27/06/2005
Communiqué de presse
SG/SM/9962



LES « MEILLEURES CONDITIONS DE VIE DANS UNE LIBERTÉ PLUS GRANDE » DE LA CHARTE DE L’ONU SONT MAINTENANT À NOTRE PORTÉE, DÉCLARE KOFI ANNAN


Vous trouverez ci-après le texte du message vidéo du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Charte des Nations Unies, le 26 juin:


Il y a 60 ans, les représentants de 50 pays signaient à San Francisco la Charte des Nations Unies.


Au nom des peuples des Nations Unies, ils se sont déclarés résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre, selon une formule dorénavant gravée dans la mémoire collective de l’humanité.


Ils ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droit des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites.


Ils se sont engagés à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect du droit.


Ils ont promis de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.


Pendant plus de 60 ans, l’Organisation s’est efforcée d’honorer leurs engagements.


Nos succès ont été nombreux.  Nous avons maintenu la paix dans beaucoup de situations.  Nous avons contribué à faire disparaître la variole et la poliomyélite dans presque tous les pays du monde.  Nous avons donné à des millions d’enfants une éducation à laquelle leurs parents ne pouvaient même pas rêver.  Nous avons concouru à l’organisation d’élections de l’Afghanistan au Burundi.  Nous avons secouru les victimes des catastrophes, comme celles du raz-de-marée de l’océan Indien.


Mais nous avons aussi connu des échecs, le plus cuisant sans doute étant de ne pas avoir empêché le génocide rwandais.


Un nouveau siècle nous apporte de nouvelles menaces et de nouveaux défis en même temps qu’il nous ouvre aussi de nouvelles perspectives.


Les « meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande » de la Charte sont maintenant à notre portée.  Pour les atteindre, nous devons progresser sur trois fronts à la fois: le développement, la sécurité et les droits de l’homme.


Jamais dans l’histoire des Nations Unies l’audace n’a été plus nécessaire dans les décisions.  Mais jamais les circonstances n’ont été plus favorables.


En septembre, le Sommet mondial de 2005 offrira aux dirigeants de 191 pays l’occasion de saisir cette chance.  Avec le soutien des peuples du monde, c’est-à-dire avec votre appui et vos encouragements, je suis convaincu qu’ils le feront.


*   ***   *