27/07/2007
Conseil économique et social
ECOSOC/6310

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LE CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL SUSPEND SA SESSION DE FOND DE 2007


(Publié tel que reçu)


Genève, 27 juillet (Service de l’information des Nations Unies) –- Le Conseil économique et social a suspendu, ce matin, sa session de fond de 2007, après avoir adopté des résolutions et décisions concernant notamment les questions de coordination et la coopération régionale, les questions relatives à l'économie et à l'environnement, la promotion de la femme et l'intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida.


Au cours de cette session qui a duré quatre semaines et qui s'est ouverte le 2 juillet dernier, le Conseil économique et social a notamment tenu le premier examen ministériel annuel de son histoire, consacré au renforcement de l'action menée pour éliminer la pauvreté et la faim, notamment grâce au partenariat mondial pour le développement.  Il a en outre officiellement lancé le Forum pour la coopération en matière de développement.  À l'instar de l'examen ministériel annuel, ce Forum fait partie des nouveaux mandats établis par l'Assemblée générale et destinés à renforcer le rôle du Conseil dans la coordination et la mise en œuvre des programmes de développement.  Le Conseil a également adopté une déclaration ministérielle en conclusion de son débat de haut niveau qui avait pour thème le «renforcement de l'action menée à tous les niveaux pour promouvoir une croissance économique durable favorable aux pauvres, notamment grâce à des politiques macroéconomiques équitables».  Enfin, il a adopté de nombreuses résolutions et décisions proposées par ses commissions techniques et autres organes subsidiaires.


Clôturant la séance au nom de M. Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Nikhil Seth, Directeur de la Division de soutien et de coordination du Conseil, a estimé que le premier examen ministériel annuel, qui a porté sur les questions de l'éradication de la pauvreté et de la faim, a dépassé toutes les attentes.  Il a souhaité que l'innovation, l'énergie et le dynamisme qui ont pu être observés dans le cadre du débat de haut-niveau sous-tendent les autres débats du Conseil.


Le Président du Conseil, l'Ambassadeur Dalius Cekuolis de Lituanie, est pour sa part revenu sur les principales réussites des travaux du Conseil en estimant particulièrement stimulant le dialogue sur la coopération Sud-Sud et l'efficacité et la coordination de l'aide.  Malgré des résultats encourageants, le Conseil ne peut se reposer sur ses lauriers.  Les prochaines sessions devront voir la participation active de tous les partenaires concernés.


Ce matin, le Conseil a notamment adopté une résolution dans laquelle il constate qu'il doit accroître encore la coordination et la coopération avec ses commissions techniques et ses organes subsidiaires de manière à être en mesure de s'acquitter plus efficacement de son rôle crucial en tant que mécanisme central de coordination à l'échelle du système.


Le Conseil économique et social a en outre adopté une résolution relative à la suite donnée à la Conférence internationale sur le financement du développement, ainsi qu'une autre où il se dit préoccupé par les progrès insuffisants et irréguliers accomplis dans l'application du Programme d'action de Bruxelles, adopté à l'issue de ladite Conférence. 


Dans une autre résolution, le Conseil engage le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida à intensifier l'appui qu'il fournit aux gouvernements et encourage tous les pays qui ne l'ont pas encore fait à fixer des objectifs nationaux en matière d'accès universel aux thérapies.


Le Conseil prend note du rapport annuel du Comité des politiques de développement et fait sienne la recommandation du Comité de retirer Samoa de la liste des pays les moins avancés.  Il a décide en outre de ne pas recommander l'inclusion de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans la liste des pays les moins avancés.  Le Conseil invite par ailleurs tous les États Membres, ainsi que les fonds, programmes et organismes du système des Nations Unies, les institutions de Bretton Woods, la société civile et d'autres parties prenantes à appuyer les programmes et activités de l'Alliance des Nations Unies en faveur d'un développement rural durable.  Il exprime, dans une autre décision, sa gratitude à l'Alliance mondiale pour le développement des technologies des télécommunications et de l'information pour son travail.


Aux termes d'une résolution sur l'intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies, le Conseil reconnaît qu'un écart important persiste entre les principes et la pratique et que le renforcement des capacités du personnel des Nations Unies ne permet pas à lui seul de respecter tous les engagements et obligations à cet égard.  Par un autre texte, le Conseil prie l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme d'intensifier ses activités de recherche et de formation de façon à contribuer à la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international.


Le Conseil a d'autre part pris note de plusieurs rapports de ses commissions techniques et régionales, ainsi que de rapports du Secrétaire général portant notamment sur la coopération régionale dans le domaine économique et social, les produits nocifs pour la santé et l'environnement, la confidentialité des données génétiques et la non-discrimination.  Il a aussi pris note d'un rapport oral sur les aspects de coordination du travail du Haut Commissaire pour les réfugiés; et du rapport du Haut Commissaire aux droits de l'homme; du rapport de l'Instance permanente sur les questions autochtones. 


Le Conseil a enfin décidé de reporter l'examen de décisions et rapports concernant la coopération internationale en matière fiscale et la cartographie notamment.


Les représentants des pays suivants ont fait des déclarations dans le cadre de l'adoption des résolutions et décisions: Portugal au nom de l'Union européenne, États-Unis, Sri Lanka, Chili, Algérie, Inde, Guinée-Bissau, Madagascar et Angola.  Le Royaume-Uni et l'Argentine ont exercé le droit de réponse s'agissant de l'examen de la question relative à l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui a eu lieu lors de séances précédentes.


La prochaine séance du Conseil économique et social, qui devrait avoir lieu à New York à l'occasion d'une reprise de sa session de fond, sera annoncée ultérieurement.


Exercice du droit de réponse dans le cadre du débat sur l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux


M. RICHARD LEE SMITH (Royaume-Uni) a tenu à répondre au représentant de l'Argentine sur la question de la souveraineté du Royaume-Uni sur les Îles Falkland.  Il a rappelé que le Représentant permanent du Royaume-Uni aux Nations Unies a expliqué cette question en détails dans une lettre adressée au Secrétaire général le 15 janvier dernier.  Le Royaume-Uni n'a aucun doute quant à sa souveraineté sur les Îles Falkland.  Et il n'est pas question de négociation, tant que les insulaires ne l'auront pas demandé, a-t-il souligné.


M. ERNESTO MARTINEZ GONDRA (Argentine) a déclaré que la position du Royaume-Uni n'est pas conforme à la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies qui pose le principe d'une solution négociée au sujet des Malouines.  Le Royaume-Uni ayant, en 1833, expulsé les ressortissants argentins légitimement installés aux Malouines, on voit mal comment les actuels insulaires pourraient faire valoir leur droit à l'autodétermination.


Adoption de décisions et de résolutions


Application et suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et réunions au sommet


Par une résolution, adoptée sans vote, sur le rôle du Conseil économique et social dans l'application et le suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et réunions au sommet organisées sous l'égide des Nations Unies, compte tenu des dispositions des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale, notamment la résolution 61/16 (E/2007/L.32), le Conseil réaffirme qu'il doit continuer à renforcer son rôle en tant que mécanisme central de coordination à l'échelle du système et à promouvoir ainsi la mise en œuvre et le suivi coordonnés et intégrés des textes issus des grandes conférences organisées par les Nations Unies dans les domaines économique et social et dans les domaines connexes.  Il constate qu'il doit accroître encore la coordination et la coopération avec ses commissions techniques et ses organes subsidiaires de manière à être en mesure de s'acquitter plus efficacement de son rôle crucial en tant que mécanisme central de coordination à l'échelle du système.  Le Conseil demande que ses commissions techniques, ses commissions régionales et d'autres de ses organes subsidiaires compétents continuent de contribuer à ses travaux et met l'accent sur le rôle important joué par la société civile dans l'application des textes issus des conférences et souligne que les organisations non gouvernementales et le secteur privé devraient être encouragés à contribuer plus largement et plus efficacement aux travaux du Conseil en conformité avec ses règles et procédures.  Le Conseil invite les organisations du système des Nations Unies, y compris les institutions de Bretton Woods et l'Organisation mondiale du commerce, à contribuer à ses débats.


Le Conseil a décidé sans vote que le débat consacré aux questions de coordination en 2008 portera sur le rôle du système des Nations Unies dans la mise en œuvre de la déclaration ministérielle issue du débat de haut niveau du Conseil tenu lors de sa session de fond de 2007 (E/2007/L.33)


Dans une résolution relative à la suite donnée à la Conférence internationale sur le financement du développement (E/2007/L.31), adoptée sans vote, le Conseil prend acte du résumé, établi par le Président du Conseil économique et social, de la réunion spéciale de haut niveau du Conseil avec les institutions de Bretton Woods, l'Organisation mondiale du commerce et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement tenue à New York le 16 avril 2007 ainsi que de la note du Secrétaire général sur la cohérence, la coordination et la coopération dans le contexte de la mise en œuvre du Consensus de Monterrey et du Document final du Sommet mondial de 2005.  Il demande au Président du Conseil économique et social d'engager, avec l'appui du Bureau de financement du développement du Secrétariat, des consultations, y compris avec l'ensemble des principales parties prenantes, sur la façon d'accroître l'impact des réunions spéciales de haut niveau du Conseil en vue notamment de consacrer des réunions spéciales de haut niveau à des questions précises, dans le contexte de l'application du Consensus de Monterrey et de l'approche intégrée globale de ce consensus, en consultation avec l'ensemble des principales parties prenantes institutionnelles; d'examiner des moyens et des mécanismes novateurs pour développer les contacts entre le Conseil et les principales parties prenantes institutionnelles dans le cadre des préparatifs des réunions spéciales de haut niveau du Conseil avec les institutions de Bretton Woods, l'Organisation mondiale du commerce et la CNUCED; et de continuer à faire participer l'ensemble des parties prenantes concernées, y compris les organisations de la société civile et le secteur privé, conformément au Règlement intérieur du Conseil économique et social et aux procédures et modalités d'accréditation des participants appliquées lors de la Conférence et de ses préparatifs.


Par une résolution adoptée sans vote et portant sur l'application du programme d'action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010 (E/2007/L.36), le Conseil économique et social se dit préoccupé par les progrès insuffisants et irréguliers accomplis dans l'application du Programme d'action de Bruxelles et souligne qu'il importe de s'attaquer aux lacunes de la mise en œuvre du Programme d'action et à la précarité continue de la situation économique de certains pays.  Le Conseil exhorte les pays les moins avancés à s'approprier davantage la mise en œuvre du Programme d'action, notamment en traduisant ses buts et objectifs en mesures spécifiques s'inscrivant dans leurs cadres nationaux de développement et leurs stratégies nationales d'élimination de la pauvreté.  Le Conseil exhorte aussi les partenaires du développement à mettre pleinement en œuvre, dans les meilleurs délais, les engagements du Programme d'action et à faire de leur mieux, individuellement, pour accroître leur appui financier et technique.  Le Conseil encourage par ailleurs les coordonnateurs résidents des Nations Unies à aider les pays les moins avancés à concrétiser les objectifs du Programme d'action conformément à leurs priorités nationales en matière de développement.  Le Conseil encourage également les coordonnateurs résidents et les équipes de pays, ainsi que les représentants des institutions de Bretton Woods au niveau des pays, les donateurs et autres partenaires du développement à apporter leur concours et leur appui aux instances de développement et aux mécanismes de suivi concernés.


Le Conseil a d'autre part exprimé sa gratitude à l'Alliance mondiale pour le développement des technologies de l'information et des télécommunications pour son travail en prenant note du rapport mis à jour du Secrétaire général concernant le rôle du Conseil dans l’application et le suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et réunions au sommet organisées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (E/2007/76).


Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA)


Par une résolution portant sur le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) (E/2007/L.23), le Conseil engage l'ONUSIDA et les organismes et organes des Nations Unies à intensifier l'appui qu'ils fournissent aux gouvernements.  Il réaffirme le rôle clef que doit jouer l'ONUSIDA pour soutenir des processus nationaux impliquant de manière significative la société civile, en particulier les populations directement concernées, et pour valider des objectifs ambitieux et complets et les intégrer dans des plans nationaux chiffrés d'ici à la fin de 2007.  Il encourage tous les pays qui ne l'ont pas encore fait à fixer des objectifs nationaux en matière d'accès universel.  Il rappelle les engagements pris en vue de réduire le déficit des ressources disponibles au niveau mondial pour la lutte contre le VIH/sida grâce à une augmentation des financements nationaux et internationaux et invite tous les gouvernements, donateurs bilatéraux et multilatéraux et donateurs privés à financer intégralement le budget unifié et le plan de travail de l'ONUSIDA pour 2008-2009.  Enfin, il souligne que la prévention de l'infection par le VIH doit être la clef de voûte des actions nationales, régionales et mondiales de lutte contre la pandémie, notamment la prévention chez les groupes vulnérables, par exemple les utilisateurs de drogues injectables.


Intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies


Dans une résolution sur l'intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies (E/2007/L.28), adoptée sans vote, le Conseil économique et social reconnaît qu'un écart important persiste entre les principes et la pratique et que le renforcement des capacités du personnel des Nations Unies ne permet pas à lui seul de respecter tous les engagements et obligations de l'Organisation en matière d'intégration d'une perspective sexospécifique, et invite le système des Nations Unies, notamment ses organismes, fonds et programmes, à s'employer, eu égard à leurs mandats opérationnels respectifs, à renforcer les mécanismes de responsabilisation institutionnelle, notamment grâce à un cadre plus efficace pour le suivi et l'évaluation de la prise en compte des sexospécificités, sur la base des normes d'évaluation communes du système des Nations Unies.  Il l'invite également à poursuivre les efforts pour arriver à l'équilibre entre hommes et femmes dans les nominations au sein du système des Nations Unies, au Siège et dans les pays, à des postes qui touchent aux activités opérationnelles, notamment les postes de coordonnateurs résidents et d'autres postes de haut niveau, et à mettre sur pied des programmes concrets et continus de renforcement des capacités, notamment au moyen de la formation, à l'intention des spécialistes de la condition féminine et des coordonnateurs chargés des questions d'égalité des sexes, y compris sur le terrain.  Le Conseil demande en outre au Réseau interinstitutions pour les femmes et l'égalité des sexes de continuer à apporter un appui concret à ses membres en matière d'intégration des sexospécificités et d'étudier les possibilités d'élaborer une base de données accessible et consolidée sur les animateurs qualifiés aux niveaux national et régional, en consultation avec les États Membres. 


Coopération régionale


Le Conseil a décidé de prendre note des documents suivants: Rapport du Secrétaire général sur la coopération régionale (E/2007/15 et Add.1); Conjoncture économique et risques et perspectives pour l'économie des pays de la région de la Commission économique pour l'Europe (E/2007/16); Résumé du rapport économique sur l'Afrique, 2007 (E/2007/17); Résumé de l'étude sur la situation économique et sociale de l'Asie et du Pacifique, 2007 (E/2007/18); Amérique latine et Caraïbes: situation et perspectives économiques, 2006-2007 (E/2007/19); Résumé de l'étude de l'évolution économique et sociale de la région de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale, 2006-2007 (E/2007/20). 


Questions relatives à l'économie et à l'environnement


Dans une résolution, adoptée sans vote, le Conseil prend note du rapport du Comité des politiques de développement (E/2007/L.34) sur sa neuvième session.  Il fait en outre sienne la recommandation du Comité de prendre acte des directives complémentaires concernant les pays à inscrire sur la liste des pays les moins avancés, ou à retirer de la liste, qui visent à préciser les procédures actuelles et à les rendre plus transparentes. 


Par une autre résolution, adoptée sans vote, portant sur le rapport du Comité des politiques de développement (E/2007/L.35) sur sa huitième session, le Conseil économique et social prie le Comité de continuer d'élaborer un ensemble cohérent de critères qui peuvent être appliqués à toutes les recommandations relatives à l'inscription et au retrait d'un pays de la liste des pays les moins avancés, en tenant dûment compte de la vulnérabilité économique, qui est une caractéristique structurelle de ces pays.  Il fait en outre sienne la recommandation du Comité de retirer le Samoa de la liste des pays les moins avancés.


Aux termes d'une décision présentée oralement au terme de consultations informelles, le Conseil a d'autre part décidé (sans vote) de ne pas recommander à l'Assemblée générale d'inclure la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans la liste des pays les moins avancés.


Dans sa résolution portant sur l'Alliance des Nations Unies entre les organismes publics et privés pour le développement rural (E/2007/L.37), le Conseil économique et social se félicite de l'intérêt exprimé par les gouvernements angolais et éthiopien de faire de leur pays les troisième et quatrième pays pilotes pour l'Alliance des Nations Unies entre les organismes publics et privés.  Il invite tous les États Membres, ainsi que les fonds, programmes et organismes du système des Nations Unies, les institutions de Bretton Woods, la société civile et d'autres parties prenantes à appuyer les programmes et activités de l'Alliance des Nations Unies en faveur d'un développement rural durable.  Il réaffirme sa détermination à créer un environnement favorable au développement durable et à l'élimination de la pauvreté, et invite les gouvernements des pays pilotes à poursuivre les consultations avec le secteur privé en vue de renforcer les partenariats public/privé afin de contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.


Le Conseil a également pris note du rapport du Secrétaire général sur les produits nocifs pour la santé et l'environnement (A/62/78-E/2007/62).


Questions sociales et relatives aux droits de l'homme


Par une résolution sur les travaux futurs pour renforcer l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (E/2007/L.29, amendé oralement, adopté sans vote), le Conseil réaffirme que l'Institut a spécifiquement pour mission de mener des travaux de recherche et de dispenser une formation concernant l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, en sa qualité d'organe central de recherche et de formation sur les questions concernant les femmes au sein du système des Nations Unies.  Il prie l'Institut d'intensifier ses activités de recherche et de formation selon qu'il conviendra de façon à contribuer à la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international, dont les objectifs du Millénaire pour le développement, et notamment d'intensifier ses activités de formation en tenant compte des enseignements tirés de l'expérience et en réutilisant les pratiques optimales et de poursuivre la mise en œuvre de modalités de travail novatrices afin que ses travaux aient des incidences pratiques sur les politiques et les programmes à tous les niveaux et apportent une réponse aux questions qui se posent de longue date ou qui se dessinent, en particulier dans les pays en développement et notamment dans les pays les moins avancés de toutes les régions.  L'Institut est aussi appelé à coordonner davantage ses activités et de développer son programme de travail en collaboration avec tous les organismes compétents des Nations Unies et à renforcer sa coopération avec les gouvernements et les mécanismes nationaux chargés de promouvoir l'égalité entre les sexes, de même qu'avec la société civile, notamment les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les milieux universitaires. 


Le Conseil a par ailleurs pris note du rapport du Secrétaire général sur la confidentialité des données génétiques et la non-discrimination (E/2007/65 et Add.1 et Add.2), qui contient les informations et observations reçues des États Membres et des organismes des Nations Unies sur la résolution 2004/9 du Conseil économique et social intitulée «Confidentialité des données génétiques et non-discrimination».  Il a de même pris note du rapport du Secrétaire général sur les résultats des 37e et 38e sessions du Comité sur l'élimination de la discrimination contre les femmes (E/2007/75); du rapport oral des aspects de coordination du travail du Haut Commissaire pour les réfugiés (présenté le 25 juillet); du rapport du Haut Commissaire aux droits de l'homme (E/2007/82); du rapport de l'Instance permanente sur les questions autochtones (E/2007/43).


Autres questions


Le Conseil a pris note du rapport du Directeur de l'École des cadres du système des Nations Unies sur les travaux, activités et réalisations de l'École (E/2007/60).


Enfin le Conseil a décidé de repousser à la reprise de sa session de fond l'examen de l'octroi du statut d'observateur à l'International Emergency Management Organization


Déclarations


Application et suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et réunions au sommet


Mme VANESSA GOMES (Portugal, au nom de l'Union européenne) a souligné que l'Union européenne est pleinement engagée en faveur du renforcement du Conseil en tant que mécanisme central de coordination à l'échelle du système et de mise en œuvre coordonnée des résultats et du suivi des conférences majeures des Nations Unies.  À cet égard, elle a estimé que la tenue de l'examen ministériel annuel et le lancement du Forum pour la coopération en matière de développement constituent des mesures concrètes en vue du renforcement du Conseil.  Dans ce contexte, l'Union européenne se réjouit des discussions tenues sur l'adaptation des travaux du Conseil dans le cadre de ses efforts de renforcement, y compris s'agissant de son programme de travail, de son ordre du jour et de ses méthodes de travail.


Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA)


M. RICHARD T. MILLER (États-Unis) a expliqué que son pays est en faveur de stratégies ciblées pour lutter contre le VIH/sida, et notamment de stratégies fondées sur l'abstinence, la réduction du nombre de partenaires sexuels, le retardement du début de la vie sexuelle et la fidélité.  Il faut développer des approches en fonction des besoins locaux et des différents modes de vie, a-t-il souligné. 


M. O. L. AMEERAJWAD (Sri Lanka) a remercié la délégation de la Thaïlande d'avoir présenté cette résolution importante sur l'ONUSIDA, relevant que son pays a appliqué des programmes d'élimination de certaines maladies.  Le VIH/sida est encore faiblement prévalent à Sri Lanka, a indiqué son représentant, les groupes à risque étant contrôlés et sensibilisés aux risques.  La riposte au sida exige d'adopter un effort de coordination régionale et Sri Lanka s'apprête dans ce contexte à accueillir la sixième Conférence Asie-Pacifique sur le sida, une occasion pour ses trois mille participants attendus de confronter les succès et les difficultés dans ce domaine. 


Intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies


M. JUAN MARTABIT (Chili) a déclaré que son pays accorde une grande importance à la question de l'intégration d'une perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes du système des Nations Unies.  Le Chili est heureux des initiatives récentes adoptées par le Fonds des nations Unies pour l'enfance en particulier.  Le Chili pense que d'autres institutions pourraient tirer des leçons de cette expérience.


Mme CATARINA CARVALHO (Portugal au nom de l'Union européenne) a indiqué que l'égalité entre les sexes favorise la croissance et les objectifs le développement.  Soulignant que le système actuel est incohérent, la représentante a souligné que certains principes sont essentiels: il faut disposer d'une nouvelle entité qui fédère les énergies, soit dotée des ressources suffisantes et soit capable de rassembler les ressources existantes et aider ainsi tous les États confrontés à des difficultés dans ce domaine.  Le travail normatif et analytique doit être renforcé.  Il faut souligner l'importance de l'intégration de la perspective sexospécifique dans toutes les institutions des Nations Unies.  La nouvelle entité doit être guidée par un fort pouvoir de décision et s'appuyer sur une architecture solide.


Questions relatives à l'économie et à l'environnement


M. FRANCISCO XAVIER ESTEVES (Portugal, au nom de l'Union européenne), intervenant au sujet du document E/2007/L.34, a attiré l'attention sur l'importance du Comité des politiques de développement, en particulier s'agissant des travaux pertinents réalisés en matière de changement climatique et de développement durable dans les pays en développement.  Il s'agit d'une question essentielle pour le développement, a-t-il souligné.  Aussi, l'Union européenne aimerait que le Conseil économique et social demande à ses organes subsidiaires de soulever ces questions à chaque fois qu'elles sont pertinentes.


Intervenant au sujet du document E/2007/L.35 sur le rapport du Comité des politiques de développement, M. FRANCISCO XAVIER ESTEVES (Portugal, au nom de l'Union européenne) a indiqué que l'Union européenne se félicite des progrès récents réalisés par le Samoa.  Il a tenu à féliciter le pays d'être sorti de la liste des pays les moins avancés.  Il a rappelé que l'Union européenne appuie pleinement le programme de transition sur trois ans, programme qui permettra au Samoa et à ses partenaires de travailler ensemble pour empêcher la réduction des bénéfices due à ce changement de catégorie.  Il a également souligné que l'Union européenne estime crucial que la catégorie des pays les moins avancés soit respectée.  Il faut également respecter le principe d'indépendance des experts et leurs conclusions.  Pour conclure, il a espéré que le nombre de pays les moins avancés pourra se réduire progressivement.  Il s'est dit confiant que, dans le futur, après la sortie de la liste du Samoa, Cap-Vert et les Maldives pourront également être retirés de la liste des pays les moins avancés.


M. IDRISS JAZAÏRY (Algérie) a déclaré que la résolution E/2007/L.35 entérine le passage d'un pays vers le statut de pays à revenu intermédiaire.  La communauté internationale doit reconnaître les efforts de ces pays et veiller à ne pas les pénaliser.  Ces États doivent bénéficier de stratégies de transition harmonieuse de la part des pays donateurs.


M. ARINDAM BAGCHI (Inde) s'est félicité de cette décision de retirer le Samoa de la liste des pays les moins avancés (E/2007/L.35).  Il a également rappelé l'importance du critère de la vulnérabilité.


M. ALFREDO CABRAL (Guinée-Bissau) intervenant suite à l'adoption du document E/2007/L.35, a rappelé que la pauvreté n'est pas une fatalité.  Il faut faire des efforts, bénéficier de l'aide internationale et surtout bien gérer les fonds et les ressources disponibles dans le pays, a-t-il préconisé.  Il a expliqué à cet égard qu'un pays qui a une bonne gouvernance et dispose d'institutions fiables peut lutter efficacement contre la pauvreté.  Pour conclure, il a insisté sur l'importance de soutenir le Samoa pour qu'il puisse rester hors de la catégorie des pays les moins avancés et faire des progrès supplémentaires.  Le Samoa a besoin de l'attention de la communauté internationale pour rester hors de la liste, a-t-il insisté.


M. ZINA RANARIVELO-RAZAFY (Madagascar) intervenant suite à l'adoption du document E/2007/L.37 sur l'Alliance des Nations Unies entre les organismes publics et privés pour le développement rural, a tenu à remercier les délégations qui ont participé aux négociations et qui ont, partant, permis d'aboutir à cette résolution.  Il a également salué l'intérêt exprimé par l'Angola et l'Éthiopie de faire de leur pays les troisième et quatrième pays pilotes.


M. AUGUSTO MAKIEKE (Angola) a remercié tous les États qui ont accepté de prendre en considération la volonté manifeste de l'Angola exprimée dans la résolution sur l'Alliance des Nations Unies entre les organismes publics et privés pour le développement rural (E/2007/L.37), compte tenu de la croissance économique qu'elle connaît et de l'importance de son secteur primaire.  L'Angola reconnaît l'importance des alliances et partenariats dans le domaine du développement durable. 


Déclarations de clôture


Intervenant au nom de M. Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. NIKHIL SETH, Directeur de la Division de soutien et de coordination du Conseil économique et social, a estimé qu'à l'occasion de cette session, le Conseil économique et social, a entamé une nouvelle étape.  En s'attelant à la mise en œuvre des objectifs du Sommet mondial de 2005, cette session a ouvert de nouvelles perspectives de travail, a-t-il estimé.  Il a ainsi salué le format novateur des discussions, le haut niveau d'engagement des parties prenantes, le plus grand partenariat et les discussions interactives et franches qui se sont déroulées.  Le premier examen ministériel annuel se concentrant sur les questions de l'éradication de la pauvreté et de la faim a dépassé toutes les attentes, a-t-il poursuivi, soulignant que les présentations volontaires qui ont été effectuées ont donné de précieux détails sur les défis et les possibilités en la matière.  Il a à cet égard fait observer que les stratégies nationales fonctionnent, mais pas au rythme requis, préconisant que leur mise en œuvre soit accélérée.  De plus, les partenariats mondiaux doivent être plus efficaces et le suivi des engagements et des responsabilités doit être renforcé.  En outre, les nouvelles menaces, comme le changement climatique et la désertification, doivent être traitées de façon urgente.


M. Sha fait observer que plusieurs messages ont émané des discussions qui se sont tenues dans le cadre du Forum pour la coopération en matière de développement.  Il a notamment été souligné qu'il importe de faire de la coopération pour le développement un processus inclusif.  Pour améliorer son impact et son efficacité, l'assistance doit être fondée sur la maîtrise par les pays du développement.  Un financement stable et prévisible, couplé à des mécanismes de surveillance de la qualité de l'aide, devrait contribuer à accroître la coopération pour le développement.  Il faut également accorder une grande importance à la coopération Sud-Sud et à la coopération triangulaire.  Et celles-ci ne doivent en aucun cas se substituer à la coopération Nord-Sud, a-t-il ajouté.  Enfin, il a fait observer que la tâche du Forum de 2008 sera d'offrir une bonne analyse et de servir de guide, et ce en collaboration étroite avec les réunions en matière de financement pour le développement.


S'agissant de la Déclaration ministérielle, M. Sha estime qu'elle a véritablement mobilisé le système des Nations Unies et les gouvernements dans le but de faire de l'emploi et du travail décent un objectif central de leurs politiques.  Il a à cet égard fait observer que l'élaboration de la panoplie d'outils constitue un bon exemple des activités de suivi réalisées par les Nations Unies.  En matière de travail humanitaire, il a estimé que le Conseil a donné des indications claires sur le renforcement des capacités des organisations nationales, locales et régionales et sur la nécessité de développer des partenariats plus larges entre les organisations humanitaires.  D'autre part, il a fait observer que la décision par le Conseil de proroger les mandats des Groupes Consultatifs sur la Guinée-Bissau et sur Haïti va contribuer au développement à long terme de ces pays.  Il s'est à cet égard dit persuadé que le travail du Conseil en la matière peut et doit venir enrichir le travail des Commissions de consolidation de la paix.


Toutefois, M. Sha souligne qu'il reste de nombreux défis à relever.  Il souhaite que l'innovation, l'énergie et le dynamisme qui ont pu être observés dans le cadre du débat de haut-niveau viennent également sous-tendre les autres débats du Conseil.  Il préconise en outre que soit décidé un programme de travail sur plusieurs années de l'examen ministériel annuel, attirant l'attention sur la nécessité d'offrir un plus grand délai de préparation.  De plus, il a estimé que les États devraient tenir des consultations régionales en vue de l'examen ministériel annuel et du Forum pour la coopération en matière de développement, afin d'élargir l'engagement à plusieurs acteurs.


Parlant en son nom propre, M. Seth a estimé que la présente session du Conseil a été l'une des plus importantes de son histoire.  En outre, la nature du débat et des examens est substantiellement différente de celle des autres années et permet une perception plus approfondie des enjeux.  Bien que l'examen de certains points ait été reporté, leur nombre est moindre par rapport au nombre de points reportés par le passé, a-t-il fait valoir.


M. DALIUS CEKUOLIS, Président du Conseil économique et social, a rappelé les deux scénarios autrefois évoqués pour le Conseil étaient «l'obsolescence ou le renouvellement».  L'ECOSOC doit devenir le lieu central d'un véritable partenariat mondial pour le développement.  Le Conseil a souhaité adopter un format plus novateur et plus franc pour ses activités en vue d'éradiquer la faim ou de faire face aux conséquences des changements climatiques.  Particulièrement stimulant a été le dialogue autour du Forum de la coopération au développement, notamment concernant la coopération Sud-Sud et l'efficacité et la coordination de l'aide.


Le moment le plus intéressant de l'examen ministériel annuel a sans doute été les présentations de six Ministres de pays en voie de développement, une occasion de partage d'informations et d'expériences, a relevé M. Cekuolis.  En outre, l'adoption de la déclaration ministérielle a transmis le message que la communauté internationale est unie dans la recherche des solutions aux obstacles à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.  La session a permis d'engranger d'autres bons résultats: ainsi la décision de prolonger le mandat des Groupes consultatifs sur Haïti et sur la Guinée-Bissau.  Cependant, malgré ces résultats encourageants, le Conseil ne peut se reposer sur ses lauriers.  Les prochaines sessions devront voir la participation active de tous les partenaires concernés.  Surtout, le Conseil devra décider rapidement des thèmes de ces prochaines années, de telle sorte que les États membres et le système des Nations Unies puissent se lancer dans les préparatifs suffisamment tôt. 


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