29/03/2007
Conseil de sécurité
SC/8988
AFR/1518

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA GUINÉE-BISSAU


Vous trouverez ci-après la déclaration faite à la presse, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité, Dumisani S. Kumalo de l’Afrique du Sud, sur la Guinée-Bissau:


Le 29 mars 2007, les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé présenté par M. Shola Omoregie, Représentant du Secrétaire général en Guinée-Bissau, sur les faits nouveaux survenus dans ce pays, tels qu’ils sont décrits dans le dernier rapport en date du Secrétaire général sur la question (S/2007/158).


Les membres du Conseil se sont dits préoccupés par la persistance des tensions politiques et sociales, notamment par les différends opposant l’Assemblée nationale et le Gouvernement, qui ont conduit hier à la démission du Premier Ministre.  Le Conseil appelle les parties à résoudre leurs différends par le dialogue, dans le strict respect du cadre constitutionnel.


Les membres du Conseil se sont dits gravement préoccupés par le trafic de stupéfiants, la traite d’êtres humains et le crime organisé, demandent au Gouvernement de faire tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre ces problèmes, et prient la communauté internationale de fournir à la Guinée-Bissau l’assistance dont elle a besoin pour renforcer les organes de sécurité et garantir l’indépendance des pouvoirs de l’État, notamment du pouvoir judiciaire et du pouvoir législatif.


Les membres du Conseil ont engagé le Gouvernement bissau-guinéen à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à la prolifération des armes légères.


Les membres du Conseil ont rappelé qu’il était important que la communauté des donateurs, le système des Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Communauté des pays de langue portugaise continuent de jouer un rôle actif en Guinée-Bissau, afin de soulager les souffrances de la population bissau-guinéenne, et ont souligné qu’il fallait que les institutions financières internationales continuent d’apporter leur appui au pays.  Ils ont déclaré que la présence de l’ONU sur place était disposée à collaborer avec ces institutions.


Les membres du Conseil ont engagé le Groupe consultatif spécial pour la Guinée-Bissau du Conseil économique et social et le Groupe de contact international à continuer de jouer leur rôle constructif en Guinée-Bissau.


Les membres du Conseil ont exprimé leur soutien au Représentant du Secrétaire général et au Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BANUGBIS), et dit qu’ils continuaient d’appuyer celui-ci dans le rôle de coordination avec le Programme des Nations Unies pour le développement qu’il jouait sur le terrain pour la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, comme suite à la table ronde tenue à Genève.


Les membres du Conseil ont accueilli avec satisfaction le communiqué que le Groupe de contact international sur la Guinée-Bissau avait publié à sa deuxième réunion, tenue à Lisbonne le 26 mars 2007.


Les membres du Conseil ont pris note des objectifs relatifs au BANUGBIS présentés au Conseil et ont demandé aux partenaires de coopérer dans la mise en œuvre de programmes portant sur une stratégie de sortie.


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