29/01/2008
Conseil économique et social
ECOSOC/6322
ONG/635

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité chargé des ONG

Session ordinaire de 2008

13e & 14e séances – matin & après-midi


LE COMITÉ DES ONG RECOMMANDE L’OCTROI DU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL POUR « CHINTAN ENVIRONMENTAL RESEARCH AND ACTION GROUP » ET « PEACE PARK FOUNDATION »


Il recommande le reclassement de deux ONG, prend note de 53 rapports quadriennaux et entend un exposé de la Chef de la Section des ONG


Le Comité des organisations non gouvernementales (ONG) a recommandé aujourd’hui l’octroi du statut consultatif spécial aux ONG Chintan Environmental Research and Action Group et Peace Park Foundation et le reclassement en statut consultatif spécial de deux ONG inscrites sur la Liste.  Il a également pris note des rapports quadriennaux de 53 ONG, reporté l’examen des demandes de neuf ONG et entendu un exposé sur les activités et innovations de la Section des ONG. 


Entamant l’examen des demandes de reclassement, le Comité des ONG a décidé de recommander le reclassement en statut consultatif spécial des ONG Yachay Wasi, basée a New York, et qui entretient des relations opérationnelles avec l’UNESCO, et de Fondation sur l’expérience subjective et la recherche, qui est basée en Allemagne.  Les deux ONG étaient auparavant inscrites sur la Liste.  Concernant le reclassement et l’attribution du statut consultatif à ces deux ONG, le représentant de Cuba a particulièrement salué la contribution de Yachay Wasi dans le traitement des questions relatives aux peuples autochtones, à l’environnement, aux langues et aux cultures.


Le Comité des ONG s’est par contre opposé à la demande de reclassement soumise par l’ONG française Fédération internationale des administrateurs de biens-conseils immobiliers (FIABCI), et par l’ONG Institut for international Social Development, estimant que leur domaine d’activités n’était pas assez diversifié pour justifier un reclassement d’un statut consultatif spécial à un statut consultatif général.


Entamant l’examen des demandes reçues d’ONG qui sont dotées du statut consultatif auprès de l’ECOSOC et qui ont fusionné avec d’autres ONG, le Comité a décidé, sur proposition des représentants de la Chine et de l’Inde, de traiter les demandes de fusion comme s’il s’agissait de nouvelles demandes d’accréditation auprès de l’ECOSOC des ONG nées de ces fusions.  Par conséquent, il a été décidé de demander à l’ONG International Women Judges Foundation, qui bénéficiait d’un statut consultatif auprès de l’ECOSOC au moment de sa fusion avec l’ONG International Association of Women Judges –qui n’était dotée d’aucun statut- de soumettre au Comité une nouvelle demande d’accréditation auprès de l’ECOSOC pour que celle-ci soit examinée à la reprise de session en mai 2008.  Cette demande concerne la nouvelle ONG formée au moment de la fusion, qui s’appelle International Association of Women Judges.


Entamant l’examen des rapports quadriennaux*, le Comité a pris note des rapports quadriennaux de 53 ONG ayant déjà un statut consultatif auprès de l’ECOSOC, soit: Forum for Women and Development; International Volunteerism Organization for Women; Education and Development; l’Ordre de Saint-Jean; Fraternité internationale des prisons; l’Union mondiale des aveugles; l’Association chinoise pour la compréhension internationale; International Confederation for Family Support; Millenium Institute; National Alliance of Women’s Organizations; la Fédération internationale des femmes de carrières libérales et commerciales; l’Institut international des droits de l’enfant; l’Œuvre internationale de Kolping; l’Association des femmes rurales pour la protection de l’environnement; Academy for Future Science; All India Women’s Education Fund Association; l’Association internationale pour la liberté religieuse; International Social Service (ISS); le Comité des États-Unis pour UNIFEM; EarthJustice; Howard Center for Family, Religion & Society; Initiatives-Women in Development; le Mouvement international de la réconciliation; Shimin Gaikou Center; Korean Federation for Environnemental Movement; l’Organisation de défense des victimes de violence; le Mouvement pour l’éducation en matière de droits de l’homme; l’Union nationale de la femme tunisienne; la Fédération des femmes et de la planification familiale; FEMVision; Girl Scouts of the United States of America; le Comité islamique international pour la femme et l’enfant; l’Union mondiale des femmes rurales-UMFR; Bangladesh Nari Progati Sangha; Systèmes d’information et de documentation sur les droits de l’homme; le Conseil national des femmes de Catalogne; l’Union des avocats arabes; le Centre pour un réseau international d’information géoscientifique; Congrégations de Saint-Joseph; le Bureau International pour les droits de l’enfant; Centre on Housing Rights and Evictions; la Fédération de l’hydrocéphalie et du spina bifida; Human Relief Foundation; Mandat international; Nouvelle association des femmes japonaises; l’Association pour le développement économique, social et environnemental du Nord; Australian Coucil for International Development; International Multiracial Shared Cultural Organization; New York County Lawyers’ Association; le Centre Simon Wiesenthal; Akina Maman wa Afrika; Associacion Cubana de las Naciones Unidas; Human Rights Defence Center; et Japan Fellowship of Reconciliation.


Cependant, le Comité a décidé de reporter l’examen de certains rapports, à la suite de questions soulevées par des délégations.  Ainsi, le représentant de la Chine a fait remarquer que l’Institut des stratégies environnementales mondiales avait fusionné avec une autre ONG et qu’il fallait donc, selon les règles, présenter une nouvelle demande d’accréditation auprès de l’ECOSOC au nom de la nouvelle ONG ainsi créée.


Par ailleurs, le représentant de Cuba a lui souhaité recevoir de plus amples informations sur les activités menées par l’ONG Pax Christi International en Amérique latine ainsi que des exemples concrets de ses activités.  Ce même représentant a aussi demandé que lui soient cités des exemples de projets de coopération initiés par l’ONG Human Rights Internet, dont l’examen du rapport quadriennal a aussi été reporté.  Le représentant de la Turquie a, quant à lui, voulu des précisions sur l’ONG Assemblée arménienne d’Amérique, alors que son collègue du Burundi a voulu connaître les activités menées par le Centre d’accompagnement des autochtones pygmées et minoritaires vulnérables dans son pays.  Enfin, suite à des questions du représentant de la Fédération de Russie sur les chiffres présentées par l’ONG Congrès mondial ukrainien, l’examen du rapport quadriennal de cette ONG a aussi été reporté.


Parmi les huit ONG dont le Comité a décidé de reporter l’examen figurent le Conseil européen pour les énergies renouvelables; Kabbalah Centre et Comitato Ev-K2-CNR, dans l’attente de précisions sollicitées par le Qatar etl’Égypte.  Le Comité a aussi décidé de reporter l’examen des demandes de l’ONG Red Venezolana de Organizaciones para el desarollo social, les délégations du Venezuela et de Cuba ayant souhaité des précisions sur la nature de ses activités et de son financement.  Celui de Trance Research Foundation a également été reporté, la délégation de l’Égypte ayant demandé des précisions sur la nature de ses activités.


Le Comité a également reporté l’examen de la demande de Agape International Spiritual Center et Coordination internationale pour la décennie, la Chine souhaitant des précisons sur les activités de la première avec le Dalai Lama et du fonctionnement de la seconde; et également la demande de Human Rights House Foundation pour laisser plus de temps aux délégations de l’Égypte et de Cuba pour examiner cette demande. 


      Enfin, au terme d’un échange avec un représentant de Associaçào Brasileira de Gays, Lesbicas e Transgeneros, le Comité a décidé de reporter l’examen de la demande de cette ONG dans l’attente de précisions sollicitées par des délégations sur les projets qu’elle entreprend. 


Présentant le travail de la Section des ONG qu’elle dirige depuis 10 ans, le Chef de cette Section, Mme Hanifa Mezoui, a rappelé le rôle de point focal que joue le Comité des ONG au sein du Secrétariat de l’ONU depuis 1946 pour les ONG qui veulent obtenir un statut consultatif auprès de l’ECOSOC.  Le travail du Comité, a-t-elle précisé, va du contrôle des informations soumises par les ONG à des conseils sur les questions de fond relatives à la contribution potentielle des ONG aux questions de développement.  Citant les efforts fournis par la Section pour permettre aux ONG de participer aux activités des Nations Unies conformément à l’article 71 de la Charte et à la résolution 96/31 de l’ECOSOC, Mme Mezoui a mis l’accent sur les innovations apportées par le Comité, comme la mise en place du réseau UN-NGO-IRENE, qui est un réseau d'ONG à statut consultatif auprès de l’ECOSOC, et dont les travaux contribuent à l’examen des thèmes inscrits annuellement au programme de travail de l'ECOSOC.


Autre innovation majeure, la mise en place du Paperless Committee (Comité sans papier) qui, grâce a l’appui de ses 19 pays membres, permet aujourd’hui au Comité des ONG d’être le seul organe intergouvernemental qui respecte depuis 2003 la résolution 50/11 sur le multilinguisme et le respect des six langues officielles en usage à l’ONU; sans oublier l’économie annuelle de 160 000 feuilles de papier et les économies de temps de réunion estimées à 1,5 million de dollars.  Les représentants de la Chine et de Cuba ont présenté ce Comité sans papier comme un exemple à suivre par les autres entités du système de l’ONU.  Mme Hanifa Mezoui a également présenté la mise en place d’un nouveau système intégré des organisations de la société civile s’appuyant sur le succès du Comité sans papier en termes de documentation électronique.  Parmi les innovations citées figure un système d’enregistrement en ligne pour la Commission du développement durable.


S’agissant de l’attention à accorder aux ONG des pays en développement, la Chef de la Section des ONG a dit attendre les orientations des délégations tout en indiquant que la part des ONG africaines accréditées auprès de l’ECOSOC était passée de 4% a 11% entre 1996 et 2007, tandis que cette part est de 9% à 16% pour les ONG en provenance de l’Asie.  Parmi les outils de promotion et d’information des ONG du Sud, elle a cité les récentes tables rondes tenues au Brésil, en Inde –dont une foire régionale pour traduire le thème AMR au niveau régional- et en Jordanie, où les activités de contact ont été tenues par le biais de l’Organisation mondiale des familles, représentée par 187 délégués.  Autre indicateur de cette évolution positive, Mme Mezoui a précisé que des 29 ONG ayant participé à la foire régionale de Genève en 2007 (AMR) au niveau régional, 11 étaient originaires des pays du Sud.


De son coté, le représentant du Soudan, qui a estimé minime la représentation de l’Afrique dans les ONG accréditées auprès de l’ECOSOC, a appelé les gouvernements à œuvrer à l’épanouissement des ONG des pays en développement ou de celles originaires de pays dont l’économie est en transition.  Répondant à une question du représentant de Cuba sur le personnel nécessaire à la poursuite du fonctionnement du réseau Irène, Mme Mezoui a souhaité revenir sur cette question lors de la reprise de session des travaux du Comité, expliquant qu’il fallait encore du temps pour pourvoir certains des 12 postes prévus au budget ordinaire.


Le Comité reprendra ses travaux demain, mercredi 30 janvier, à 10 heures.


*     E/C.2/2008/2/Add.2 à add.21


cf site Internet www.un.org/esa/coordination/ngo


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