17/03/2006
Conseil de sécurité
CS/8666

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

5389e séance – matin


LA PRÉSIDENTE DU LIBÉRIA, ELLEN JOHNSON-SIRLEAF, DEMANDE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ D’ACCOMPAGNER SON PAYS SUR LA VOIE DU REDRESSEMENT


Face aux défis énormes qui attendent le Libéria sur la voie de la reconstruction et du redressement, sa Présidente, Mme Ellen Johnson-Sirleaf, a demandé ce matin au Conseil de sécurité de maintenir une présence des Nations Unies dans un pays ravagé par plus d’une décennie de guerre.  La première présidente élue à la tête d’un pays africain, Mme Johnson-Sirleaf, a détaillé ses priorités pour que son pays prenne sa place dans le concert des nations.


Mme Sirleaf, qui a pris ses fonctions le 16 janvier dernier, a ainsi précisé que son Gouvernement avait lancé un plan anticorruption, qu’une Commission vérité et réconciliation avait été créée et que la Cour suprême avait été instituée.  À l’heure actuelle, a-t-elle ajouté, nous mettons en place les mécanismes qui devraient assurer une plus grande transparence en matière de gouvernance, ce qui est conforme aux exigences permettant de lever les sanctions imposées sur le diamant et le bois.


Le 20 décembre dernier, le Conseil de sécurité avait reconduit l’embargo sur les armes, les déplacements, les diamants et le bois et ce, pour une nouvelle période d’un an. 


Les délégations ont réservé un accueil chaleureux à la Présidente libérienne, et se sont félicitées des réformes en cours.  « Si l’élan de la réforme est maintenu », a estimé la représentante du Danemark qui préside cette année le Comité des sanctions concernant le Libéria, « l’objectif de la levée des sanctions devrait être atteint sous peu ».  Le représentant des États-Unis a lui aussi loué la détermination dont faisait preuve la Présidente libérienne pour réformer les secteurs du bois et des diamants et a dit attendre avec intérêt que les conditions soient remplies pour la levée des sanctions.


Les délégations ont également soutenu l’initiative de Mme Johnson-Sirleaf qui a indiqué avoir demandé au Président du Nigéria de consulter ses collègues de la sous-région et la communauté internationale en vue de résoudre le cas de l’ex-Président libérien Charles Taylor, conformément aux directives des Nations Unies.  Plusieurs d’entre elles ont insisté pour que Charles Taylor, qui vit en exil au Nigéria depuis 2003, soit traduit en justice devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.


Les 15 membres du Conseil de sécurité ont pris la parole.


LA SITUATION AU LIBÉRIA


Déclarations


La Présidente du Libéria, Mme ELLEN JOHNSON-SIRLEAF, a expliqué que sa présence aujourd’hui au Conseil de sécurité constitue une reconnaissance du rôle décisif joué par les Nations Unies pour réintégrer le Libéria dans le concert des nations.  Elle a rendu hommage au travail mené par les Nations Unies en précisant qu’en ayant défini le mandat de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), le Conseil de sécurité avait pris place dans l’histoire de son pays.  Elle a également exprimé sa reconnaissance à la communauté internationale et en particulier à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine, l’Union européenne et la Commission européenne ainsi qu’aux amis traditionnels du Libéria, tels les États-Unis et les pays qui ont envoyé des troupes et des policiers à la Mission de l’ONU.


« Ma prise de fonction à la présidence du Libéria le 16 janvier dernier ouvre un chapitre plus lumineux dans l’histoire du Libéria », a-t-elle estimé.  Toutefois, nous sommes conscients des défis énormes qu’il nous reste à relever pour consolider une paix obtenue difficilement.  Mais avec l’aide des Nations Unies et de nos autres partenaires, nous sommes déterminés à achever la réintégration de nos populations touchées par la guerre, en particulier, les réfugiés, les personnes déplacées intérieurement et les anciens combattants, et à subvenir aux besoins de base de notre peuple. 


La Présidente libérienne a précisé que pour y parvenir son pays avait élaboré un plan d’action qui définit les priorités du Libéria pour les 150 prochains jours et qui constitue un prélude à une stratégie nationale.  Notre stratégie en matière de maintien de la paix repose sur quatre piliers: sécurité, primauté du droit et gouvernance, relance économique et reconstruction des infrastructures.  


Il est impératif de fournir les assurances au peuple libérien que la démocratie permettra un changement positif.  Les Libériens doivent être en mesure de constater des améliorations dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi.  Pour parvenir à cela, j’aurai besoin de l’aide des Nations Unies et de la communauté internationale, a indiqué Mme Johnson-Sirleaf.  De notre côté, nous avons l’intention de mettre en œuvre un programme d’action d’édification des capacités. 


À l’heure actuelle, nous mettons en place les mécanismes qui devraient assurer une plus grande transparence en matière de gouvernance, ce qui est conforme aux exigences permettant de lever les sanctions imposées sur le diamant et le bois.  Comme première mesure, j’ai annulé les concessions forestières.  Désormais la plupart des exigences prévues par le processus de Kimberley ont été remplies et nous espérons voir une levée des sanctions à l’encontre des exportations de diamants.  Nous avons également lancé un plan anticorruption et avons mis en œuvre un code de conduite à l’intention des représentants du Gouvernement.  Par ailleurs, tous les Ministres doivent déclarer leurs biens.


Je suis consciente que le Libéria, en tant que nation, doit affronter son passé pour aller de l’avant.  Nous avons établi une Commission vérité et réconciliation et avons constitué une Cour suprême.  S’agissant de l’ancien Président Charles Taylor, qui est en exil au Nigéria, la Présidente a indiqué qu’elle avait demandé au Président nigérien de consulter ses collègues de la région pour trouver une solution à cette question, en conformité avec les exigences des Nations Unies.


Face à ces défis, a précisé Mme Johnson-Sirleaf, je continuerai à compter sur l’aide des Nations Unies.  Le pays est encore fragile, nos forces armées ne sont pas encore complètement reconstituées tandis que la reconstruction des forces de police n’est pas achevée.  Je demande donc instamment au Conseil de maintenir une présence des Nations Unies au Libéria.  Elle a aussi demandé aux pays donateurs de faire preuve de générosité, notamment dans le cadre de l’allègement de la dette.


M. NANA EFFAH-APENTENG (Ghana) a déclaré que le Libéria avait parcouru un long chemin dans sa quête de paix et que son peuple méritait d’être félicité pour avoir gardé ce cap avec détermination.  La Présidente du Libéria porte une grande responsabilité dans ce parcours, car le pays, à bien des égards, part de zéro, a-t-il ajouté.  Le Gouvernement et le peuple du Libéria ont la responsabilité fondamentale de la reconstruction et du développement de leur pays, a ensuite dit le représentant. 


L’ampleur et la complexité de ces tâches appellent le soutien continu et la coopération de la communauté internationale, notamment pendant cette période critique de transition entre la guerre et la paix, a-t-il déclaré.  La MINUL peut contribuer immensément à cette fin, a-t-il estimé, précisant que la présence de la Mission dans le pays continuait d’être nécessaire.  Le représentant ghanéen a également déclaré que les qualités dont dispose Mme Johnson-Sirleaf et son histoire exceptionnelle, lui permettront sans aucun doute d’être à la hauteur de l’attente des nombreuses femmes et filles d’Afrique dans leur quête d’émancipation, et que l’exemple qu’elle représente méritera d’être suivi.


M. PASCAL GAYAMA (Congo) a affirmé que l’élection d’Ellen Johnson-Sirleaf à la tête du Libéria constitue l’ancrage progressif et résolu du continent africain dans la modernité, que d’aucuns ont appelé la « Renaissance de l’Afrique ».  Elle représente une expression vivante de l’empreinte de la femme africaine sur le devenir de nos sociétés, et, a-t-il ajouté, elle confirme surtout la capacité d’un pays à sortir de la guerre, dès lors qu’existent à la fois la détermination des responsables politiques, l’implication résolue de la communauté africaine et la mobilisation des partenaires internationaux.  Le représentant a exprimé son admiration pour le parcours exceptionnel de la nouvelle Présidente, élue avant tout pour ses mérites unanimement reconnus et pour les espoirs que porte son projet politique, et pour son combat incessant pour la justice et la dignité.


Mme Johnson-Sirleaf incarne aussi l’espoir d’une jeunesse désœuvrée qui a trop longtemps baigné dans la violence, pour s’engager aujourd’hui à se détourner du chemin des bandes armées et s’intégrer dans le processus de développement, a estimé le représentant.  Il a affirmé que son pays soutenait Mme Johnson-Sirleaf dans son plaidoyer en faveur d’une Commission vérité et réconciliation, à l’instar de ce qui s’est fait dans certains autres pays africains.  Une telle initiative, a-t-il dit, contribuera indubitablement à panser les plaies des Libériens et à consolider l’unité nationale, indispensable à la reconstruction du pays.


M. AUGUSTINE  MAHIGA (République-Unie de Tanzanie) a estimé que l’élection de Mme Johnson-Sirleaf représentait l’ouverture d’une nouvelle ère pour l’Afrique et le Libéria, après la longue période de conflit, plus d’une décennie, qu’a connue ce pays.  M. Mahiga a estimé qu’une base stable pour un nouveau Libéria devrait être assurée par le traitement d’un certain nombre de priorités.  Il a à cet égard cité le travail fourni en faveur de la réconciliation nationale; le renforcement de la sécurité; la mise en place d’institutions administratives et judiciaires; la restauration du droit et de l’ordre; la création d’un programme efficace pour l’intégration et la réhabilitation des anciens combattants; la lutte contre l’impunité; et la reconstruction d’une confiance mutuelle.


Le représentant de la Tanzanie a ensuite appuyé l’engagement de la Présidente du Libéria en faveur de la réconciliation nationale, et la création de la Commission « Confiance et réconciliation ».


M. JOHN BOLTON (États-Unis) a déclaré que les problèmes au Libéria restent énormes.  Nous sommes toutefois encouragés par les signes indiquant que le pays s’est engagé résolument sur la voie du redressement.  Le Libéria peut être confiant que la communauté internationale restera à ses côtes.  Les dernières élections présidentielles  ont constitué un tournant, a ajouté M. Bolton. 


Nous admirons la détermination et le courage dont fait preuve Mme Johnson-Sirleaf pour ce qui est de la réforme de la gouvernance et des institutions.  Sans aucun doute, son engagement a inspiré les membres du Congrès américain qu’elle a rencontrés et nous sommes certains que son Gouvernement prendra les mesures permettant de maintenir l’élan en cours.  Nous la félicitons d’avoir réformé le secteur du diamant et d’avoir nommé un Conseil exécutif dans ce domaine.  Nous attendons avec intérêt que les conditions soient remplies pour la levée des sanctions.  Nous sommes aussi encouragés par le dialogue engagé entre le Président Obasanjo et Mme Johnson-Sirleaf au sujet de Charles Taylor.


M. EMYR JONES PARRY (Royaume-Uni) a souhaité que tous les efforts entrepris par le Libéria soient couronnés de succès.  La tâche, tous azimuts, après tant d’années de conflit, est immense.  Il a assuré le Libéria de la confiance du Conseil de sécurité.  Nous sommes à vos côtés, le Libéria mérite notre appui, a-t-il dit.  L’Afrique occidentale en a besoin et les Nations Unies doivent faire preuve de fermeté pour garantir le succès de ses investissements, a-t-il ajouté. 


Il a également souligné que la Présidente du Libéria avait fait preuve d’un grand courage en approchant le Président du Nigéria concernant le cas de Charles Taylor, qui devra être traduit en justice, pour éviter toute impunité, et ceci dans les plus brefs délais.  La famille des Nations Unies devra donner à Mme Johnson-Sirleaf tout son appui sur cette question, a-t-il ajouté.  La MINUL ne peut pas se désister et devra rester sur le terrain aussi longtemps que nécessaire, a-t-il également dit.  La MINUL ainsi que les autres forces d’Afrique occidentale devront tenir compte également de tous les aspects régionaux, a-t-il poursuivi.  Le représentant a conclu en souhaitant à Mme Johnson-Sirleaf une grande réussite.


M. WANG GUANGYA (Chine) a estimé que l’élection de Mme Johnson-Sirleaf est une grande victoire pour le Libéria.  Le représentant a félicité la Présidente du Libéria pour les initiatives prises en vue d’initier et de favoriser le relèvement du pays, sa reconstruction et sa réhabilitation.  Après la mise en place de la nouvelle administration libérienne, la communauté internationale devra continuer à prêter son concours à la reconstruction du pays, et la Chine se tiendra aux côtés du Libéria, a affirmé le représentant.


Mme ELLEN MARGRETHE LØJ (Danemark) a indiqué que son pays était déterminé à appuyer le Libéria dans ses efforts de renforcement de la paix.  Le Danemark reconnaît que d’importantes mesures audacieuses ont été prises dans les domaines clefs de la réforme, a-t-elle déclaré.  « La Présidente du Libéria semble avoir rassemblé toutes les conditions pour que les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à son pays puissent être levées », a poursuivi la représentante. 


En tant que Président du Comité des sanctions, elle a assuré qu’elle veillerait qu’il soit mis fin aux restrictions imposées au Libéria.  « Si l’élan de la réforme est maintenu, cet objectif devrait être atteint sous peu », a-t-elle précisé.  Elle a également souhaité l’extradition de l’ancien Président du Libéria, Charles Taylor.  La décision prise à ce sujet par Mme Johnson-Sirleaf a été extrêmement difficile, mais est opportune et courageuse, a déclaré la représentante danoise.


M. KENZO OSHIMA (Japon) a estimé que la communauté internationale devait mobiliser des ressources conséquentes pour une assistance au Libéria au cours des mois prochains et non pas se limiter à des déclarations de bonne volonté.  De son côté, le Conseil de sécurité devra se pencher sur le futur de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), la levée des sanctions et la question de l’impunité en étroite consultation avec le nouveau Gouvernement.  Le Japon est déterminé à contribuer aux efforts de la communauté internationale et nous travaillerons de concert avec le Gouvernement dans le cadre de projets de développement des communautés locales, de la réintégration des enfants soldats, de la lutte contre la prolifération des armes de petit calibre, et d’autres projets de reconstruction.


M. PETER BURIAN (Slovaquie) a affirmé que les progrès du Libéria au cours des mois précédents avaient été remarquables.  Le pays, perçu jusqu’à récemment encore comme l’un des plus fragiles et des plus vulnérables d’Afrique, est aujourd’hui considéré comme un exemple de transition réussie, a-t-il ajouté.  Il a estimé néanmoins que, les élections démocratiques ne constituant qu’une première étape, des décisions renforçant les institutions démocratiques et la bonne gouvernance étaient nécessaires pour assurer un développement durable positif et la stabilité. 


Le représentant a souligné que son pays considérait la fin de l’impunité comme un défi majeur dans tous les conflits.  L’extradition de Charles Taylor pour qu’il soit remis au Tribunal spécial pour la Sierra Leone représenterait une étape importante pour le Libéria, sur la voie de la paix durable et de la réconciliation nationale, a-t-il déclaré.


M. JEAN-MARC DE LA SABLIÈRE (France) a affirmé que la présence de Mme Johnson-Sirleaf au Conseil de sécurité donnait tout son relief à la réunion.  La Présidente du Libéria incarne, à plus d’un titre, l’espoir retrouvé, a-t-il déclaré.  L’élection démocratique de la première femme à la tête d’un pays africain, marque la fin d’une guerre civile qui a dévasté le Libéria et touché l’ensemble de la sous-région, a-t-il expliqué.  La détermination, les compétences et le pragmatisme de Mme Johnson-Sirleaf sont les meilleures garanties pour le redressement du Libéria, a-t-il dit.  Sa tâche est immense, a-t-il ajouté, se félicitant des discussions en cours avec le Président du Nigéria en vue de déférer Charles Taylor devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.  La stabilité de la sous-région doit être une préoccupation constante et un objectif commun, a-t-il par ailleurs estimé.  Nous sommes à vos côtés et votre réussite sera aussi celle du peuple libérien, a-t-il déclaré, s’adressant à Mme Johnson-Sirleaf.


M. OSWALDO DE RIVERO (Pérou) a félicité Mme Ellen Johnson-Sirleaf pour le rétablissement de la démocratie au Libéria.  Son élection est la preuve des progrès qui peuvent être accomplis lorsque la communauté internationale œuvre collectivement au respect des droits de l’homme et de la démocratie.  Nous la félicitons d’avoir créé une Commission vérité et réconciliation et d’avoir restauré la Cour suprême du pays.  La tenue des élections doit s’inscrire dans un cadre plus vaste de reconstruction et de redressement du pays.  Dans l’objectif du développement économique, le représentant a cité la levée des sanctions, annulation de la dette et les investissements étrangers.  Le Pérou appuie la proposition du Secrétaire général de proroger la Mission des Nations Unies jusqu’en 2007.


M. ANDREY DENISOV (Fédération de Russie) a affirmé qu’il restait beaucoup à faire pour assurer l’irréversibilité du processus de paix engagé, pour rétablir l’état de droit et l’ordre public.  Sans une aide de la communauté internationale, des pays donateurs et un appui vigoureux du Conseil de sécurité, la tâche sera difficile, a-t-il ajouté.  Le représentant a apporté l’appui total de son pays aux efforts du nouveau Gouvernement libérien et à Mme Johnson-Sirleaf personnellement et s’est déclaré convaincu que le Libéria reviendra à une vie normale prochainement et s’engagera sur la voie de la prospérité.


M. NASSIR ABDULAZIZ AL-NASSER (Qatar) a indiqué que Mme Johnson-Sirleaf est l’exemple vivant de la contribution des femmes aux processus politiques et à la résolution des conflits.  Nous invitons les pays donateurs à appuyer les efforts que la Présidente déploie pour éliminer la corruption et relancer le pays.


M. ADAMANTIOS VASSILAKIS (Grèce) a déclaré que Mme Johnson-Sirleaf est devenue le symbole et une indication des sacrifices et des efforts fournis par les femmes africaines en général et les femmes libériennes en particulier.  Il a félicité la Présidente du Liberia pour les progrès réalisés en vue de l’application du plan de paix au Libéria.  Il s’est en outre félicité de la déclaration faite en début de semaine par les Gouvernements du Libéria et du Nigéria concernant leur détermination à trouver une solution au cas de Charles Taylor, avec en vue l’obtention de son transfert devant le Tribunal pénal spécial pour la Sierra Leone.  « La communauté internationale devra rester aux côtés du Libéria, et lui apporter tout son appui, qui est nécessaire, au cours de cette phase critique », a-t-il dit en concluant que le Conseil de sécurité et la communauté internationale avaient des raisons d’espérer que le rêve du Libéria et de son peuple se réalise. 


M. CÉSAR MAYORAL (Argentine) a déclaré que l’élection de Mme Johnson-Sirleaf constitue une lueur d’espoir pour un pays qui est resté plongé de longues années dans la guerre.  Le représentant a estimé que les efforts de lutte contre la corruption et la constitution d’une Commission vérité et réconciliation constituaient des étapes décisives pour l’avenir du pays.  « Nous estimons aussi qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Libéria s’engage résolument sur la voie de la paix et du développement durable, et nous soutenons à cet effet la prorogation du mandat de la MINUL », a indiqué le représentant de l’Argentine. 


Dans le cadre des efforts de réconciliation, il ne faudrait pas aller à l’encontre de la justice et mettre fin à l’impunité, a-t-il recommandé.  « Dans ce contexte, nous nous félicitons des entretiens que vous menez au niveau le plus élevé au Nigéria au sujet de Charles Taylor », a souligné le représentant.


Mme JOHNSON-SIRLEAF a remercié tous les membres du Conseil de sécurité pour l’appui qu’ils ont donné à son pays.  Elle a également remercié les pays voisins africains du Libéria qui ont aidé son pays dans cette phase de transition de la guerre vers la paix, ainsi que tous les pays qui ont fourni des contingents pour le maintien de la paix.  Elle a remercié les membres du Conseil de sécurité des expressions aimables d’appui constant, ce matin.  Elle a promis, au nom du peuple libérien, de continuer de prendre les mesures visant à poursuivre l’engagement dans la voie de la prospérité et du développement, non seulement du Libéria, mais aussi de toute la région et de toute l’Afrique. 


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