information et à son réseau de centres d’information des Nations Unies de jouer un rôle actif dans la sensibilisation de l’opinion publique au défi planétaire que constituent les changements climatiques, et l’encourage à prêter une attention particulière aux mesures décidées au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.


Elle réaffirmerait qu’il est nécessaire de renforcer en permanence l’infrastructure technologique du Département afin d’élargir son audience et de continuer à améliorer le site Web de l’ONU.


L’Assemblée générale prierait par ailleurs le Département de continuer de s’attacher à une culture de l’évaluation et de continuer à évaluer ses produits et activités en vue d’en améliorer l’utilité.


Le Comité propose à l’Assemblée générale de demander au Département de l’information et aux services d’information du Secrétariat qui lui apportent des contributions de fond de faire en sorte que les publications des Nations Unies soient produites au moindre coût.


L’Assemblée générale est également invitée à prier le Département d’améliorer encore la production des communiqués de presse et d’en rationaliser la présentation, la structure et la longueur, en gardant à l’esprit les points de vue des États Membres y compris leur avis sur un élargissement de leurs publications dans les autres langues officielles.


L’Assemblée générale soulignerait qu’il importe d’utiliser comme il convient toutes les langues officielles de l’Organisation dans toutes les activités du Département de l’information, de manière à éliminer l’écart entre l’emploi de l’anglais et celui des cinq autres langues officielles.  Elle prierait à nouveau le Secrétaire général de s’assurer que le Département dispose d’effectifs appropriés capables d’utiliser toutes les langues officielles de l’Organisation pour mener à bien l’ensemble de ses activités et d’inclure dans les futurs projets de budget-programme des propositions pour le Département en gardant à l’esprit le principe de l’égalité des six langues officielles et en respectant la charge de travail dans chacune d’elles.


Elle se féliciterait des efforts que déploie actuellement le Département pour promouvoir le multilinguisme dans toutes ses activités et soulignerait qu’il importe d’appliquer intégralement sa résolution 61/266 en veillant à ce que le texte de tous les nouveaux documents rendus publics, dans les six langues officielles, et des documents d’information de l’ONU soit affiché chaque jour sur le site Web de l’Organisation et puisse être consulté immédiatement par les États Membres.


L’Assemblée générale soulignerait l’importance de la rationalisation du réseau des centres d’information des Nations Unies.  À cet égard, elle prierait le Secrétaire général de continuer à faire des propositions dans ce sens, notamment en redéployant des ressources si nécessaires.


S’agissant du rôle du Département dans les opérations de maintien de la paix, elle prierait le Secrétariat de continuer de veiller à ce que celui-ci soit associé aux futures opérations dès la phase de planification, grâce à des consultations et des activités de coordination avec les autres départements du Secrétariat, en particulier le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions.  Elle prierait le Département de l’information, le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’appui aux missions de poursuivre leur coopération en vue de faire mieux prendre conscience des nouvelles réalités dans les opérations de maintien de la paix.  


Elle prierait le Département de l’information et le Département des opérations de maintien de la paix de continuer à coopérer à la mise en œuvre d’un programme efficace d’ouverture aux populations locales pour expliquer la politique de tolérance zéro de l’Organisation en matière de lutte contre l’exploitation et les abus sexuels, à tenir le public au courant de la suite à donner à toutes les affaires dans lesquelles sont impliqués des membres du personnel de maintien de la paix.


En outre, l’Assemblée générale est invitée à prier la Radio des Nations Unies de renforcer son service de diffusion en présentant plus fréquemment aux diffuseurs des points d’actualité dans les six langues officielles et des sujets relatifs aux activités de l’Organisation.  Elle prierait le Secrétaire général de tout faire pour que les six langues officielles soient à égalité dans la production radiophonique de l’Organisation. 


Elle réaffirmerait que le site Web de l’ONU est un outil essentiel pour les médias, les organisations non gouvernementales, les établissements d’enseignement, les États Membres et le grand public, le Département devant poursuivre ses efforts pour tenir à jour et améliorer ce site.


Elle demanderait enfin au Département d’améliorer encore, en collaboration avec les bureaux qui fournissent le contenu, les mesures prises pour assurer une stricte parité entre les six langues officielles sur les sites Web de l’ONU.


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