3/10/2008
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN, PRÉSIDENT DE LA SOIXANTE-TROISIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


Le Président de l’Assemblée générale, M. Miguel d’Escoto Brockmann, a souhaité que la crise financière actuelle permette à l’être humain de se remettre sur la bonne voie, après l’échec de ce qu’il a nommé « l’idolâtrie du marché ».


Dans sa première conférence de presse après la fin, lundi dernier, d’un débat général marqué cette année, par de nombreuses interventions sur la situation économique et alimentaire mondiale, le Président de l’Assemblée générale s’est déclaré convaincu que la crise actuelle a démontré que l’idolâtrie du marché était mauvaise. 


Le marché a échoué, a-t-il dit, en appelant à tirer des leçons du passé afin que les États-Unis et le reste du monde puissent prendre des décisions éclairées.  d’Escoto a notamment appelé la société à se détourner de la « dichotomie » établie ces derniers temps, entre l’éthique et la vie économique ou politique. 


« Nous ne faisons qu’un », a-t-il affirmé, en rejetant des comportements différents entre le dimanche, jour de la messe, et le reste de la semaine.  « Nous devons toujours agir avec solidarité et cette crise nous aidera peut-être à nous remettre sur la bonne voie », a-t-il souhaité.


Invité à commenter la proposition de la Serbie visant à ce que l’Assemblée générale demande un avis consultatif à la Cour internationale de Justice (CIJ) sur la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, M. d’Escoto a souligné l’importance d’écouter tout le monde. 


À l’ONU, nous ne devrions pas avoir peur de saisir la CIJ, a-t-il estimé, en rappelant qu’il ne s’agissait que d’un avis consultatif.  Quant à savoir si le Kosovo peut s’exprimer à l’Assemblée générale, il a dit qu’il allait vérifier si les procédures de l’ONU le permettaient.


M. d’Escoto ne s’est pas opposé à ce que l’Iran soit élu à un siège non permanent du Conseil de sécurité.  Certains pays, qui y siègent actuellement, ont commis des « choses infiniment plus graves que l’Iran », a-t-il tranché, tout en refusant de donner des noms. 


Se démarquant néanmoins des propos tenus contre Israël par le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, M. d’Escoto a rappelé que les paroles ne tuent pas contrairement aux actes.  Nous devons faire attention à nos propos mais aussi à nos actes et à notre comportement, a-t-il préconisé.


Interrogé sur le Myanmar et les accusations de détournement de l’aide internationale par le Gouvernement, le Président de l’Assemblée générale n’a pas souhaité s’exprimer, « avant de disposer d’informations solides ». 


S’agissant du différend entre les Émirats arabes unis et l’Iran concernant les trois îles d’Abou Moussa et de Grande et Petite Tumb, M. d’Escoto a refusé de recommander à ces deux pays de saisir la CIJ.  « Ce n’est pas ma fonction de dicter à qui que ce soit la manière de procéder », sauf, a-t-il prévenu, en cas de violation grave de la Charte des Nations Unies.


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