6/12/2007
Conseil de sécurité
CS/9190

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Conseil de sécurité

5793e séance – après-midi


LE CONSEIL DE S ÉCURIT É EST INFORM É DE L’ADOPTION DU M ÉCANISME DE CONTRÔLE ET DE SUIVI RELATIF AU CADRE STRAT ÉGIQUE POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX AU BURUNDI


Le Président des réunions spécifiques sur le Burundi organisées par la Commission de consolidation, M. Johan Lovald, Représentant permanent de la Norvège, a rappelé cet après-midi aux membres du Conseil de sécurité l’adoption hier du Mécanisme* de contrôle et de suivi du Cadre stratégique** pour la consolidation de la paix au Burundi que la Commission avait adopté, en mars dernier.


Ce Mécanisme, a souligné M. Lovald, est une étape essentielle de l’engagement de la Commission en faveur du Burundi.  Il pose les bases de la mise en œuvre et du processus d’examen du Cadre stratégique.  L’interaction entre le Conseil et la Commission de consolidation de la paix, a commenté le Président du Conseil de sécurité, peut réellement changer les choses.  Il s’est félicité de ce que la Commission soit désormais prête à passer de l’identification des défis à la mise en œuvre de mesures concrètes.  C’est là un point tout à fait crucial, a insisté le Président.


Dans son exposé, M. Lovald, a indiqué que le rapport*** du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unis au Burundi (BINUB), dans lequel la prorogation du mandat est demandée pour une nouvelle période d’un an, après son expiration le 1er janvier 2008, souligne des priorités qui sont au cœur des travaux de la Commission.  Il met en effet en lumière des éléments tels que la situation en matière de sécurité, la mise en œuvre de l’Accord général de cessez-le-feu ou encore la bonne gouvernance, la justice transitionnelle, la réforme du secteur de la sécurité, l’état de droit et le développement économique.


Les conclusions et recommandations que j’ai transmises au Conseil en septembre dernier, a poursuivi M. Lovald, traitaient des défis que doit relever prioritairement le Burundi, dont la mise en œuvre de l’Accord général de cessez-le-feu entre le Gouvernement et le Palipehutu-FNL.  La Commission avait recommandé au Conseil de continuer à suivre de près la situation et, d’envisager, si nécessaire, des mesures adéquates pour l’application effective de l’Accord de cessez-le-feu dans les délais fixés.


Jugeant opportune l’intervention, devant le Conseil de sécurité la semaine dernière, du Facilitateur du processus de paix au Burundi et Ministre sud-africain de la sûreté et de la sécurité, M. Lovald s’est félicité de l’appui que lui ont apporté les membres du Conseil ainsi qu’à l’Initiative régionale pour la paix au Burundi.  Je rappelle que la Commission a apporté le même appui, a souligné M. Lovald.


Compte tenu des défis auxquels fait face le Burundi, la stabilité politique est particulièrement importante.  La constitution d’un nouveau Gouvernement et la levée du boycott parlementaire représentent une évolution importante et positive, s’est félicité M. Lovald.  Il a dit y voir un exemple de résolution des différends dans le cadre des institutions démocratiquement établies pour lequel il faut féliciter le Gouvernement burundais et les chefs des partis politiques.


M. Lovald a conclu en prenant note de l’appel du Secrétaire général visant à ce que la Commission de consolidation insiste davantage sur la sensibilisation de la communauté internationale à la situation au Burundi et la mobilisation des ressources nécessaires à la reconstruction du pays.  Ce sera, a-t-il admis, une tâche essentielle de la Commission et de ses membres durant l’examen de la mise en œuvre du Cadre stratégique.  L’appui du Conseil de sécurité et des autres principaux organes de l’ONU, est, à cet égard, crucial, a conclu M. Lovald.


*     PBC/2/BDI/4

**     PBC/1/BDI/4

***    S/2007/682


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