08/03/2006
Conseil de sécurité
SC/8657
FEM/1550
OBV/544

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DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SECURITÉ
À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME


On trouvera ci-après la déclaration à la presse faite par le Président du Conseil de sécurité, César Mayoral (Argentine), à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars:


En cette Journée internationale de la femme, les membres du Conseil de sécurité réaffirment leur attachement à l’application intégrale et sans relâche de la résolution 1325 (2000).  Ils constatent que des progrès importants ont été accomplis à cet égard, et ils ne demandent qu’à continuer de s’employer à écarter les derniers obstacles qui empêchent la résolution d’être totalement appliquée.


Les membres du Conseil sont conscients de la difficulté de la situation des femmes dans les conflits armés, aussi bien que de l’importance de leur rôle en tant qu’artisanes de la paix.


Les membres du Conseil savent bien que les femmes apportent une contribution vitale à la promotion de la paix et n’ignorent pas le rôle qu’elles jouent dans les activités de reconstruction; ils réaffirment combien il importe que les femmes soient mieux représentées dans toutes les activités de prévention des conflits et dans toutes les opérations de maintien ou de consolidation de la paix.  Ils se déclarent décidés à continuer à s’attaquer aux problèmes qui ont pour effet de restreindre l’autonomisation des femmes et leur participation à la prise de décisions, à tous les niveaux.


Les membres du Conseil n’ignorent pas qu’une des conséquences les plus catastrophiques de la violence contre les femmes et des violences sexuelles est la transmission du VIH/sida.  Ils saluent le rôle primordial que jouent les femmes dans la lutte contre ce fléau.


Les membres du Conseil condamnent vigoureusement les actes de violence sexiste qui continuent d’être commis dans les situations de conflit armé, et ils insistent sur la nécessité de mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces actes.  Ils engagent fermement toutes les parties à des conflits armés à respecter les droits fondamentaux des femmes et des filles et à prendre en compte les besoins qui leur sont particuliers.


En outre, les membres du Conseil condamnent vigoureusement tous les sévices sexuels et tous les actes d’exploitation sexuelle commis par du personnel des Nations Unies.  Ils constatent que les pays qui fournissent des contingents ont une responsabilité spéciale en ce qui concerne la formation de leurs effectifs en matière de problématique hommes-femmes et qu’il faut prendre des mesures préventives et punir les coupables de telles infractions.  Ils sont partisans convaincus de la politique de tolérance zéro adoptée par le Secrétaire général.


Sachant que la société civile apporte une contribution importante à l’application de la résolution 1325 (2000), les membres du Conseil engagent les États Membres à intensifier leurs échanges avec les organisations de la société civile, en particulier avec les organisations féminines et les réseaux locaux de femmes, pour mieux mettre cette résolution en œuvre à l’échelon du pays.


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