10/07/2007
Conseil économique et social
ECOSOC/6289

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LE CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL ADOPTE UNE DÉCLARATION MINISTÉRIELLE


(Publié tel que reçu)


Genève, 10 juillet (Service de l’information des Nations Unies) –- Le Conseil économique et social a adopté ce soir, par consensus, une déclaration ministérielle qui conclut le débat de haut niveau qui s'est déroulé la semaine dernière et qui avait cette année pour thème le «renforcement de l'action menée à tous les niveaux pour promouvoir une croissance économique durable favorable aux pauvres, notamment grâce à des politiques macroéconomiques équitables».


Dans cette déclaration ministérielle, dont le texte n'est disponible qu'en anglais, les participants au débat de haut niveau de la session 2007 du Conseil réaffirment notamment leur détermination à renforcer leurs efforts pour éradiquer les fléaux de la pauvreté et de la faim et d'en faire la priorité des stratégies de développement nationales et de la coopération internationale.


Les ministres et chefs de délégations reconnaissent qu'une croissance économique soutenue est essentielle à l'éradication de la pauvreté et de la faim, en particulier dans les pays en développement.  Ils s'engagent à promouvoir une croissance économique soutenue dans les pays en développement et reconnaissent que les efforts nationaux dans ce domaine doivent être appuyés par un environnement international favorable.


Les participants réitèrent leur ferme appui à une mondialisation équitable et à la nécessité de veiller à ce que la croissance se traduise par une réduction de la pauvreté.  Les participants s'engagent à cet égard à faire de l'emploi productif et d'un travail décent pour tous un objectif central des politiques nationales et internationales dans ce domaine.  Ils demandent à tous les pays d'adopter des stratégies pour réduire la pauvreté urbaine et demandent aux Nations Unies et aux autres organisations pertinentes de soutenir les efforts des pays en développement en la matière.  Ils affirment leur engagement d'agir en priorité en vue de l'éradication de la faim et de la malnutrition dans tous les pays et acceptent de prendre des mesures pour améliorer l'accès à l'alimentation. 


Les participants s'engagent en outre à veiller à ce que les promesses faites en vue de l'octroi de ressources supplémentaires pour les pays de l'Afrique subsaharienne soient pleinement respectées afin de promouvoir la réalisation dans cette région des objectifs du Millénaire pour le développement.


Les ministres et chefs de délégations se déclarent résolus à intensifier leurs efforts pour la réalisation de l'objectif du Millénaire pour le développement qui concerne l'accès universel aux traitements, aux soins et aux programmes de prévention du VIH/sida.  Ils réaffirment la nécessité d'une pleine mise en œuvre du partenariat mondial pour le développement.


Les participants demandent que soient promus et facilités, dans la mesure du possible, l'accès aux technologies, ainsi que le développement, le transfert et la diffusion de celles-ci, y compris des nouvelles technologies avancées en matière d'environnement.


Les ministres et chefs de délégations réaffirment leur engagement pour l'adoption de bonnes politiques, pour la bonne gouvernance à tous les niveaux et pour l'état de droit.  Ils appellent également à la conclusion rapide du cycle de négociations commerciales de Doha, ainsi qu'à l'adoption, par les États, de mesures de bonne gouvernance.  Ils réaffirment que chaque pays doit prendre la responsabilité de son propre développement et que l'importance des politiques et stratégies de développement nationales ne saurait être sous-estimée dans la recherche du développement durable.  Ils renouvellent l'engagement de continuer à discuter de mécanismes de financements innovants pour le développement.


Les ministres et chefs de délégations demandent enfin à l'ECOSOC d'envisager de réviser ses mécanismes actuels et, le cas échéant, de prendre toute mesure nécessaire pour garantir l'examen et l'application des décisions prises lors des grands sommets et conférences des Nations Unies en matière économique et sociale.


Suite à l'adoption de ce texte, le représentant du Pakistan, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a souligné que l'adoption par consensus de la déclaration vient clore un dialogue de haut niveau de très bonne qualité.  Il a toutefois reconnu que le Groupe des 77 et la Chine auraient préféré que certains aspects de cette déclaration n'y figurent pas, que d'autres y soient incorporés ou que d'autres encore soient formulés autrement.  Le texte accepté n'en demeure pas moins un bon compromis, a-t-il affirmé.


Au nom de l'Union européenne, le représentant du Portugal s'est pour sa part félicité du résultat obtenu ce soir dans le cadre d'un Conseil renforcé par l'examen ministériel annuel et par le Forum pour la coopération en matière de développement. 


Le représentant des États-Unis a lui aussi tenu à saluer la qualité et le grand intérêt du débat de haut niveau de cette année et s'est réjoui que la déclaration ministérielle en reflète l'esprit.  Il conviendrait cependant à l'avenir que ce document soit plus concis et que le thème du changement climatique, qui bénéficie de beaucoup d'attention de la part du grand public, soit abordé avec la plus grande prudence, a-t-il ajouté.


Le représentant de Cuba a pour sa part regretté que le processus de négociations en vue de l'adoption de cette déclaration ministérielle ait été si long du fait qu'il s'est heurté au refus d'un groupe de pays d'accepter des propositions du Groupe des 77 qui figuraient pourtant déjà dans d'autres textes agréés au niveau international.  Il a exprimé l'espoir que cette déclaration puisse se traduire dans les faits. 


Demain matin, à 10 heures, le Conseil tiendra un dialogue avec les chefs de secrétariat des fonds et programmes des Nations Unies, dans le cadre de son débat consacré aux activités opérationnelles.


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