17/09/2007
Assemblée générale
AG/10614

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Assemblée générale

Soixante et unième session

109e séance plénière – matin


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE A ACHEVÉ SA SOIXANTE ET UNIÈME SESSION


Elle examinera au cours de sa soixante-deuxième session la question

de la réforme du Conseil de sécurité pour aboutir à des « résultats concrets »


L’Assemblée générale a achevé, ce matin, les travaux de sa soixante et unième session, en invitant notamment ses Membres à poursuivre l’examen, lors de la session suivante, qui débutera demain après-midi, de la question de la réforme du Conseil de sécurité, afin de parvenir à des « résultats concrets », en tenant compte des positions et des propositions émises par les États. 


Dans son discours de clôture, la Présidente de la soixante et unième session, Sheikha Haya Rashed Al Khalifa du Bahreïn, a fait état des « succès notables » enregistrés selon elle par l’Assemblée générale qui a travaillé « avec résolution, constance et de façon ouverte et transparente ». 


En tant que « première femme Présidente en une génération » et « première femme présidente issue du monde arabe », elle a dit considérer les Nations Unies comme une « famille mondiale de plus en plus interdépendante ».  « Nous pouvons prendre d’autres mesures pour renforcer la confiance et la coopération », a-t-elle déclaré, en présence du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et du Président de la soixante deuxième session de l’Assemblée générale, Srgjan Kerim de l’ex-République yougoslave de Macédoine.  « Il est clair que lorsque nous sommes unis nous sommes plus forts », a-t-elle ajouté.  « Quand nous aspirons à notre objectif commun de façon résolue, alors l’Assemblée générale peut vraiment faire la différence. »


Sheikha Haya a également rappelé que la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) avait constitué le thème principal de la session.  « Nous ne devrions pas perdre espoir », a-t-elle estimé.  « C’est une situation où nous disposons de moyens pour la régler et la surmonter. »  De même, l’Assemblée générale est-elle parvenue, à ses yeux, à contribuer à « renforcer les organes principaux des Nations Unies » et à « améliorer la coopération entre eux et avec les organisations régionales ».  « Nous devons continuer de développer ces liens de façon ouverte et transparente », a souligné la Présidente, qui s’est félicitée des bonnes relations de travail avec ses homologues du Conseil de  sécurité et du Conseil économique et social (ECOSOC).


Autre priorité mise en avant par Sheikha Haya, la revitalisation de l’Assemblée générale qui a su renouveler et élargir son engagement vis-à-vis de la société civile, des organisations non gouvernementales et du secteur privé. 


La Présidente s’est par ailleurs félicitée de l’adoption, lors de la soixante et unième session, de la Convention sur les droits des personnes handicapées, de la Convention sur les disparitions forcées et de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, mesures qui ont fait « avancer la protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales », tout en réaffirmant le « rôle de l’Assemblée générale en tant qu’organe délibérant majeur ».


Auparavant, l’Assemblé générale avait adopté par consensus un projet de décision tel que révisé oralement, contenu dans le rapport du Groupe de travail à composition non limitée chargé d’examiner la question de la représentation équitable au sein du Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres*. 


Elle a ainsi décidé que cette question « devrait être examinée au cours de la soixante deuxième session » pour que des « résultats concrets » soient atteints, y compris par des « négociations intergouvernementales » s’appuyant sur les progrès réalisés jusqu’ici ainsi que sur les positions et les propositions émises par les États Membres.


De même, l’Assemblée générale encourage vivement le Groupe de travail à composition non limitée, créé en 1993, et dirigé cette année, par Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, à poursuivre pendant la soixante deuxième session les efforts en vue d’aboutir à un « accord général » parmi les États Membres dans l’examen de « toutes les questions pertinentes » sur le sujet.


Dans le Document final du Sommet mondial de septembre 2005, les chefs d’État et de gouvernement se sont déclarés en faveur d’une réforme, sans tarder, du Conseil de sécurité, afin de le rendre plus largement représentatif, performant et transparent, de manière à accroître encore son efficacité et la légitimité de ses décisions.


Lors des interventions qui ont suivi aujourd’hui l’adoption du projet de décision, le représentant de l’Afrique du Sud a souligné que les coauteurs du texte avaient dû résister à des pressions sans précédent.  Les délégations ont été résolues car, a-t-il dit, elles sont attachées à poursuivre la réforme du Conseil de sécurité lors de la soixante deuxième session en vue de parvenir à un accord sur la meilleure voie à suivre. 


Il existe désormais un large accord pour passer à la prochaine étape du processus de réforme, à savoir des négociations intergouvernementales, a observé son homologue du Japon, pour qui l’élargissement des deux catégories de membres du Conseil, permanents et non permanents, permettrait de rendre cet organe plus efficace et plus transparent. 


Plusieurs représentants, comme ceux du Brésil, du Pakistan ou de l’Allemagne, se sont félicités, eux-aussi, du fait que la décision reconnaisse que l’étape suivante du processus de réforme se fasse sous la forme de négociations intergouvernementales.  Le représentant de l’Inde, pour qui le texte reflète les souhaits véritables de la plupart des États Membres, a mis l’accent sur la nécessité de réveiller le statu quo, trop confortable à ses yeux, qui existait jusque-là.  Le délégué de la France a regretté, pour sa part, que l’objectif de ces négociations n’ait pas été mieux défini par l’Assemblée générale. 


L’Assemblée générale a également adopté sans vote une résolution** soulignant la « nécessité de resserrer la coopération et la coordination entre l’ONU et l’Union africaine afin de concrétiser aux niveaux régional, sous-régional et régional les objectifs convenus au niveau international, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 


Par cette résolution, elle prie par exemple les organismes des Nations Unies à « aider d’avantage » l’Union africaine à « renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de son Conseil de paix et de sécurité », en particulier pour ce qui est de la mise en place d’un système d’alerte rapide, de l’envoi de missions d’appui à la paix sur le continent, de la conduite d’opérations humanitaires et de la création de la force africaine d’intervention et du comité d’état-major.


Elle demande aussi aux organismes des Nations Unies de coopérer avec l’Union africaine « en vue de l’application de politiques judicieuses visant à renforcer la culture de la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme et l’état de droit ». 


Les représentants du Japon et des États-Unis ont émis des réserves quant à ce texte affirmant que le processus de négociations n’avait pas été inclusif.  Trop peu de temps a été consacré aux débats relatifs aux implications de certains éléments du projet de résolution, ont-ils également estimé.


L’Assemblée générale a enfin adopté sans vote un projet de décision dans laquelle elle décide de reporter à sa soixante deuxième session l’examen du point relatif au « rôle des Nations Unies dans la promotion d’un nouvel ordre mondial privilégiant l’humain »***.   Parmi les 50 points que l’Assemblée a reportés aujourd’hui à sa prochaine session figurent ceux relatifs à la « situation dans les territoires occupés d’Azerbaïdjan » et aux « conflits prolongés dans la région du groupe GUAM et leurs incidences sur la paix, la sécurité et le développement ».  Le représentant de l’Arménie a jugé, néanmoins, que ce genre de mesures était susceptible de nuire aux pourparlers de paix dans la région et de conduire son pays à reconsidérer le cadre existant des négociations.


L’Assemblée générale a, par ailleurs, observé une minute de silence à la mémoire de l’ancien Premier Ministre de Sainte-Lucie, John Compton, décédé le 7 septembre 2007.  Les représentants des Philippines, au nom des États asiatiques, du Monténégro, au nom des États d’Europe de l’Est, du Paraguay, au nom des États d’Amérique latine et des Caraïbes, de la Suisse, au nom des États d’Europe occidentale et autres États, des États-Unis, en tant que pays hôte, du Zimbabwe, au nom des États africains, ont ensuite rendu hommage à John Compton et ont présenté leurs condoléances à sa famille et au peuple de Sainte-Lucie.  La représentante de Sainte-Lucie, qui a remercié les États Membres pour cet hommage, a retracé la vie de son dirigeant, « l’un des leaders politiques les plus extraordinaires des Caraïbes », a-t-elle souligné. 


*    Rapport publié sous la cote A/61/47

**   Projet de résolution publié sous la cote A/61/L.70

***  Projet de décision paru sous la cote A/61/L.71


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