29 mars 2006
Secrétaire général
SG/SM/10394

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

PRÉOCCUPÉ PAR LA RAPIDE PROPAGATION DE LA GRIPPE AVIAIRE ET LES BESOINS MONTANTS, NOTAMMENT EN AFRIQUE, KOFI ANNAN APPELLE LES DONATEURS À CONCRÉTISER LEURS PROMESSES


Vous trouverez ci-après la déclaration du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, concernant la nécessité d’apporter d’urgence des fonds et une assistance technique aux pays pauvres pour éviter la propagation de la grippe aviaire, à New York, le 29 mars:


Je suis profondément alarmé par le fait que la grippe aviaire se soit si rapidement propagée d’Asie en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.  La maladie et les mesures qui doivent être prises pour éviter qu’elle continue à gagner du terrain vont rendre encore plus vulnérables des millions de petits éleveurs et leurs familles, dont la plupart vivent dans des pays pauvres.


On sait que la grippe aviaire causée par le virus H5N1 peut être maîtrisée si l’on s’aperçoit rapidement qu’elle s’est déclarée, si les animaux infectés sont abattus et s’il n’y a plus ni déplacement ni vente de volailles dans les zones touchées.  Mais ces mesures ne peuvent donner des résultats que si les collectivités et les autorités responsables de la santé animale travaillent main dans la main, si le public est informé des risques et des moyens de s’en prémunir, si les progrès sont suivis de près et si les propriétaires des volailles abattues reçoivent rapidement un dédommagement financier.


Pour jouer leur rôle et protéger leur population, certaines nations sont complètement dépendantes de l’aide qu’elles peuvent recevoir de l’extérieur.  C’est particulièrement vrai en Afrique, d’où je viens de revenir, et où j’ai vu par moi-même que les besoins de connaissances spécialisées, de fonds, de moyens de transport et de matériel sont énormes et urgents.  À présent que des infections au H5N1 ont été confirmées dans quatre pays d’Afrique, ils deviennent plus pressants chaque jour.


À la Conférence internationale d’annonces de contributions pour la lutte contre les grippes aviaire et humaine qui s’est tenue à Beijing en janvier, les donateurs ont généreusement annoncé des dons et des prêts s’élevant à 1,9 milliard de dollars.  Des besoins immenses, auxquels il importe de répondre d’urgence, sont apparus depuis, et il est donc encore plus impératif que ces promesses se concrétisent rapidement.  Compte tenu des difficultés de plus en plus graves que connaissent les pays pauvres de toutes les régions, les donateurs doivent s’apprêter à mobiliser des ressources supplémentaires pour le court et le long terme.  Nous devons aussi, ensemble, créer des mécanismes souples pour que les ressources et les compétences parviennent plus rapidement là où elles sont nécessaires, en particulier pour l’abattage des animaux et le dédommagement des éleveurs.


La grippe aviaire est une menace pour le monde entier.  Elle ne connaît pas de frontières.  Nous avons collectivement la responsabilité de veiller à ce que tous les pays, riches et pauvres, soient protégés et prêts à réagir.  La famille des Nations Unies fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il en soit ainsi.


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