09/05/2007
Secrétaire général
SG/SM/10987
AG/PAL/1049

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À L’OCCASION D’UNE RÉUNION DE L’ONU SUR LA QUESTION DE LA PALESTINE, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ENCOURAGE LES ISRAÉLIENS ET LES PALESTINIENS À FAIRE PREUVE D’UNE RÉELLE VOLONTÉ DE PAIX


Vous trouverez ci-après le texte intégral du message adressé aux participants de la Réunion sur la question de la Palestine organisée par l’ONU pour la région de l’Afrique et prononcé par M. Tuliameni Kalomoh, Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, à Pretoria (Afrique du Sud), les 9 et 10 mai:


Je remercie la population et le Gouvernement sud-africains d’accueillir cette réunion organisée sous les auspices du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, et je salue chaleureusement tous les participants.


Les Israéliens et les Palestiniens continuent de rechercher une solution qui permettra de mettre un terme à leur conflit. Des changements importants sont survenus récemment. L’accord conclu à La Mecque entre les factions palestiniennes a conduit à la formation d’un Gouvernement palestinien d’unité nationale; espérons que ce gouvernement s’emploiera à freiner les violences entre Palestiniens, qui menacent de déstabiliser la bande de Gaza. J’invite ce nouveau gouvernement à poursuivre l’action qu’il mène pour éliminer la discorde entre Palestiniens et à s’acheminer vers l’acceptation des principes du Quatuor. J’ai exhorté la communauté internationale à participer à ce processus, et j’espère qu’il en ressortira de nouvelles idées sur la manière de remédier à la crise financière palestinienne.


Je suis encouragé par les efforts déployés aux niveaux international et régional pour favoriser la reprise des négociations entre Palestiniens et Israéliens. Les participants au sommet de la Ligue des États arabes qui s’est tenu à Riyad ont avalisé l’Initiative de paix arabe, adoptée en 2002, et ont créé un comité ministériel chargé de promouvoir ce processus. La Secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique, Condoleeza Rice, s’emploie elle aussi à promouvoir le dialogue entre les parties. Le Premier Ministre Ehoud Olmert et le Président Mahmoud Abbas ont commencé à se rencontrer régulièrement pour discuter d’une série de questions, et j’espère que les défis que chacun doit affronter à l’interne ne les empêcheront pas de poursuivre le dialogue politique. Le Quatuor a un rôle essentiel à jouer pour appuyer ces efforts et pour veiller à ce que chacun des deux camps honore ses engagements.


Les défis à relever demeurent nombreux. Au cours d’une récente visite en Israël et dans le territoire palestinien occupé, j’ai pu constater de première main les obstacles qui ont entravé l’évolution du processus de paix au fil des ans. J’ai été profondément troublé par le réseau de points de contrôle, par les colonies de peuplement et par la construction de la barrière sur un tracé qui s’écarte de la Ligne verte. Lorsque je me suis entretenu avec des Palestiniens de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, j’ai été frappé par leur profond désir d’avoir un État à eux et par les nombreux déboires qui sont leur lot quotidien. Déjà désastreuse, la situation humanitaire se détériore, et une relance de l’économie s’impose de manière urgente.


Grâce à cette visite, j’ai été à même de mieux comprendre les préoccupations des Israéliens en matière de sécurité. Les attaques à la roquette et la violence aveugle contre des civils doivent cesser, complètement et sans conditions. La sécurité est aussi une préoccupation urgente des Palestiniens, chez qui le nombre de morts augmente du fait des incursions des Forces de défense israéliennes et des violences internes à Gaza.


J’incite les deux parties à faire preuve d’une réelle volonté de paix en trouvant une solution négociée prévoyant deux États. Il faut que les Palestiniens mettent un terme aux attaques à la roquette et aux autres actes de violence aveugle contre les civils. Ils devraient aussi œuvrer pour que le journaliste de la BBC, qui a été enlevé, Alan Johnston, et pour que le soldat israélien, qui est toujours détenu, soient libérés immédiatement et en toute sécurité. J’invite Israël, pour sa part, à mettre fin aux activités de colonisation et à la construction du mur, à faciliter les déplacements des Palestiniens et à débloquer les recettes palestiniennes, et à démontrer que la question de la libération des prisonniers palestiniens évolue. Israël doit aussi veiller à ce que ses opérations militaires soient conformes au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme, de manière à ne pas mettre des civils en danger.


L’Organisation des Nations Unies continuera d’appuyer les efforts déployés à l’échelle internationale pour mettre un terme à l’occupation qui a débuté il y a 40 ans et pour trouver une solution prévoyant l’existence de deux États: une Palestine viable et autonome, et un Israël où règnent la sûreté et la sécurité. En plus d’être avantageuse pour les deux peuples, cette solution aiderait à promouvoir la paix et la sécurité dans la région élargie.


J’adhère pleinement au projet de faire avancer un règlement global, juste et durable reposant sur les résolutions 242 (1967), 338 (1973), 1397 (2002) et 1515 (2003) du Conseil de sécurité et sur le principe « terre contre paix ». J’engage vivement la communauté internationale — notamment les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et les particuliers — à redoubler d’efforts pour parvenir à une solution pacifique à ce terrible conflit.


Je vous souhaite une réunion fructueuse.


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